Commémoration | Accueil Val de Marne (94) Villiers-sur-Marne | 21/05/2015
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Vive émotion lors de l’hommage à la policière municipale Aurélie Fouquet

Vive émotion lors de l’hommage à la policière municipale Aurélie Fouquet

Police-municipale-Aurélie-Fouquet-20155 ans après, l’émotion était toujours aussi vive à Villiers-sur-Marne ce mercredi 20 mai pour rendre hommage à Aurélie Fouquet. Des centaines de policiers municipaux,  de nombreux citoyens et des personnalités politiques,

du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve à l’ancien président Nicolas Sarkozy en passant par Brice Hortefeux et le maire Jacques-Alain Bénisiti, étaient au rendez-vous devant l’hôtel de ville.

La policière municipale avait été tuée le 20 mai 2010 d’une balle en pleine tête, sur un carrefour qui porte désormais son nom,  à proximité de l’A4, lors d’une fusillade entre un commando de braqueurs, en possession d’armes de guerre, et des policiers, à une heure d’affluence. La jeune femme de 26 ans pensait intervenir sur un banal accident de la route. Cinq autres personnes avaient été blessées dans ces échanges de tirs. En 2014, neuf personnes ont été mises en examen et seront jugées aux assises, probablement au cours de l’année 2016.

A Villiers-sur-Marne, les confrères et proches restent sous le choc. Les visages, fermés, retiennent parfois quelques sanglots. Certains lâchent prise et sont pris de malaises et évacués par leurs collègues.  « En voyant ce petit garçon, on se rend compte que ça fait déjà 5 ans… et qu’il ne connaîtra jamais sa mère, que tout le monde décrit comme quelqu’un de fabuleux » regrette un policier municipal d’une commune voisine. C’est la première fois qu’Alexis, bébé au moment des faits, participe à la cérémonie en mémoire de sa mère.

Port des armes et police municipale

Sur le terrain politique, la cérémonie était été l’occasion de lancer le débat sur le port d’armes de la police municipale. Nicolas Sarkozy et Jacques-Alain Bénisti ont plaidé en faveur de l’armement « systématique » des forces de sécurité municipales tandis que Bernard Cazeneuve  rappelait les dispositifs pris immédiatement suite aux attentats du 7, 8 et 9 janvier 2015 comme la livraison de gilet pare-balles à tous les policiers municipaux de France. « Malheureusement, il faut en arriver là » témoigne un policier de Meaux (Seine-et-Marne). « Sur le terrain, depuis 5 ans, rien n’a changé : on le voit ces derniers mois. On s’expose quotidiennement, au plus grand des risques, celui d’y rester. Aurélie, de là où elle est, peut en témoigner » souffle-t-il.

 

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