Justice | Créteil | 08/04/2016
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Egalité filles-garçons : manif de soutien aux parents d’élèves attaqués en diffamation

Egalité filles-garçons : manif de soutien aux parents d’élèves attaqués en diffamation
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C'est au TGI de Créteil que sera finalement jugé ce vendredi 8 avril, après plusieurs reports, la plainte en diffamation contre deux parents d'élèves de la Fcpe, par d'autres parents d'élèves. Ces derniers avaient été exclus de la Fcpe de l'école Langevin-Wallon de Fontenay-sous-Bois en février 2014 pour avoir appelé à suivre la Journée de retrait de l’école (Jre)  lancée par Farida Belghoul pour s’opposer à l’ABCD de l’égalité* entre les filles et les garçons, une position incompatible avec les valeurs de la fédération de parents d'élèves.

Afin d’informer les autres parents que ces personnes avaient été exclues et ne pouvaient se prévaloir de la fédération pour appeler à la Journée de retrait de l’école, la Fcpe avait affiché un mot avec les noms des parents exclus sur les grilles de l’école. Un affichage que ces derniers ont décidé d’attaquer en diffamation en septembre 2014, poursuivant en justice Stéphanie Michel, présidente de la Fcpe de l’école et Emmanuel Chareix, administrateur de la Fcpe Val-de-Marne.  Entendus par la juge d’instruction en décembre 2014, (voir mobilisation à l’époque) ils ont été mis en examen pour diffamation et le procès se tient ce vendredi 8 avril à 13h30 au TGI de Créteil. Le verdict sera rendu ce jour.

Entre temps, les deux élus Fcpe ont reçu de nombreux soutiens, jusqu’à celui de la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, et une pétition réclamant la fin des poursuites judiciaires a obtenu en ligne près de 3500 signatures.

Ce vendredi 8 avril, le comité de soutien des deux parents d’élèves a appelé à un rassemblement à 13h30 devant le Palais de justice de Créteil.

 

 

* Pour rappel du contexte, l’ABCD de l’égalité est un dispositif expérimenté en 2014 par l’Education nationale pour lutter contre la formation des inégalités entre garçons et filles dès le plus jeune âge, en agissant sur les représentations des élèves. Pour l’Education nationale, il ne s’agissait pas de nier les différences biologiques entre les sexes mais de lutter contre les inégalités sociales qui en découlent. Ce programme s’appuyait sur l’article 121.1 du code de l’Education.

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