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Education | Créteil | 20/03/2014
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Rythmes scolaires : les opposants se remobilisent

Rythmes scolaires : les opposants se remobilisent
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maison des syndicatsEn pleine campagne des municipales, la question des nouveaux rythmes scolaires, si houleuse dans le département, a été mise un peu en sourdine. A moins de deux semaines du second tour, les opposants à la réforme se préparent doucement à repartir au front.

S’étaient ainsi réunis ce mercredi 19 mars, à la Maison de syndicats de Créteil, les syndicats SNUipp-FSU, SNUDI-FO et SUD Education accompagnés de plusieurs élus municipaux, pour réaffirmer leur opposition au décret du ministre de l’Education, Vincent Peillon, qui prévoit d’alléger les journées de cours à l’école élémentaire en contrepartie du travail le mercredi ou samedi matin et d’activités pédagogiques proposées par les villes après l’école. Une manière pour les syndicats de signifier qu’ils comptent bien reprendre les hostilités après la trêve de campagne.

« C’est angoissant à la fois pour les parents et les enseignants car ils doivent attendre juin et la réponse de la DASEN (Directrice Académique des Services de l’Education Nationale) pour connaitre les modalités et les conditions dans lesquelles ils travailleront à la rentrée prochaine. Ce décret désorganise totalement le temps des familles et des enseignants », motive Marie-France Chiche, déléguée SNUDI-FO.

Jusqu’à présent, seulement une quinzaine de municipalités ont présenté à la Direction académique départementale leur projet d’organisation des rythmes sur 4,5 jours à la rentrée 2014, selon les chiffres indiqués par la préfecture, et un certain nombre d’élus de droite comme du Front de gauche ont émis des voeux en Conseil municipal pour demander le report de la réforme ou écrit des courriers en ce sens. Les villes s’inquiètent notamment des aspects organisationnels et financiers de la réforme. « Nous avons évalué le coût à 300 000 euros pour la ville, avec l’embauche de 50 à 80 animateurs… c’est inconcevable », indique un administratif de Valenton. « Il y a confusion totale entre temps scolaires et péri-scolaires », déplore pour sa part Martine Antoine, adjointe au maire en charge de l’éducation à Fontenay-sous-Bois.

En pleine campagne, les élus n’ont pas non plus envie de défendre un dossier qui fâche tout le monde, les deux fédérations de parents d’élèves, FCPE et PEEP, ayant pris position contre aux côtés des syndicats enseignants. Leur attitude une fois élus ou réélus changera peut-être. D’ores et déjà, bon nombre de candidats du Val de Marne confient qu’en cas de maintien du décret, ils ne se mettront pas hors la loi. D’autres espèrent un nouveau report de l’obligation d’appliquer le décret et réaffirment leur engagement à ne pas l’appliquer. L’an dernier, aucune commune du Val de Marne n’avait décidé d’appliquer la réforme, alors optionnelle, dès la rentrée 2013. Concernant la rentrée 2014, la question devra être tranchée très rapidement après les municipales. L’an dernier, les villes avaient pour mémoire du se prononcer avant la fin mars.

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