Environnement | Accueil Val de Marne (94) Ivry-sur-Seine | 01/09/2016
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Dernière ligne droite pour la nouvelle usine d’incinération du Syctom à Ivry-sur-Seine

Dernière ligne droite pour la nouvelle usine d’incinération du Syctom à Ivry-sur-Seine

Ce mercredi 31 août, la Commission nationale du débat public (CNDP) a donné son feu vert pour que le projet de nouvelle usine d’incinération du Syctom d’Ivry-sur-Seine procède directement à l’enquête publique avant le lancement effectif du projet sans nouvelle concertation préalable via la CNDP.

Pour rappel du contexte, l’objectif de cette nouvelle usine est de mettre à niveau le centre de tri et d’incinération vieillissant d’Ivry, mis en service en 1969 et qui couvre 38% des capacités de traitement du Syctom, le syndicat en charge de la gestion des déchets ménagers de 84 communes de l’agglomération parisienne. La nouvelle usine prévoit de réduire sa capacité totale de traitement d’un quart (passant de 770 000 tonnes traitées par an à 554 000 tonnes) mais aussi de diminuer la proportion des déchets incinérés de moitié, le reste étant valorisé en séparant la matière organique pour traiter séparément les bio-déchets. Initialement, il était prévu de  faire sur place du compost avec la partie fermentescible des déchets, mais cette option, fortement controversée, devrait être abandonnée. Celle-ci devrait être envoyée en méthanisation avec les boues des stations d’épuration tandis que le tri-préparation permettra de générer des CSR (combustibles solides de récupération) qui seront séchés puis brûlés.  En Parallèle, 30 000 tonnes de bio-déchets, collectés séparément (Paris expérimente cela dans deux arrondissements et prévoit de l’étendre à l’ensemble de la ville d’ici à 2020), généreront du compost propre ou des purées destinées à la méthanisation.

Après une première étape de concertation publique en 2009, le projet, qui divisait les élus locaux et était fortement contesté par un certain nombre d’habitants réunis dans le collectif 3R,  a en effet fait l’objet d’une nouvelle discussion entre la fin 2015 et juillet 2016. Des associations comme Zero Waste France, FNE-Ile-de-France et le Collectif 3R ont travaillé sur des propositions alternatives comme le plan B’OM consistant à réduire massivement les déchets afin de rendre inutile la reconstruction de l’usine.  Voir les pistes d’évolution du projet telles que rendues compte par le Syctom au terme de cette nouvelle concertation.

La procédure de la Commission nationale du débat public étant terminée depuis plus de 5 ans, l’ouverture de l’enquête publique ne pouvait  intervenir qu’après une nouvelle saisine de la CNDP. Ce 31 août, la CNDP a toutefois considéré que les adaptations envisagées sur le projet résultaient à la fois de la prise en compte des évolutions législatives depuis 2009 et des points de vue exprimés au cours de la concertation de 2016, et que les circonstances justifiant le projet étaient toujours d’actualité, concluant qu’il n’était pas nécessaire de relancer un nouveau débat public,. La prochaine étape sera donc celle de l’enquête publique.

« Cette décision de la CNDP est une étape importante du projet, qui va permettre au Syctom de poursuivre le calendrier prévu et ainsi d’assurer la continuité du service public de traitement des déchets des 84 communes franciliennes qui composent son territoire, au-delà de 2023« , se réjouit-on à la direction du Syctom.

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