Politique locale | Val de Marne | 04/02/2015
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Le PS Val de Marne part en campagne aux départementales

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Luc Carvounas Departementales 2015C'est une équipe renouvelée pour moitié et assez jeune, avec plusieurs militants de moins de 20 ans, qui défendra les couleurs du PS en Val de Marne aux élections départementales des 22 et 29 mars 2015. La fédération départementale lançait sa campagne avec ses candidats ce mardi 4 février.

Une élection historique pour cette nouvelle génération de militants. Si le scrutin ne mobilise guère les habitants qui ne savent pas trop de quoi il s’agit ni comment ça marche, le nouveau rapport gauche-droite dans le département, après élections municipales et avant les échéances régionales de décembre 2015, lui confère un caractère stratégique. Rien n’est joué dans le Val de Marne qui peut rester à gauche ou basculer à droite, avec des scores qui seront sans doute serrés dans plusieurs cantons (Choisy, Villeneuve-Saint-Georges, Fresnes, Villejuif…)  comme ils l’ont été aux élections municipales. « J’ai participé à la victoire de la gauche dans le Val de Marne en 1976, et je ne souhaite pas vivre le contraire« , commente sur ce point Laurent Cathala, député-maire de Créteil.

Voir la liste complète des candidats PS et leurs alliés par canton.

Conference Presse PS Departementales 2015

 

 

Le cordon sanitaire du Front de Gauche autour du PS

Si les alliances avec le PRG, le MRC, la Gauche citoyenne ou encore le MdP (mouvement de Robert Hue, peu présent dans le département) se sont très bien portées, effectives dans presque tous les cantons, la relation avec EELV a été plus complexe, qui a abouti tout de même à un soutien ou une candidature commune dans 4 cantons (candidature commune à Alfortville et Cachan et soutien des mêmes candidats à Champigny 1 et Orly Villeneuve-le-Roi Ablon).

C’est surtout la discussion avec le PCF qui a été la plus complexe, comme elle l’avait été aux municipales, malgré les appels à l’union lancés dès l’automne par le parti à la rose. Au final, aucun canton ne portera un quartet de candidats comprenant à la fois un PCF et un PS, hormis celui, dissident, de Fresnes-L’Haÿ-les-Roses – Brigitte Tironneau (PS) et Stéphane Coloneaux (PCF)–  s’il va jusqu’au bout. Mais si tel était le cas,  le premier fédéral,  Luc Carvounas, sénateur-maire d’Alfortville, a rappelé qu’une procédure d’exclusion du parti de Brigitte Tironneau serait alors immédiatement engagée. Une candidature 100% PS a en effet été annoncée officiellement avec  Fabienne Heilbronn et Philippe Vafiades. Le patron du PS 94 a en revanche rappelé que la porte était toujours ouverte pour accueillir Stéphane Coloneaux comme suppléant.

Dans deux cantons en revanche, le PS soutient les mêmes candidats que le PCF, celui de Champigny 1, en toute logique, où se présente le président sortant Christian Favier, et celui d’Orly Villeneuve-le-Roi Ablon-sur-Seine qui reconduit les conseillers sortants MRC et GC Daniel Guérin et Christine Janodet avec des suppléants PCF et EELV. Dans ce dernier canton, le PG, allié du PCF au sein du Front de Gauche,  a en revanche annoncé qu’il ne soutiendrait pas le quartet, considérant MRC et GC comme des alliés du PS.

Le FN départagera-t-il les candidats?

Partout ailleurs, le premier tour constituera une vaste primaire à gauche, y compris dans les cantons sensibles, face à une droite rassemblée autour de l’UMP, le Modem et l’UDI, avec tout de même ici et là de possibles dissidences comme à Fresnes- L’Haÿ. Alors que la condition pour se maintenir au second tour lors de ces élections est d’être arrivé dans les deux premiers ou de disposer des voix de 12,5% des électeurs inscrits (et non des suffrages), ce qui représente plus de 20% des voix en cas de taux d’abstention de 40%, le parti qui pourrait bien départager les deux alliés de l’actuelle majorité départementale dans les cantons sensibles est le FN. Celui-ci n’a pas encore présenté ses candidats mais sera sans doute présent partout comme lors des précédentes élections, et pourra désormais s’appuyer ses 24 élus conseillers municipaux d’opposition élus en mars 2014.

Le PS défend bilan gouvernemental et départemental

Entre le PCF et le PS, les sujets qui divisent ne manquent pas, à commencer par la question de la réforme territoriale et la réduction des dotations aux collectivités. « L’austérité française est toute relative, pondère Laurent Cathala. Le gel des salaires dans la fonction publique ne concerne par exemple pas les indices les plus bas « , cite l’élu. « Je n’ai guère entendu nos camarades se réjouir que le gouvernement ait pérennisé l’aide financière aux communes concernant les rythmes scolaires ou le fait que le Val de Marne accueille les premiers coups de pioche de la ligne 15 Sud. Le Val de Marne a aussi été bien loti par le nouveau programme de rénovation  urbaine (PRNU2) et les départements sont sortis renforcés après le vote de la loi Notre au Sénat« , poursuit Luc Carvounas. « Et c’est le gouvernement de Jean-Marc Ayrault qui a mis en place un fonds de compensation pour aider les départements à combler la dotation insuffisante de l’Etat pour payer les allocations de solidarité (RSA, PCH et APA) », pointe encore Abraham Johnson, président du groupe PS au sein de l’Assemblée départementale. « J’ai siégé onze ans au Conseil général. Tous les lundis, la majorité se réunit durant la matinée pour travailler ensemble. Nous avons toujours eu des divergences mais nous avons réussi à faire du bon boulot », défend de son côté Jean-Jacques Bridey, député-maire de Fresnes.

JJ Bridey A Johnson L Carvounas L Cathala J Kienzlen

Agacés par refus du PCF de faire alliance dans plusieurs cantons sensibles, les socialistes rappellent néanmoins les vrais adversaires de campagne.« Nos trois ennemis dans cette élection sont la droite, le FN et l’abstention« , résume Luc Carvounas. Et de tacler au passage les ambitions du nouveau maire UMP de L’Haÿ-les-Roses, Vincent Jeanbrun, s’inquiétant de son possible futur cumul de mandats entre sa ville, le département et la région.

 

Prêts à se déployer sur le terrain pour cette courte campagne, de réunions d’appartement en porte-à-porte en passant par le tractage et autres réunions publiques, les militants PS se sont vus ce mardi confier la mission d’un double bilan à défendre : celui du Conseil général et celui du gouvernement. Mais avant tout, il faudra susciter l’attention. Rien de tel pour cela que de parler concret, ce que suggère le maire de Fresnes qui invite à attaquer sur des questions pratiques comme les crèches ou les rythmes scolaires : »des sujets sur lesquels les villes de droite et de gauche ont des politiques très différentes. »

 

 

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