Environnement | Grand Paris | 14/03/2016
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Le financement du projet anti-crue de La Bassée n’est pas bouclé

Le financement du projet anti-crue de La Bassée n’est pas bouclé
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Parmi les outils de prévention d'une crue centennale, figurent les installations de détournement des eaux en amont des villes inondables. C'est le cas du projet de La Bassée, juste avant la confluence Seine-Yonne, au niveau de Montereau-Fault-Yonne.

Porté par l’EPTB Seine Grands Lacs (l’établissement public interdépartemental en charge de maîtriser l’étiage et le débit de la Seine et ses affluents), ce dispositif anti-crue consisterait, plutôt qu’à créer un lac-réservoir comme il en existe déjà quatre, à inonder en cas de nécessité une partie des plaines alentours. Ce projet, qui a fait l’objet de débats publics en 2012 (voir présentation du projet et débat en 2012 à Alfortville), a donné lieu en 2015 à une question écrite au gouvernement de la sénatrice LR du Val-de-Marne  Catherine Procaccia, laquelle s’inquiétait « du retard pris pour le lancement du marché à bons de commande destiné à l’étude écologique préalable à la construction des huit kilomètres de digues destinées à protéger de la crue centennale Paris et les communes bordées par la Seine. » « Ces investigations écologiques sont obligatoires avant le lancement de ce type d’enquête publique mais Seine Amont Grand Lacs, à l’origine du projet, a préféré repousser l’appel d’offre compte tenu de leur durée de validité limitée, faute d’engagement de financements publics dont celui de la région Île-de-France ». La sénatrice demandait alors si l’Etat comptait intervenir pour que ce projet soit financé et se concrétise.

Cette question a donné lieu en 2015 à une réponse du ministère de l’Ecologie, indiquant que le plan de financement n’était pas encore bouclé mais que l’Etat veillerait à apporter leur appui pour trouver des financeurs complémentaires.

Ci-dessous le détail de la réponse du ministère :
« L’État accompagne d’ores et déjà les collectivités territoriales dans la mise en place de démarches de prévention, à travers la mise en œuvre de la directive inondation et les programmes d’actions de prévention des inondations (PAPI). Celui de la Seine et de la Marne franciliennes, porté par l’établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs, a été labellisé par la commission mixte inondation du 19 décembre 2013 au vu des engagements financiers des différentes parties prenantes. Les objectifs prioritaires de ce PAPI sont : – d’accroître la culture du risque d’inondation des populations situées en zone inondable et plus particulièrement celle des principaux acteurs publics ou privés, – de stabiliser à court terme le coût des dommages potentiels liés aux inondations sur Paris et la petite couronne, – de raccourcir le délai de résilience des principaux services publics locaux (transports sanitaires, sociaux et éducatifs) des territoires sinistrés à la suite d’une grande crue. Ce PAPI prévoit notamment des actions relatives au ralentissement des écoulements, dont les études pour la réalisation d’un site pilote fonctionnel sur le site de la Bassée aval, pour un montant de 8,5 millions d’euros, dont 4,250 millions d’euros à la charge de l’État/fonds de prévention des risques naturels majeurs, au cours de la période 2014-2017, ainsi que des travaux de réhabilitation des ouvrages et des murettes anti-crue dans les départements du Val-de-Marne et des Hauts-de-Seine, pour un montant total de 11,5 millions d’euros, dont 4,4 millions d’euros à la charge de l’État/fonds de prévention des risques naturels majeurs. Malgré cet important engagement financier de l’État, le plan de financement de l’ensemble des actions de ce PAPI n’est pas finalisé. Une participation de la région Île-de-France au financement de certaines études préalables est prévue dans le cadre du projet de contrat de plan État-région Île-de- France pour la période 2015-2020, qui a été mis en consultation. Cette participation ne suffit pas cependant à financer totalement le PAPI. La contribution d’autres acteurs doit désormais être recherchée par le porteur du projet, à savoir l’Établissement public territorial de bassin (EPTB) Seine Grands Lacs. La ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie veillera à ce que les services de l’État apportent leur appui dans la recherche de ces autres acteurs intéressés.« 

 

 

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