Grands projets | Grand Paris | 08/10/2015
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Fusion de l’Epa-Orsa dans le Grand Paris, les élus en colère

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Un grand aménageur au niveau de la métropole du Grand Paris, telle est l'une des propositions du rapport de Thierry Lajoie. Cette suggestion, déjà évoquée il y a un an, implique une fusion de l'Epa-Orsa (Orly Seine Amont) et l'Epa Plaine de France au sein de l'AFTRP, qui sera rebaptisé Grand Paris Aménagement.

Pour rappel, l’Agence foncière et technique de la région parisienne (AFTRP) est l’aménageur de la région parisienne. L’agence, présidée par Thierry Lajoie, sera rebaptisée Grand Paris Aménagement. Le Premier ministre devrait s’exprimer sur ce point lors du prochain comité interministériel sur le Grand Paris, le 15 octobre prochain, après avoir déjà suggéré cette piste en octobre 2014.

Des enjeux en termes de gouvernance et de budget

Au sein de l’Epa-Orsa, actuellement, co-gouverné par l’Etat et les élus locaux, cette nouvelle inquiète car les élus craignent une centralisation des décisions au niveau de la métropole, qui ne prenne pas suffisamment en considération les positions des élus de terrain. Ils y voient aussi un risque en termes de budget, qui ne serait plus forcément fléché sur le périmètre Orly Seine Amont. La semaine dernière déjà, le  Conseil consultatif de l’Epa Orsa, composé des acteurs économiques, sociaux et culturels locaux et animé par le Codev 94, avait fait part de ses craintes en envoyant un courrier au Premier ministre. Ce mardi 6 octobre, ce-sont les élus de 11 des 12 villes* de l’Epa-Orsa (toutes les communes sauf Alfortville) et le président du Conseil départemental qui ont écrit ensemble à Manuel Valls pour s’opposer à cette fusion. « Nous sommes tout à fait ouverts à des démarches de coopération avec d’autres aménageurs, que ce soit Grand Paris Aménagement ou des SEM d’aménagement. Mais il ne peut être question pour nous d’une mise sous tutelle de l’outil partenarial que nous avons construit ensemble. Vous comprendrez bien que les collectivités qui assument 75% du financement du fonctionnement de l’EPA-ORSA ne peuvent l’accepter« , indiquent les élus dans leur lettre.

« Cette fusion évitera des coûts supplémentaires en évitant de multiplier les établissements d’aménagement au sein de la métropole. Il suffit juste de trouver le bon fonctionnement », défend au contraire Luc Carvounas, sénateur-maire PS d’Alfortville et seul élu à n’avoir pas co-signé le courrier. Depuis la création de l’Epa-Orsa, notre commune cotise 82 000 euros par an et aucun dossier n’a pourtant concerné Alfortville. Nous sommes pour autant solidaires de tous les projets portés par l’Epa-Orsa. »

 

 

Voir le courrier adressé par les élus de l’Epa-Orsa au Premier ministre. 

* Ablon-sur-Seine, Alfortville, Chevilly-Larue, Choisy-le-Roi, Ivry-sur-Seine, Orly, Rungis, Thiais, Valenton, Villeneuve-le-Roi, Villeneuve-Saint-Georges et Vitry-sur-Seine.

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