Formation | Accueil Val de Marne (94) Cachan | 11/03/2016
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A Cachan, l’école Ostéobio récupère son agrément dans un marché saturé

A Cachan, l’école Ostéobio récupère son agrément dans un marché saturé

Après avoir perdu son agrément cet été, en même temps qu’une quinzaine d’autres écoles d’ostéopathie, puis l’avoir récupéré de manière provisoire grâce à un arrêt du Conseil d’Etat, l’école Ostéobio de Cachan vient d’obtenir son renouvellement officiel pour cinq ans, dans un contexte où la concurrence se fait de plus en plus rude dans la profession.

La décision est parue au Journal Officiel de ce jeudi 10 mars. « Cette décision, évidente pour nous, est l’épilogue heureux d’une polémique inutile et atteste de l’excellence de notre cursus où la raison, la pratique, la formation clinique et l’éthique sont au cœur de la formation« , motive David Dessauge, le directeur adjoint de l’école. En septembre 2014, le ministère de la Santé avait dressé la liste des nouveaux critères d’agrément pour les écoles d’ostéopathie. A l’été 2015, 23 écoles avaient été agréées quand 14 écoles, dont Osteobio, s’étaient vues refusé l’agrément. L’école avait alors fait un recours en référé devant le Conseil d’Etat et obtenu gain de cause en septembre.

Le contexte de cette mésaventure : la saturation de l’offre d’ostéopathes en France. En janvier 2015, le registre des ostéopathes de France (Rof) observait déjà que le nombre d’ostéos avait doublé en cinq ans, passant à  22 318  professionnels, dont un peu plus de la moitié sont exclusivement ostéos, les autres étant également kiné ou médecin. En prenant pour base statistique une fréquentation moyenne d’ostéopathe de 20% de la population, le Rof en concluait à une saturation des trois-quart du territoire français,  en parallèle de l’arrivée de quelques 2500 nouveaux professionnels chaque année, rendant de plus en plus compliquée l’installation professionnelle de ces derniers, après des cursus de plusieurs années dans des écoles dont les frais de scolarité peuvent s’élever jusqu’à des 8000 euros l’année. Alors que les professions de médecins sont limitées par un numerus clausus,  dénoncé comme responsable des déserts médicaux de plus en plus nombreux dans le pays, la profession d’ostéo n’est pas soumise à des quotas, et un certain nombre d’étudiants recalés en médecine épousent du reste cette  profession.  « En janvier 2014, il existait 76 établissements de formation non universitaires, universitaires et post-gradués en ostéopathie en France qui ont fait sortir plus de 2507  professionnels par an et  accueillent plus de 11 000 personnes actuellement« , pointe le site Internet du Rof. C’est au vu de ces chiffres que le ministère a voulu réguler de manière drastique le nombre d’écoles, ne retenant au printemps 2015 que 23 écoles sur 37 dossiers à qui donner son agrément, suscitant la fronde et l’attaque en justice de plusieurs instituts. Ce 10 mars, huit écoles ont retrouvé leur agrément pour cinq ans et plusieurs, déjà agréées,  se sont également vues augmenter leur capacité d’accueil.  Pour Ostéobio, le manque à gagner lié à cette péripétie reste tout de même estimé par son directeur adjoint à 110 étudiants de perdus et un million d’euros.

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Désormais, l’école veut néanmoins regarder l’avenir. « Grâce à notre clinique de pratique située sur notre campus, à Cachan, nos étudiants donnent des consultations et découvrent toutes les pathologies. Ils se professionnalisent aussi en faisant des stages d’observation et des stages pratiques en cabinets médicaux et en milieu sportif. Nos étudiants font également des stages en milieu hospitalier grâce à nos partenariats avec les CHU de Villeneuve-St-George et des quatre villes. Deux fois par semaine, ces étudiants prennent en charge des patients dans le cadre de collaborations interprofessionnelles. Au total, chaque étudiant d’Ostéobio réalise plus de 200 consultations par an, ce qui le rend totalement opérationnel à l’issue de sa formation de 5 ans », insiste David Dessauge. Reste à mettre des patients en face.

En attendant, l’école vante également ses partenariats en matière de recherche ergonomique.Récemment, l’école a notamment redessiné les fauteuils du TGV !

 

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