Élections | Accueil Val de Marne (94) Créteil | 04/02/2016
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Elections à l’Upec : même les étudiants en droit s’en désintéressent

Elections à l’Upec : même les étudiants en droit s’en désintéressent

Séances de tractage à la sortie des amphithéâtres, de la cafétéria, de la bibliothèque, les hostilités sont lancées entre les différentes listes associatives étudiantes candidates au sein des conseils centraux de l’Université de Paris Est Créteil (Upec). Les élections ont commencé ce mercredi 3 février et s’achèvent ce jeudi 4 février à 17 heures. Mais sur le terrain, ce moment de consultation ne passionne guère les étudiants, même à la fac de droit.

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Après l’interruption des cours pour les congés de Noël, les militants cherchent à remobiliser les étudiants. En ces deux jours d’élection, tous les coups semblent permis. « Je ne trouve pas ça élégant de faire campagne en cassant la liste des autres mais bon c’est le jeu« , note Carla. « A chaque fois que des militants voient un autre groupe près d’étudiants, ils s’affrontent, et ça c’est une erreur parce qu’ils se mettent à parler entre eux« ,  remarque Cassandra. « Ils nous ont sauté dessus ce matin ! » témoigne encore Emma, en première année, qui dès le début de la journée, a constaté que les militants étaient beaucoup plus nombreux que d’habitude. « Si on ne va pas voter nous, les étudiants en droit, c’est qu’il y a un problème … Mais il faut reconnaître que l’on n’en avait pas l’intention« , avoue-t-elle avec son amie. Difficile de concilier la charge de travail avec ces élections s’excusent les étudiantes. « Nous ne sommes pas du tout impliquées à vrai dire. Avec les cours, nous sommes  débordées. »

Déjà lassés des campagnes électorales

Les étudiants se sentent à la fois concernés par l’appel au vote tout en doutant  de son utilité. « On les voit les programmes, mais après, concrètement, on en voit jamais les effets, je suis tellement déçue, reproche Sofia en troisième année. Mais je vote tous les ans, parce que je me sens citoyenne« , poursuit-elle. « On comprendrait davantage les enjeux si l’on en voyait les conséquences, mais de toute façon, pour nous, c’est fini »,  admet Jimmy, en master. Même sentiment ambivalent  pour Guillaume, qui considère le vote comme une obligation, et non un devoir. « Toutes les associations défendent les mêmes droits mais pourtant, on a subi de plein fouet l’instauration de la sélection dès la première année de master« , regrette le jeune homme. « Je les fuis les militants, ils sont tous insupportables ! A qui promettra le futur voyage, la future soirée ? » ironise sa camarade Mélodie. « Ce que l’on attend de ces associations, c’est davantage de communication sur les projets à venir« , reprend Guillaume.

« Le taux moyen national de participation à ces élections est de 7 à 8%, quand il est de 9% à l’Upec, c’est clairement un problème de pédagogie, les étudiants ne perçoivent pas le double enjeu, à la fois local et national« , analyse Coralie, de Bouge ta Fac. « Il y a deux ans, on comptait 6 000 votants mais on s’attend à moins encore cette année« , s’inquiète Thomas Khabou, vice-président étudiant de l’Upec, mais aussi militant Unef. « On espère que les gens iront voter pour des idées et pas pour des amis, cela pourrait pénaliser les listes associatives, et ce n’est pas ça l’avenir de la démocratie étudiante« , estime-t-il.

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Une fusion plus ou moins comprise

Parmi les enjeux, la question de la fusion Upec-Upem partage. « Pourquoi pas mais seulement si la gestion est bonne parce que je crains que l’administration soit larguée dès les premiers jours, déjà qu’elle est lente en temps normal« , préviennent Juliette et Julianne. « Nous perdrions notre notoriété et identité« , s’inquiète Mélodie. Ricardo, étudiant en quatrième année, se dit déjà surpris par le nombre d’élèves issus de Seine-et-Marne : »Je pense que cela peut être intéressant pour eux, s’ils peuvent avoir accès à de nouvelles formations sans faire autant de trajet, tant mieux. »  D’autres préfèrent ne pas se positionner pour le moment. « On n’a trop peu d’informations pour le moment, on a besoin d’attendre, aujourd’hui, on n’est ni pour, ni contre »,  statue Morgane. « Je suis encore neutre », la rejoint Thomas

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