Formation | Accueil Val de Marne (94) Créteil | 17/06/2015
Réagir Par

Les syndicats demandent la suspension de la fusion Upec-Upem

Les syndicats demandent la suspension de la fusion Upec-Upem
Publicité

intersyndicale-UPEC-UPEM-juin-2015Deux motions demandant la suspension du projet de fusion entre les universités de Créteil et de Marne-la-Vallée ont été votées ce mardi 16 juin lors de l’Assemblée générale de l’intersyndicale* de l’UPEC (Université Paris-Est Créteil).

Les syndicats comptent faire entendre leur voix en organisant une manifestation lors du prochain conseil d’administration de l’UPEC, prévu le vendredi 26 juin à 9h.

En cause : les futures « Schola » aux contours encore flous, qui devraient remplacer les Unités Formation Recherche, et un « manque de consultation et de dialogue social avec la communauté universitaire », malgré les dispositifs de concertation mis en place par les deux universités, notamment via un site Internet. « C’est une fusion purement technocratique » dénonce Marc Morvan, délégué CGT qui travaille à la bibliothèque de l’UPEC. « Comment prétendre avoir une université moderne, ouverte sur le monde, vu la façon dont cette problématique est gérée ? »

fusion-UPEC-UPEM-intersyndicale-juin-2015

 

 

« On aimerait bien savoir ce qu’ils vont faire de nous ! » lance une enseignante dite « tranversale », qui enseigne l’Anglais à la faculté des sciences. « C’est difficile de dialoguer avec l’UPEM, qui est pilotée directement par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche« , explique Moustapha, membre de la commission Gouvernance du projet de fusion. « Cette question de la gouvernance nous fatigue« , se plaint une formatrice. Du côté des étudiants, même voix : « On n’a aucun élément, rien, sur le fonctionnement des Schola » regrette un élu de l’UNEF.

Les Schola inquiètent particulièrement

Les Schola, qui chapeauteront les UF (Unités de formation) et UR (Unités de recherche), concentrent les inquiétudes du personnel universitaire. Conserveront-ils « un contre-pouvoir » face à la direction ? « Actuellement, les UFR (Unités de formation et recherche), garantissent l’indépendance, les Schola sont à inventer« , s’inquiète un enseignant. « Les Schola ne remplaceront pas les UFR, c’est un écran de fumée ! » lance un professeur d’histoire.

intersyndicale-UPEC-UPEM-juin-2015

La séparation de la formation et de la recherche préoccupe aussi le personnel. Concrètement, ils redoutent par exemple qu’un laboratoire (recherche) qui ne serait plus assez rentable soit fermé « arbitrairement » par la direction, si celui-ci n’est plus rattaché à une formation de l’UPEC. Les différents syndicats se sont tous opposés fermement à la séparation de la formation et de la recherche.

Déterminés, les personnels présents , entre 100 et 150 personnes, ont voté quasiment à l’unanimité (un vote contre) deux motions, qui demandent le retrait de l’ordre du jour du schéma de la future organisation lors du Conseil d’administration du 26 juin, ainsi que la suspension de tout projet de fusion avant la tenue « d’un grand débat démocratique qui inclurait la communauté universitaire« . A l’initiative de la CGT, l’AG a aussi voté la tenue d’une manifestation lors du prochain conseil d’administration de l’UPEC, le 26 juin à 9h. « Malgré les divergences d’opinion, on doit converger pour sauver l’Université« , a conclu un élu SGEN-CFDT, syndicat qui était au départ favorable à la fusion Upec-Upem.

*Les syndicats constituant l’intersyndicale sont : SNES-U.P, FSU-SNASUB, SGEN-CFDT, SNPRESS-FO, ASUP et la CGT.

Voir les précédents articles sur le projet de fusion entre l’université Paris Est Créteil et l’université Paris Est Marne-la-Vallée.

Abonnez-vous pour pouvoir télécharger l'article au format PDF

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi