Environnement | Accueil Val de Marne (94) Joinville-le-Pont | 15/10/2015
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Réfection de la vanne anti-crue de Joinville : qui doit payer ?

Réfection de la vanne anti-crue de Joinville  : qui doit payer ?

(Mis à jour le 17/10) Très attendue en raison des risques de crue au niveau de la boucle de la Marne, la réfection de la vanne de Joinville-le-Pont va voir sa première étape achevée d’ici quelques jours avec la dépose de la vanne. Le financement de la seconde étape, à savoir la pose d’une vanne neuve, reste à boucler.

Jusqu’au 21 octobre, la vanne sera déposée. La navigation sur le canal a d’ores et déjà été interrompue depuis le 11 octobre pour mettre le bassin à sec. La reprise de la navigation est prévue le 22 octobre. Ce vendredi 16 octobre, les élus ont été invités à venir visiter le chantier.

La seconde phase, de pose d’une vanne neuve, n’interviendra qu’en 2017. Le choix de l’entreprise après appel d’offre public sera acté à l’été 2016. La pose du nouvel ouvrage devrait s’effectuer au printemps 2017.

Qui doit payer ?

Le coût total de l’opération, estimé à 3 millions d’euros, est déjà financé à hauteur de 50% par le fonds Barnier (Fonds de prévention des risques naturels majeurs), le Conseil départemental du Val-de-Marne doit également contribuer à hauteur de 750 000 euros (25 %), celui de la Seine-Saint-Denis à hauteur de 8 %. Reste environ 500 000 euros à financer. Le Conseil départemental, maître d’ouvrage du projet, a proposé aux communes concernées de contribuer en fonction de leur population et de leur exposition aux risques, avec des cotisations allant de 5 000 à 170 000 euros.

Voir le tableau de répartition des participations proposées par commune.

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Mais pour Saint-Maur-des-Fossés, qui compte le plus d’habitants, l’ardoise de 170 000 euros ne passe pas. « Ce n’est même pas une question de montant c’est une question de principe. Cet ouvrage appartient à l’Etat, c’est à l’Etat de le prendre en charge. Le remplacement de cette vanne impacte la sécurité de centaines de milliers de personnes. Il n’y a aucune raison de nous mettre à contribution alors que nous venons déjà d’être ponctionnés de 8 millions d’euros dans le cadre des baisses de dotation de l’Etat« , réagit Sylvain Berrios, député-maire LR de la ville, qui a déposé une question au gouvernement pour leur demander de lancer les travaux. Alors que le gouvernement doit répondre dans les 3 mois, le temps est compté. « La demande du maire de Saint-Maur est légitime au regard de la baisse des dotations, mais il faut quand même que l’ensemble des villes qui sont susceptibles d’être impactées par d’éventuels sinistres contribuent et jouent le jeu. Nous sommes conscients des difficultés financières des communes mais il y a la possibilité d’étaler les dépenses et d’acter des choix judicieux en termes d’investissements« , estime pour sa part Didier Guillaume, maire PCF de Choisy-le-Roi et vice-président du Conseil départemental.

Pour Olivier Dosne, maire LR de Joinville-Le-Pont, la participation de la ville à hauteur de 40 000 euros semble en revanche légitime. « Bien sûr que nous sommes prêts à financer.  Nous ne pouvons pas imaginer qu’une ville qui ait une zone inondable potentiellement importante et qui ait subi des grosses crues dans le passé se soustrait de ce processus. D’autant que nous sommes la ville qui accueille la vanne », insiste l’élu. Même position pour Jacques J-P Martin, maire LR de Nogent-sur-Marne  : « Pour un projet de ce type, il est naturel et normal que les collectivités concernées, les riveraines, les départementales, s’impliquent, à partir du moment où l’Etat s’implique », défend l’élu qui doit participer à hauteur de 20 000 euros. Idem encore au  Perreux-sur-Marne qui supportera 35 000 euros des coûts.

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Article mis à jour le 17 octobre. Propos recueillis par Marie Dagman et Cécile Dubois.

 

 

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