Environnement | Grand Paris | 07/07/2015
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Les députés maintiennent en force la géothermie dans le giron des communes

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Geothermie Paul GuiraudS'il y un sujet qui fait consensus entre les élus locaux du Grand Paris, du PCF à l'UMP en passant par le PS, c'est bien celui de la géothermie que tous les maires veulent conserver dans le giron des communes pour des raisons d'efficacité de fonctionnement.

Alors qu’un amendement du gouvernement prévoyait de refaire passer la géothermie dans la corbeille de la métropole, après qu’elle en eut été retirée par les sénateurs, les députés ont tranché en prenant, une fois n’est pas coutume concernant la loi Notre, position comme les sénateurs. Dans le Val-de-Marne, Michel Herbillon, député-maire UMP de Maisons-Alfort, et Jean-Jacques Bridey, député-maire PS de Fresnes, avaient écrit dès le 13 avril au Premier ministre, un courrier cosigné par 17 autres élus d’Ile-de-France de toutes tendances politiques, pour aborder la question. « Ce transfert à la Métropole du Grand Paris était une erreur car les réseaux de géothermie sont conçus sur un périmètre local et ne sont pas interconnectables entre eux. Par ailleurs, un tel transfert aurait entraîné une hausse des prix pour les usagers », motive Michel Herbillon qui avait également déposé un amendement en ce sens, avec d’autres parlementaires.

Le Val-de-Marne est le plus concerné du Grand Paris en matière de géothermie. Il comprend à lui seul une vingtaine de réseaux et la géothermie représente plus d’un tiers de sa production de chaleur. Le réseau de L’Haÿ-les-Roses, Chevilly-Larue et Villejuif, initié dès 1984, est même le plus important d’Europe.

Pour rappel, la géothermie en Ile de France repose sur le forage du Dogger, un gisement d’eau chaude situé à 1,6 km de profondeur. L’eau puisée via ces profonds puits arrive à une température comprise entre 55 et 75 degrés dans des centrales, échangeurs thermiques, pour transmettre la chaleur de l’eau géothermale (salée et corrosive) vers un circuit d’eau propre et non polluante, le réseau de chauffage urbain. L’eau est ensuite rejetée dans le Dogger via un second puit tandis que l’eau du réseau de chauffage urbain va ensuite alimenter en chauffage les bâtiments avec des étapes intermédiaires dans des chaufferies d’appoint qui ajustent la température avec du chauffage au gaz. Grâce à ce système, en moyenne 60% du chauffage est issu de la chaleur naturelle du Dogger, les 40% restant correspondent au complément de chauffage au gaz.

 

 

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