Politique locale | Accueil Val de Marne (94) Fresnes | 23/01/2015
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Départementales : ça coince à droite et à gauche à Fresnes-L’Haÿ

Départementales : ça coince à droite et à gauche à Fresnes-L’Haÿ
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Conseil general du Val de Marne Parmi les quelques cantons sensibles qui feront la majorité politique du futur Conseil général du Val de Marne, Fresnes-L’Haÿ sera particulièrement regardé. Sur le papier, les deux villes qui disposaient de deux conseillers socialistes, Pierre Coilbault, ex-maire de L’Haÿ-les-Roses, et Brigitte Tironneau, adjointe à Fresnes et initialement remplaçante du maire Jean-Jacques Bridey,

qui a quitté l’assemblée départementale lorsqu’il est devenu député en 2012, est passé à droite. A L’Haÿ (19 500 électeurs inscrits), Vincent Jeanbrun a battu Pierre Coilbault avec 54% des voix en mars 2014. A Fresnes (15 000 électeurs inscrits), Jean-Jacques Bridey a conservé la mairie à 200 voix près devant Frédérique Pradier (UDI) mais n’a dû sa victoire qu’à la division de la droite, l’UMP Georges Kibong s’étant maintenu au second tour, tout comme un autre candidat de gauche, Kadour Metir, qui a obtenu beaucoup moins de voix. Arithmétiquement donc, le rapport de force est favorable à la droite. Sauf qu’il faudra sans doute compter avec le Front National aux élections départementales. Celui-ci prendra des voix des deux côtés mais vraisemblablement plus à droite. Dans ce contexte tendu, les tractations sont loin d’être achevées.

A gauche, Pierre Coilbault n’est pas sûr de repartir

A gauche, le PS souhaite représenter ses deux conseillers sortants. Le député-maire Jean-Jacques Bridey, qui travaille à l’union de la gauche depuis plusieurs mois, a publié un communiqué hier en invitant Stéphane Coloneaux (PCF) et Marie Leclerc-Bruant (EELV) (laquelle a déjà décidé d’une candidature 100% EELV)  à s’inscrire dans le quartet en tant que suppléants. Sauf que Pierre Coilbault n’a toujours pas pris la décision de se représenter, ce qui fragilise la proposition auprès des autres formations politiques. Le temps presse. Le PCF réunit son Conseil départemental ce vendredi 23 janvier tandis que le Conseil fédéral du PS doit acter les dernières investitures mardi prochain. Du côté de EELV, le groupe local avait décidé en décembre d’une candidature en solo avec Marie Leclerc et Constant Abessolo.

A droite, quid de l’UPF ?

A droite et au centre, UMP, UDI et Modem ont trouvé un accord pour éviter la désunion de mars 2014, en investissant Frédérique Pradier (conseillère d’opposition UDI à Fresnes) et Vincent Jeanbrun, maire UMP de L’Haÿ-les-Roses.  L’accord au niveau des partis n’a toutefois pas encore l’aval de l’association UPF (Union populaire de Fresnes), créée fin 2014 pour réunir la droite de la ville et qui veut sa place dans le quartet avec un suppléant. Faute d’accord, cette dernière pourrait entrer en campagne.

Crise interne à  l’UPF

A l’intérieur de l’UPF, rien n’est simple non plus et l’une de ses membres, Camille Dubarry (seconde de liste de l’UMP Georges Kibong aux municipales de Fresnes) vient de claquer la porte de l’association avec fracas en déplorant une volonté de rapprochement avec le Front National. « Lors d’une réunion de l’UPF organisée le 15 janvier dernier pour préparer les élections départementales de mars, plusieurs stratégies ont été adoptées dont
celle du rapprochement avec l’extrême droite. Aucune voix ne s’y est opposée!« , regrette Camille Dubarry qui indique avoir refusé de prendre part au vote. « Je reste mobilisée pour les Fresnoises et les Fresnois et participerai à la campagne départementale aux côtés de nos candidats Vincent Jeanbrun et Frédérique Pradier », poursuit-elle.  « Il y a effectivement eu un vote pour convenir au contraire de ne pas se rapprocher du Rassemblement Bleu Marine, mais je me suis trompée dans le premier compte-rendu que j’ai fait de la réunion, en omettant le « ne pas », j’ai corrigé ensuite. Tout le monde peut se tromper. La véritable raison du départ de Camille Dubarry est que nous souhaitons proposer à l’UMP-UDI-Modem la personne de Rémi Rondelet (3e de la liste de Georges Kibong) comme suppléant au lieu d’elle« , argue de son côté Dominique de la Mensbruge, co-fondateur de l’UPF. Une version contredite par Camille Dubarry.

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