Municipales 2014 | Val de Marne | 11/03/2014
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Municipales Val de Marne : sept duels dès le premier tour

Confrontation - 7venAlors que deux villes du Val de Marne connaissent déjà le nom de leur futur maire, ce dernier étant seul en lice, sept communes le connaîtront dès le premier tour, au soir du 23 mars,  ayant directement à trancher entre deux candidats.

Trois de ces communes sont peu peuplées, ayant un peu moins ou un peu plus de 5 000 habitants : Noiseau (4679), Marolles-en-Brie (4916) et Ablon-sur-Seine (5221). Deux tournent autour des 10 000 habitants, Villecresnes (9712) et Valenton (11940), la sixième dépasse les 15000, Gentilly (16892) et la septième est au-dessus de 30 000 habitants : L’Haÿ-les-Roses (30574).

Dans le détail :

A Noiseau, Nicole Zoé (maire sortante PS soutenue par le PCF, PRG, MRC) affrontera Yvan Femel (UMP soutenu par l’UDI) dans le cadre d’un classique duel droite-gauche, comme cela était déjà le cas en 2008 entre René Dessert (gauche) et Philippe Debouzy (droite). A l’époque, le premier avait gagné avec 55,64% des voix.

A Marolles-en-Brie, la compétition entre les deux équipes déjà en place se poursuit, au-delà du clivage droite-gauche. Ainsi Emmanuel Bezançon (UMP non investi), déjà candidat divers droite en 2008 contre Alain Josse (UMP), et conseiller municipal d’opposition, affrontera-t-il Sylvie Gérinte (sans étiquette mais investie par l’UMP) qui était dans l’équipe d’Alain Josse. Les deux parties ont eu l’occasion de s’échauffer durant toute la mandature notamment autour du PLU. En 2008, Alain Josse avait été élu avec 55,80% des voix.

A Ablon-sur-Seine, duel droite-gauche classique avec deux équipes déjà en place. En 2008, Jean-Louis Cohen (PS), soutenu par le Modem, avait pris la maire au sortant Jean-Pierre Hermelin (UMP). Jean-Louis Cohen est décédé fin 2012 , laissant aux commandes sa première adjointe Corinne Gorlier. C’est elle qui se présentera, sans étiquette mais soutenue par le PS et la gauche, contre Eric Grillon (UMP soutenu par l’UDI), déjà conseiller d’opposition. Le Modem a cette année choisi de ne soutenir aucun candidat. En 2008, Jean-Louis Cohen avait remporté le duel avec 53,60% des voix.

A Villecresnes, la situation de duel est nouvelle. En 2008, trois candidats s’étaient affrontés, l’ancien maire UMP Pierre-Jean Gravelle, le maire actuel Daniel Wappler et un socialiste Didier Fabre, qui avait fusionné sa liste avec celle de Daniel Wappler en second tour, lui permettant de remporter la mairie avec 57,57% des voix. Cette fois, le maire sortant Daniel Wappler, n’aura pas de PS sur son chemin mais sera directement en compétition avec Gérard Guille (UMP), colistier de Pierre-Jean Gravelle en 2008 et déjà conseiller d’opposition. Sans étiquette, Daniel Wappler bénéficie du soutien de l’UDI et du Modem. Le PS ne soutient aucun candidat. Voir article sur les questions qui clivent les deux candidats.

A Valenton, la situation est un peu particulière car le PS a décidé de déposer un recours en annulation de l’élection, accusant la ville d’avoir fait obstruction dans le dépôt de candidature de la socialiste Cécile N’Soga, déjà conseillère municipale. L’UMP n’a pour sa part pas présenté de candidat. C’est donc dans ce contexte que s’affronteront la maire sortante PCF Françoise Baud et Metin Yavuz, ex-PS soutenu par l’UDI et l’UMP. En 2008, trois listes s’étaient présentées, celle de maire sortant Daniel Toussaint (PCF), qui a passé la main quelques mois plus tard à Françoise Baud, celle du PS Louis Gadet et celle de l’UMP Christian Honoré. Daniel Toussaint avait été réélu dès le premier tour avec 61,49% des voix contre 22,69% pour Christian Honoré et 15,82% pour Louis Gadet.

A Gentilly, un duel droite-gauche confrontera Patricia Tordjmann, maire PCF sortante soutenue par le PS et EELV à Benoit Crespin, UMP soutenu par l’UDI et le Modem. En 2008, le PS avait présenté une liste menée par Patrice-Marie Sève. Patricia Tordjmann avait remportée l’élection dès le premier tour avec 55,68% des voix contre 17,75 % pour Jean-Louis Gérus (Divers droite) et 26,57% pour le socialiste Patrice-Marie Sève.

A L’Haÿ-les-Roses, il y a également un candidat de moins qu’en 2008. Le FN, présent depuis plusieurs mandatures, a cette fois renoncé à présenter une liste. Se retrouvent donc directement en face à face les candidats PS et UMP, tous deux différents de ceux de 2008. A gauche, l’ancien maire Patrick Sève a démissionné suite à une mise en examen pour octroi d’avantages injustifiés,  laissant la place à Pierre Coilbault. A l’UMP, c’est un secrétaire national du parti trentenaire, Vincent Jeanbrun, collaborateur parlementaire de Valérie Pécresse, qui a pris la relève. Les deux ont rassemblé leur camp, PS avec PCF et EELV d’un côté, UMP avec UDI et Modem de l’autre. En 2008, Patrick Sèves (PS) avait été réélu dès le premier tour avec 57,01% des voix. Yves Barrois (UMP) avait obtenu 37,30% des suffrages et  Jeanine Le Néonard (FN) avait réalisé 5,69%.

 

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