Education | | 16/02/2016
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A Alfortville, les lycéens de Maximilien Perret vantent l’Europe à Harlem Désir

A Alfortville, les lycéens de Maximilien Perret vantent l’Europe à Harlem Désir

Parlement européen, commissions, monnaie, mobilité et dispositifs pour la jeunesse… Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, était venu parler Union européenne aux lycéens de Maximilien-Perret ce lundi 15 février, à l’occasion du lancement de l’opération Back to School. Des élèves déjà fans d’Europe et du monde…

Lancée en 2015, cette initiative incite les fonctionnaires (ou députés) européens à retourner dans leurs anciens établissements pour témoigner de leur quotidien au sein des instances de l’UE. L’an dernier, une centaine de visites ont été organisées en France. A Alfortville, l’ancien président de SOS Racisme est arrivé en terrain conquis. Dans ce lycée de 1300 élèves qui propose à la fois des filières générales et des formations liées aux métiers de l’énergie du BEP au diplôme d’ingénieur ; classes européennes, stages et voyages à l’étranger n’ont plus de secret pour les élèves. Et ils en redemandent.

C’était l’expérience la plus enrichissante de ma vie et j’y retournerai avec plaisir” , témoigne un lycéen qui a effectué un stage dans le sud de l’Allemagne dans le cadre de son BTS. “Ce sont nos voisins et il faut les connaître” , renchérit Thomas, qui a aussi effectué un stage en Allemagne il y a 6 ans. “J’en vois encore les bénéfices : je suis en formation d’ingénieur à l’École des Mines de Paris et, lors de ma sélection, on m’a dit que mon expérience à l’étranger avait été déterminante.” Les élèves ne manquent pas toutefois de critiquer le parcours administratif un peu alambiqué des instances européennes. “Après un stage dans la banlieue de Londres, j’ai voulu m’inscrire à l’université de Manchester, témoigne Thomas. Mais j’ai abandonné car je ne savais plus où chercher. Si on pouvait bénéficier du même accompagnement que pour un échange temporaire, ça serait super !

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La question des classes européennes au cœur des débats

Les classes européennes sont aussi plébiscitées à “Max-P” comme le surnomme les lycéens. “Il faut les garder !” insiste Sacha, élève de terminale S en classe européenne. Avec ses camarades, ils ont monté un voyage à New-York avec toute leur classe. “Ce n’est pas en Europe, mais c’est sympa quand même !”  plaisante le jeune homme. “On développe des compétences. On a dû démarcher des entreprises, parfois en Anglais, solliciter les institutions pour obtenir des subventions, s’occuper de toute la partie logistique…” témoigne l’agent de voyage en herbe.

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Pour Arnaud, qui s’apprête à visiter Londres, “la classe européenne donne un coup d’avance. Mais ce n’est pas une classe élitiste : tout le monde peut y venir, on part tous du même niveau.” “C’est vrai, c’est une opportunité qu’on devrait pouvoir proposer à chaque élève et chaque étudiant au cours de n’importe quelle formation” , leur répond Harlem Désir, qui aimerait aussi “faire mieux” au niveau des bourses de mobilité. Par ailleurs, l’UE travaille sur un projet de carte étudiante commune à tous les pays membres. La France, l’Allemagne et l’Italie appliqueront ce dispositif dès la rentrée de septembre 2016.

 

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