Santé | Accueil Val de Marne (94) Bry-sur-Marne | 04/06/2015
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La grève totale des dialyses se poursuit à l’hôpital privé de Marne-la-Vallée

La grève totale des dialyses se poursuit à l’hôpital privé de Marne-la-Vallée

barbecue-bry-sur-marne-hopital-privé-juin-2015Voilà 15 jours que les 15 infirmières et aides-soignantes du service de dialyse de l’hôpital privé de Marne-la-Vallée, installé à Bry-sur-Marne, sont en grève. Hier, la CGT leur avait organisé un barbecue de soutien.

« On veut récoler un peu de fonds » explique une jeune infirmière, « mais aussi sensibiliser les gens en distribuant des tracts sur le rond-point par exemple » . « On se rend compte que les gens sont vraiment généreux avec les infirmières, ils nous soutiennent ! » se réjouit sa collègue.

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Leur revendication : une prime de technicité de 300 euros mensuels. « C’est une prime qui existe dans d’autres établissements, y compris ceux qui font partie du groupe Générale de Santé (qui gère plus 170 hôpitaux privés en France) », explique Mario Dos Santos, responsable départemental de la santé et de l’action sociale à l’USD94 CGT. « La dialyse fait appel à de nombreuses compétences spécifiques, qui nécessitent une formation de trois mois« , détaille une infirmière, qui aimerait que la formation soit reconnue comme diplômante, comme les infirmières de pédiatrie ou de bloc opératoire.

« On ne veut pas se mettre en conflit avec d’autres services en disant que le nôtre mérite plus qu’un autre« , pointe une autre infirmière, « mais ce n’est pas normal que nos spécificités ne soient pas reconnues si celles des autres le sont. »  Pour l’instant, les discussions se poursuivent avec la direction « une ou deux fois par jour« de façon totalement informelle. Une négociation qui a déjà abouti à des primes de 120 euros pour les infirmières et 100 euros pour les aides-soignantes lorsque le conflit sera débloqué.

Chaque matin, le personnel soignant se réunit et décide de la suite à donner au mouvement. « Pour l’instant, nous sommes déterminées« , assurent les infirmières. Totalement mis à l’arrêt, le service de dialyse assure la continuité des soins en répartissant ses patients dans les services des établissements voisins.

Pour rappel, la dialyse permet de traiter les insuffisances rénales des patients en atteinte de greffe de reins. Les patients soumis à la dialyse doivent passer plusieurs heures à l’hôpital, plusieurs fois par semaine, pour éliminer notamment les toxines et le potassium de l’organisme.

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