Politique | Val-de-Marne | 21/10/2015
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Débat sur les dépenses au Conseil départemental du Val-de-Marne

Débat sur les dépenses au Conseil départemental du Val-de-Marne © Schuppich

La seconde modification du budget 2015 du Val-de-Marne, votée ce lundi 19 octobre en séance plénière du Conseil départemental, au suscité un vif débat entre la droite et la gauche. Détail des changements.

Concrètement, les éléments présentés pour motiver la décision modificative sont, côté hausse des dépenses de fonctionnement :  1,8 million € supplémentaires (+0,1% par rapport au budget primitif). Ceci comprend l’augmentation du budget protection de l’enfance de 10,4 millions € (en raison principalement de l’augmentation du nombre de mineurs isolés étrangers accueillis dans le département) compensée par la diminution de l’enveloppe dépenses imprévues (-4 milllions €), la baisse des intérêts de la dette (-2,6 millions €), et une réévaluation à la baisse des budgets RSA (-1,2 millions €) et carte Améthyste (-2,5 millions €). Les recettes de fonctionnement progressent pour leur part de 3,47 millions € (+ 0,2% par rapport au budget initial). Sur le plan de l’investissement, les dépenses sont en diminution de 1,8 millions  € (-0,5% par rapport au budget primitif) et les recettes sont en diminution de 3,4 millions € (-3,6% par rapport au BP), en raison d’une diminution du recours à l’emprunt prévu.

Débat sur les dépenses de personnel

Lors de son intervention, Olivier Capitanio, maire-adjoint de Maisons-Alfort et président du groupe LR et apparentés, a commencé par convenir des contraintes des départements, coincés entre une progression des dépenses sociales et une diminution de l’Etat, avant de dénoncer des hausses de dépenses de personnel. « Notre collectivité se caractérise par un niveau de dépenses de personnel qui dépasse de 55 millions d’€ par an ce qu’elles sont en moyenne dans les départements de même strate démographique, sans prendre en compte les dépenses de personnel des crèches départementales qui sont spécifiques au Val-de-Marne, a pointé l’élu, regrettant en parallèle une diminution des investissements et dénonçant une « passerelle de trésorerie » pour expliquer la baisse du recours à l’emprunt, « compensée par « un prêt à taux zéro auprès de la Caisse des Dépôts de près de 17 millions d’€« .  « A ce rythme, le niveau d’1 milliard € d’endettement sera certainement franchi dans le courant de l’exercice 2017″, a poursuivi l’élu, s’inquiétant d’une future hausse des taux d’imposition du département en 2016. Pour Richard Dell’Agnola, maire LR de Thiais, il conviendrait de se plonger service par service, « avec une vue sincère« , pour « gagner en performance ».

Sur la question de l’équilibre budgétaire, Christian Favier, président PCF du Conseil départemental, rappelle que si il y avait eu une compensation complète des prestations sociales obligatoires du département, rien que sur le RSA, le budget aurait été bouclé sans aucune difficulté. « Nous faisons des efforts de gestion depuis des années et les effectifs sont stables« , pointe le sénateur communiste. « Nous sommes dans la moyenne des départements en termes de dépenses de personnel si l’on fait abstraction des politiques volontaristes comme les cantines, les parcs, le musée Mac/Val, les villages vacance, la prévention bucco-dentaire… » note de son côté Nathalie Dinner, vice-présidente en charge des services publics.  « Concernant la protection de l’enfance, on peut s’offusquer d’une telle somme mais beaucoup de départements, en particulier de droite,  ne jouent pas le jeu pour prendre leur part. Jusqu’à 40 départements ont refusé d’accueillir des jeunes mineurs isolés. Ce-sont des jeunes tous très abîmés qui ont besoin d’un cadre semi-hospitalier 24h sur 24« , soulève Isabelle Santiago, vice-présidente PS en charge de la protection de l’enfance.

Paul Bazin, conseiller départemental de Nogent-Le Perreux,  s’inuiète pour sa part du climat social, relevant une augmentation de 6,7% des arrêts maladie en un an et le nombre de 32 jours d’arrêt par agent dont 60% pour maladie. « Nous avons certains personnels particulièrement exposés, qu’il s’agisse des égoutiers,  des personnes qui travaillent sur les routes ou encore dans les crèches« , répond Christian Favier. « Attention, les congés maternité sont inclus dans les congés maladie« , pointe Nathalie Dinner.

 

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