Solidarité | Boissy-Saint-Léger | 08/09/2015
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Jeunes réfugiés : à Boissy, un centre pour se reconstruire

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Ils sont 40, âgés de 10 à 18 ans. Certains ne resteront que quelques jours, d'autres s'installent pour trois ans. Tous ont un point commun : après avoir vécu l'horreur de la guerre et de la misère, ils sont arrivés en France, seuls. Avec l'équipe du centre Stéphane Hessel de Boissy-Saint-Léger, ils tentent de se reconstruire en envisageant un autre avenir.

centre-réfugié-stéphane-hessel-boissyCe Centre d’accueil et d’orientation des demandeurs d’asile (Caomida)a été ouvert en 1999 par l’association France Terre d’Asile. Envoyés par les services départementaux de la protection de l’enfance, les adolescents viennent du Mali et de l’Afrique subsaharienne, de l’Afghanistan ou encore d’Egypte. « On dispose de 20 places pérennes, et d’une quinzaine de places d’urgences destinées aux plus jeunes qui se retrouvent seuls et ont moins de 15 ans » , explique Jean-Michel Pollyn, qui dirige le centre depuis 2010. Les vingt occupants « longue durée » du centre sont ceux avec lesquels le travail pédagogique est le plus stratégique. « Notre objectif est de leur apporter l’autonomie : c’est elle qui leur permettra, via la formation et le travail, de s’insérer dans la société française. »  80% d’entre eux sont scolarisés, les autres, qui n’ont parfois jamais entendu le Français avant leur arrivée, apprennent les bases au sein même du centre. « Trois ans, c’est l’idéal pour monter un projet », estime Jean-Michel Pollyn. A savoir apprendre le Français, les codes et les usages du pays et suivre une formation diplômante et professionnalisante. Pour les plus matures, le centre loue six appartements dans Boissy-Saint-Léger, afin d’accompagner ces jeunes dans l’autonomie.

« Certains deviennent bouchers, mécaniciens ou travaillent dans le bâtiment, et beaucoup d’entre eux reviennent pour nous raconter ce qu’ils deviennent : nous sommes leur première famille ici, là où ils ont leurs premiers repères pour leur nouvelle vie » , indique Jean-Michel Pollyn. A 18 ans, la plupart d’entre eux peuvent prétendre à la signature d’un contrat jeune majeur, d’une durée maximum de 3 ans. Grâce à ce contrat, l’accompagnement personnalisé de ces réfugiés mineurs devenus majeurs se poursuit, toujours dans le Val-de-Marne. Un nouveau départ pour cette poignée d’adolescents, qui font partie des 8 000 réfugiés mineurs et isolés qui arrivent chaque année en France.

Le centre est financé par le Conseil départemental du Val-de-Marne depuis mai 2015 dans le cadre de la prise en charge des mineurs isolés étrangers par le département, pour une durée contractuelle de 15 ans. Il a également augmenté sa capacité, passant de 33 à 40 places.

 

 

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