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Politique | Val de Marne | 06/10/2015
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Régionales : EELV Val-de Marne joue l’ouverture pour ses places éligibles

Régionales : EELV Val-de Marne joue l’ouverture pour ses places éligibles
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C’est depuis une terrasse de café vincennoise presqu’ensoleillée que  l’équipe EELV Val-de-Marne a dévoilé les six premiers candidats de sa liste départementale aux régionales ce lundi 5 octobre matin. Avec seulement trois démissions dans le département, le parti s’en tire bien, qui a gagné dans le même temps cinq adhésions dont celle

de Birol Biyik, conseiller municipal de Villeneuve-Saint-Georges précédemment au PRG mais déjà soutien EELV aux élections départementales de 2015.

Annie Lahmer Pierre SerneLe début de liste était déjà connu, avec Pierre Serne en tête, déjà deuxième vice-président du Conseil régional en charge de la stratégique question des transports et vice-président du STIF (Syndicat des transports d’Ile de France), par ailleurs conseiller d’opposition à Vincennes. En seconde position, Annie Lahmer, co-secrétaire régionale et ancienne élue municipale d’opposition à Nogent-sur-Marne est directrice de cabinet du maire EELV du 2e arrondissement, « où l’on est déjà à 86% de bio à la cantine avec un repas végétarien par semaine« , entrée dans le mouvement dans les années 1990 après avoir milité pour la fermeture de l’école Marie Curie de Nogent (construite sur l’ancienne usine de radium de la prix Nobel de chimie).

Une personnalité d’ouverture en 3e de liste :  Claude Boulanger-Réijnen

La troisième place revient à un représentant de la société civile: Claude Boulanger-Réijnen, habitant du Perreux-sur-Marne et militant actif de la cause handicapée dont la liste des mandats prend plusieurs lignes à énoncer, à la fois représentant régional de l’Association des paralysés de France (APF), membre du Ceser (Conseil économique, social et environnemental régional d’Ile de France), de la mission de préfiguration de la Claude Boulangermétropole du Grand Paris, vice-président du Conseil Départemental Consultatif des Personnes Handicapées du Val de Marne, vice- président CDAPH-MDPH du Val de Marne… entre autres fonctions. Représentant de la « société civile organisée« , comme il l’énonce, ce consultant RH auprès des groupes de prévoyance symbolise aussi l’ouverture, membre du Nouveau centre (parmi les partis fondateurs de l’UDI) il y a quelques années. « Ce mouvement reconnaît la nécessité de s’attaquer aux problématiques de l’accessibilité et du handicap de manière transversale à la vie quotidienne, à l’instar des problématiques écologiques. On en peut penser l’accessibilité ou l’écologie par petit morceau. Lorsque l’on met en accessibilité des stations de bus par exemple, il faut aussi rendre accessibles les trottoirs où elles se trouvent« , motive le candidat, qui souhaite s’investir en particulier sur les questions d’accessibilité aux transports mais aussi à la formation professionnelle.  « 48 CFA (Centres de formation des apprentis) sur 155 ne peuvent accueillir de personnes handicapées en Ile-de-France« , rappelle-t-il.

Marianne BoulchEn quatrième position, Marianne Boulc’h a fait ses premières armes au PS de Créteil. D’abord au sein des MJS dès 17 ans, puis comme conseillère municipale déléguée à l’intégration de  2001 à 2007 auprès du député-maire PS de Créteil Laurent Cathala, avant de rejoindre Désirs d’avenir de 2006 à 2009, en quête de davantage de participation de la part des militants, puis de claquer la porte pour rejoindre EELV, afin de défendre une « vision globale » de l’écologie. Avec Pierre Serne, Marianne Boulc’h fait partie des conseillers sortants, élue à la région depuis un an suite à la démission de Jacques Perreux, élu conseiller municipal d’opposition à Vitry en 2014.

L’ancien secrétaire général de la LDH : Vincent Rébérioux

Vincent ReberiouxEn cinquième, sans doute la dernière place éligible si la gauche reste majoritaire, la liste accueille une personnalité de la société civile déjà connue, Vincent Rébérioux, Cristolien, ancien secrétaire général de la LDH, qui n’a plus de mandat dans l’association, et porte-parole du collectif Votation citoyenne qui milite pour le droit de vote des étrangers. « Cette mesure était inscrite au programme de François Hollande et je considère comme une faute politique de l’avoir laisser tomber », insiste le candidat. Initialement, la cinquième place avait été prévue pour Amigo Yonkeu, conseiller sortant qui a rejoint le groupe indépendant de 16 élus au nom de l’Union des démocrates et écologistes (Ude).

Lucille PegetSociété civile encore pour la sixième place, en la personne de Lucille Peget, Fontenay-sous-Bois, qui défend pour sa part la condition animale via une association « La nuit avec un moustique », qui organise des actions de sensibilisation et des conférences.

Entre 4 à 5 sièges espérés

Le reste de la liste sera voté le 17 octobre, date à laquelle le programme sera également dévoilé au niveau francilien. D’ores et déjà, sont annoncés en fin de liste les élus et parlementaires écologistes locaux. Daniel Breuiller, maire d’Arcueil, fermera la marche, précédé d’Esther Benbassa, sénatrice écologiste, de Laurence Abeille, députée, et encore de Mehdy Belabbas, co-secrétaire départemental. Le parti espère obtenir 4 à 5 élus dans le département.

L’écologie concrète

En termes de programme, les transports, la formation professionnelle, alimentation, nuisances sonores et encore logements feront partie des priorités. « Nous voulons aussi être une région qui rassure et qui protège. Le discours écologiste est anxiogène par nature en ce qu’il pointe les problèmes, prévient des risques. Nous voulons mettre en avant les solutions à ces problèmes, défendre l’écologie concrète« , insiste Pierre Serne. Dans les transports, la question de l’accessibilité globale, que l’on soit dans un territoire très excentré, handicapé physique… devrait figurer en bonne place. « Cette problématique appelle des solutions en dentelle et quasi-individuelles, comme le transport à la demande, le covoiturage... »développe la tête de liste départementale.

Une campagne par petites touches

En dehors d’un grand rendez-vous départemental prévu le 12 novembre, et qui pourrait prendre la forme d’un bal populaire plutôt que d’un meeting traditionnel, le mouvement écologiste mise plutôt sur une campagne de terrain par petites actions ciblées comme une opération avec le collectif Stop contrôle au faciès dès ce mercredi à Paris ou encore la venue d’Emmanuelle Cosse sur le site du Syctom d’Ivry-sur-Seine ce samedi, pour protester contre la construction d’un nouvel incinérateur et défendre le plan B’om proposé par le collectif 3R et les associations Zero Waste France et Arivem.

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