Initiative | Champigny-sur-Marne | 09/10/2016
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Coopali, une épicerie coopérative à Champigny-sur-Marne

Installée dans un local attenant au café Au Belvédère, dans le quartier de Coeuilly, l’épicerie Coopali est autogérée par ses clients, et revend ses produits sans marge. Histoire d’une initiative qui risque bien de faire des petits prochainement dans le voisinage. 

A l’origine de cette aventure, une Amap (association mettant en lien directement les consommateurs et les paysans via un engagement à acheter des paniers chaque semaine),  Les Paniers des Bordes, qui, après avoir fédéré 150 habitants de Champigny à Noisy en passant par Saint-Maur, a progressivement diversifié ses produits, dépassant les seuls paniers de légumes pour s’associer avec une ferme de produits laitiers, des apiculteurs, des éleveurs… De fil en aiguille, est née l’idée d’une épicerie de produits secs, achetés directement à des producteurs bio (ou dans la démarche bio) ou à une coopérative éthique concernant les denrées que l’on ne trouve pas en France comme le café ou le chocolat. Pas question d’ouvrir tous les jours comme une supérette bien-sûr, mais de proposer un RDV régulier où chacun puisse se servir en fonction de ses besoins en pâtes, farine et autres produits qui se conservent. Ainsi est née Coopali, inspirée de L’Indépendante à Paris, ouverte en 2011.

«La première étape a été de trouver le local, se souvient Michel Jouhanneau, l’un des cofondateurs. Nous avons frappé à toutes les portes.» Finalement, c’est en faisant le tour des cafés que les épiciers associatifs tombent sur le gérant du café Au Belvédère, organisateur de nombreux concerts, immédiatement emballé par l’idée. Deuxième étape : la construction d’un large placard pour accueillir toutes les denrées. Reste à organiser la logistique d’approvisionnement mais aussi d’achat, de comptabilité, de gouvernance… Pour asseoir les bases solidement, l’association met une année à se constituer et l’épicerie ouvre ses portes en 2013.

Concrètement, les clients doivent adhérer à Coopali pour venir consommer. Ils paient un droit d’entrée de 25 euros, pour la constitution initiale du stock, qui leur est reversé quand ils s’en vont, ainsi qu’une cotisation mensuelle de 2 à 10 euros en fonction de leurs moyens. Les produits sont vendus sans aucune marge. La vente se tient une fois toutes les deux semaines, le jeudi soir, et est suivie d’une réunion du collège qui administre l’association, pour prendre toutes les décisions de gestion, commandes… Les livraisons, elles, se font chez les membres. Dans le vaste placard de Coopali, on trouve plusieurs centaines de références de céréales, conserves, condiments, boisson, farines, café, thé, sucre, confiture…

Ici, pas de caisse ni de monnaie sonnante et trébuchante, chacun se sert et remplit une fiche d’achats contrôlée par un autre adhérent mais ne paie pas sur place. Ce n’est qu’une fois rentré chez lui que le consommateur saisit sa commande sur une interface internet et déduit la somme correspondante d’un porte-monnaie virtuel. Un fonctionnement légèrement différent de l’épicerie parisienne L’Indépendante où l’on se sert carrément sans remplir de fiche ni contrôle, avant de rentrer payer.

Après trois ans d’existence, l’initiative commence à susciter la convoitise du côté des Amap voisisines, et pourrait bien se répliquer prochainement. D’ores et déjà, les membres saint-mauriens de Coopali se verraient bien installer leur propre local pour gagner en proximité, à condition de trouver le lieu, pas si facile en proche couronne.

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