Finances locales | Accueil Val de Marne (94) Val de Marne | 24/05/2016
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Le Val-de-Marne vote son compte 2015 et une rallonge pour 2016

Le Val-de-Marne vote son compte 2015 et une rallonge pour 2016
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Après avoir voté son compte administratif 2015, le Conseil départemental du Val-de-Marne a voté hier un budget 2016  supplémentaire à celui qui avait été bouclé en avril.  

Bonne surprise. Les recettes fiscales 2015 sont en hausse, notamment la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). « Un signe du dynamisme et de l’attractivité du Val-de-Marne« , s’est réjoui Pascal Savoldelli, vice-président PCF en charge des finances. En outre, la Dotation globale de fonctionnement (DGF) est également supérieur de 260000 euros à ce qui était prévu. « Au total, les recettes sont donc proposées en hausse de 3,4 millions d’euros, ce qui porte à 43,1 millions d’euros le montant des recettes à affecter en dépenses« , précise Pascal Salvodelli. 41,6 millions d’euros issus de cette enveloppe serviront à couvrir les dépenses réelles de RSA du département, en attente d’éventuelles annoncées des négociations lors de la prochaine réunion sur le sujet, le 8 juin. Au total, 250 millions d’euros seront dépensés en 2016 par le département pour financer le RSA. Cette rallonge permettra aussi de rétablir les chèques solidarités dans tous leur montant, en fonction de la composition des ménages, alors qu’ils avaient été plafonnés à 30 euros lors du budget primitif.

Débat

Cette séance budgétaire  a été l’occasion d’un débat avec l’opposition sur la santé financière du département.  « La dette continue de s’accroître : elle a augmenté de 80% en 8 huit ans. Il nous faudrait 12 ans et demi de fiscalité pour combler cette dette, contre 4 ans de fiscalité il y a 3 ans. Dans ce budget supplémentaire, seuls 65000 euros sont prévus pour les équipements. Cela prouve bien que la marge d’investissement est inexistante pour le département, qui signe son acte de décès de son autonomie financière en maintenant ce train de vie« , a dénonce Olivier Capitanio, président du groupe LR et apparentés, qui a également regretté un changement dans la présentation de l’épargne brute, qui prend désormais en compte le résultat de fonctionnement de l’année précédente, « donnant 116 millions au lieu de 63 millions, et un taux de 4,3% en dessous du seuil minimum d’alerte de 8% ».  Dominique Le Bideau, présidente du groupe Centriste et indépendant,a également critiqué les dépenses. « L’action sociale augmente de 31% en 5 ans : c’est beaucoup. On se demande si certaines hausses sont pertinentes […]. Par exemple, la Fête des Solidarités, dont les résultats sont parfois partagés, voit son budget augmenter de 13%, comme le budget Restauration des collèges, en hausse de 28,9%. On investit aussi 324 millions d’euros pour les équipements, c’est un record, vous le dîtes vous-mêmes. Ce dynamisme est atypique : est-ce qu’il n’aurait pas été plus intelligent de le répartir sur plusieurs années ? Maintenant, il faut économiser, et cesser de tout miser sur la pression fiscale.« 

« Quand Dominique Le Bideau nous demande de nous consacrer à nos compétences obligatoires, elle nous demande de renoncer à tous nos choix politiques. L’opposition porte une vision purement comptable sur ce budget, sans prendre en compte les perspectives de développement. On construit des collèges pour les 40 ou 50 ans à venir, pas pour 10 ans, un réseau de transports pour un siècle. On sort aussi de notre champ d’action pour accompagner les projets qui profiteront à tous les Val-de-Marnais. Par exemple, la rénovation du Pont de Nogent. Est-ce qu’on participe à se libérer du plus gros bouchon d’Europe, au profit des entreprises, des usagers de la route et des habitants des villes concernées, ou est-ce qu’on attend parce les routes nationales ne concernent pas le conseil départemental ? » a répondu Christian Favier, président PCF du Conseil départemental. Si pour Christian Métairie, président du groupe Gauche Citoyenne – EELV,  « le débat est très intéressant car il permet qu’on expose chacun nos visions différentes de la gestion« , Daniel Guérin a dénoncé « la critique systématique, sans proposer » de l’opposition, ajoutant que « l’urgence, c’est de trouver un accord entre l’Etat et l’ADF concernant le financement du RSA, qui enraye totalement notre capacité d’investissement » .

Les 43,1 millions d’euros votés lors de la séance du jour s’ajoutent à un budget 2016 total de 1,682 milliard d’euros répartis entre des dépenses de fonctionnement de 1,347 milliard d’euros et les dépenses d’investissement de 335 millions d’euros.

Voir le rapport de présentation du compte administratif 2015

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