Emploi | | 19/02/2016
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Jérôme Chartier vend l’apprentissage sur le MIN de Rungis

Jérôme Chartier vend l’apprentissage sur le MIN de Rungis

Alors que le Conseil régional d’Ile-de France votait ce jeudi 18 février un plan d’action pour augmenter le nombre d’apprentis de la région de 80 000 à 100 000 d’ici cinq ans, Jérôme Chartier, premier vice-président LR chargé de l’économie et de l’emploi a démarré sa journée dès 4h30 au MIN de Rungis pour y rencontrer les potentiels employeurs de cette colossale plate-forme agroalimentaire où travaillent quelques 12 000 personnes.

Cette plate-forme de 240 hectares démarre son activité  dès deux heures du matin avec la marée, tandis que les fleuristes ferment le ban en début de matinée. Des horaires souvent incompatibles avec la législation en vigueur des contrats d’apprentissage. “Ce-sont des horaires spéciaux pour des métiers qui ne se prêtent pas à l’apprentissage“, regrette Antoine Boyer, directeur général de Prodilac, une enseigne du groupe Bongrain, au pavillon des fromages. “Il y a plusieurs choses à assouplir. Par exemple, l’apprenti ne doit pas être trop jeune“, cite-t-il. La logistique n’est pas simple non plus. “On a besoin de jeunes, c’est une vraie attente, mais on est un peu perdu ici, il faut l’avouer. Si le jeune n’a pas de voiture, c’est compliqué. Une fois même, j’en ai un qui dormait dans sa voiture pour faire des économies. Et puis, travailler à 3 heures du matin, c’est une contrainte, c’est plutôt l’heure ou ça rentre de boîte !” plaisante Dominique Monloup, PDG de la société Monloup, au pavillon des fruits et légumes.

“5 000 apprentis de plus en 2016 , contre 80 000 actuellement, et 100 000 d’ici la fin du mandat, tel est notre objectif, rappelle Jérôme Chartier. Nous souhaitons aussi inverser la tendance en faveur des formations avant-bac qui ne représentent que 40 %, contre 60% pour les post-bac.”

Le MIN de Rungis représente un potentiel gigantesque pour l’emploi en Île-de-France, avec au moins une centaine d’emplois rien que dans le secteur fruits et légumes, insiste de son côté Vincent Jeanbrun, maire de l’Haÿ-les-Roses et porte-parole du groupe LR à la région. Nous mettrons en place un statut exceptionnel pour les apprentis du MIN, avec des dérogations permettant d’avoir accès à ce contrat sans la limite d’âge de 25 ans.

Télécharger le plan d’action pour l’apprentissage voté en Conseil régional ce jeudi 18.

 

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