Education | Fontenay-sous-Bois | 18/06/2014
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Occupation jour et nuit de l’école contre une fermeture de classe

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IMG_0758Occupation jour et nuit du bureau de la directrice, pétition et promesse de blocage de l'école... les parents d'élèves de Romain Rolland, à Fontenay-sous-Bois, protestent ferme contre la fermeture annoncée d'une de leurs 14 classes depuis ce lundi 16 juin, et, à l'entrée de l'école, les dessins d'élèves ont fait place aux banderoles. 

Comme une Zep mais pas une Zep

Bien que non classée officiellement en Zep (Zone d’Education Prioritaire), l’école maternelle et élémentaire bénéficiait depuis une quinzaine d’année d’une grande souplesse, considérée comme « profil Zep », et les effectifs étaient limités à 25 élèves par classe, explique Philippe, enseignant de l’établissement depuis 17 ans. Un statut particulier motivé par la proximité du quartier populaire de La Redoute où les difficultés sociales se ressentent jusque dans l’apprentissage des élèves.

Sauf que fin avril 2014, l’académie de Créteil a annoncé la fermeture d’une classe à la rentrée prochaine. Pour les parents et enseignants, cette décision ne se justifie pas, au regard de la création de postes d’enseignants, de l’augmentation du nombre de redoublements dans certains niveaux et encore de l’absence de RASED (Réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficulté). « Il y a des années, on parlait humain. Maintenant, on parle chiffre », regrette Ludovic, président de l’Ape (Asociation de parents d’élèves de l’école) qui calcule que les élèves seront désormais une trentaine par classe contre 24 à 25 actuellement, avec un nombre de classe passant de 14 à 13 malgré la création d’une classe double niveau supplémentaire.

 

 

IMG_0772« Certains élèves rencontrent de grandes difficultés, il est normal de leur accorder plus de temps. Or, dans une classe à 30 élèves, cela devient impossible » s’inquiète une enseignante, pointant l’augmentation des lacunes et retard dans l’apprentissage chez les élèves. « Si une classe est fermée à la rentrée prochaine, la directrice sera obligée d’assumer en partie une classe et ne pourra plus être totalement déchargée afin de veiller à l’administration de l’établissement comme c’était le cas les autres années », reprend le représentant des parents d’élèves.  La directrice et les enseignants soutiennent le mouvement. « Les parents d’élèves font tout ce qu’ils peuvent », reconnaît une enseignante.

Après une première pétition qui a obtenu 350 signatures fin mai, les parents ont été reçus à l’Inspection académique.  La prochaine étape dans la mobilisation a été fixée au 26 juin, date  laquelle les parents prévoient de bloquer complètement l’école.  Certains enseignants se disent également prêts à quitter l’établissement si la situation n’évolue pas et les représentants de parents d’élèves indiquent vouloir poursuivre la mobilisation à la rentrée des classes tout en espérant obtenir gain de cause d’ici là. Il y a  sept ans, l’installation d’un campement devant l’école avait permis aux parents d’élèves d’obtenir gain de cause concernant le maintien d’une classe, rappellent-ils.

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