Urbanisme | Accueil Val de Marne (94) Grand Paris | 11/10/2016
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Ces projets d’Inventons la métropole qui veulent cicatriser la banlieue: focus sur le Val-de-Bièvre

Ces projets d’Inventons la métropole qui veulent cicatriser la banlieue: focus sur le Val-de-Bièvre
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Sur les 15 sites qui ont été retenus dans l’appel à projets Inventons la métropole dans le Val-de-Marne,  les anciennes communes de la Communauté du Val-de-Bièvre ne sont pas en reste avec 6 sites dont 2 à Villejuif. Dans cette proche couronne de Paris Sud, lacérée d’autoroutes qui portionnent le territoire de l’autre côté du périph,

les sites retenus témoignent dans leur ensemble d’une volonté commune de se reconnecter. Il ne s’agit plus seulement de penser équipement mais d’innerver pour construire la ville. Focus sur les six sites retenus en Val-de-Bièvre. (Voir aussi article général sur les 61 sites)

Gentilly : développer un coeur de ville jusqu’au RER B, et si possible sa couverture…

Immédiatement de l’autre côté du périphérique, le site proposé par Gentilly comprend habilement deux pôles. Le premier, situé entre la rue de la Paix et la rue de Reims, est très facilement valorisable. Dans son prolongement, le second  concerne l’avenue Auguste Blanqui jusqu’à la station de RER B. « Nous aurions pu monter un projet depuis longtemps sur le premier emplacement mais souhaitons privilégier une vision globale pour créer un coeur de plateau jusqu’à la gare, avec de nouveaux services comme des consignes à vélo… Ce site est à la fois stratégiquement situé dans la liaison vers Paris et dans la liaison Est-Ouest, avec l’axe rue de la Paix, Romain Rolland, qui se prolonge ensuite dans le quartier du Chemin Vert en cours de recomposition », explique Patrick Daudet, premier adjoint de Gentilly en charge de l’aménagement. Pour prolonger la gare de RER B, la ville espère obtenir la couverture du RER B sur une portion d’Auguste Blanqui et attend de l’aura du projet qu’il contribue à mobiliser le Stif (Syndicat des transports de la région) pour le réaliser. Coïncidence de calendrier, c’est ce mardi que la ville lance le collectif pour la couverture du RER B. « C’est un travail de longue haleine. Nous nous sommes battus 40 ans pour obtenir la couverture de l’A6b!« , reconnaît Patrick Daudet.

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Le Kremlin-Bicêtre : au bord de l’hôpital et de l’A6

Juste un peu à l’Est, il est aussi question de recréer les liaisons au Kremlin-Bicêtre. Le site retenu longe une partie de l’avenue Gabriel Péri (au-dessus de l’A6B), cette route qui marque durement la frontière entre Le Kremlin et Gentilly et se prolonge sur Séverine, sur des emplacements de l’AP-HP de l’hôpital Bicêtre.

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Arcueil : un joli coin de coteau entre deux autoroutes

En descendant, c’est aux coupures autoroutières A6A et A6B, que s’attaque le site d’Arcueil, une friche de 3,5 hectares coincée entre les deux rocades, à 1,5 km de Paris. « Ce site a des atouts magnifiques, car il domine toute la vallée de la Bièvre et est  visible depuis l’autoroute de façon très conséquente. Ce site peut accueillir de l’activité traditionnelle ou innovante, des activités tertiaires, des fab labs. La seule chose qu’il ne peut pas accueillir est du logement familial car il est situé entre les bretelles autoroutières. Nous attendons de cet appel à projets qu’il donne une visibilité au site », explique Daniel Breuiller, maire EELV d’Arcueil.

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Villejuif : bientôt 3000 étudiants dans l’ancien fort!

Un peu plus au Sud encore, en suivant l’A6 A, un autre site emblématique du renouveau métropolitain figure parmi les lieux proposés à l’imagination des architectes. Il s’agit de la Redoute des Hautes Bruyères, l’ancien fort de Villejuif, posé au bord de l’autoroute en contrebas de l’Institut Gustave Roussy (IGR). Comprise dans le projet beaucoup plus vaste de la zac Campus Grand Parc, qui a fait l’objet d’un CIN et d’une OIN (voir article détaillé sur ce gros projet urbain), cette parcelle de 3,7 hectares va accueillir le premier cycle de médecine et pharmacie de l’université de Paris Sud Saclay, soit quelques 3000 étudiants. L’objectif, en proposant ce terrain au brainstorming, est aussi de travailler à la valorisation de son patrimoine historique, avec ses contreforts, ses casemates, ses salles voûtées, et à l’ouverture vers le grand public avec par exemple des restaurants, des idea stores (espaces de services intégrant bibliothèque, cafés…). « Nous souhaitons développer l’esprit cafétéria propice à l’innovation« , motive Véronique Monton, directrice des projets stratégie territoriale et Grand Paris à la mairie de Villejuif. De quoi ouvrir le site vers la ville, mais aussi à terme vers ses voisines d’outre-A6. Alors que ce quartier est situé à proximité d’une des gares stratégiques du Grand Paris Express, celle de l’IGR, à l’intersection de la ligne 14 Sud prolongée et de la ligne 15 Sud, la question des transports de matériaux va se poser. Or, il existe déjà un tunnel, actuellement non utilisé, entre le site et le jardin panoramique du Coteau de Cachan, qui devrait être ouvert pour laisser revenir directement les camions sur l’A6 vers Paris sans encombrer l’avenue Allende. A cette occasion, le tunnel pourrait aussi accueillir un transport public qui proposerait une liaison directe. Un projet de passerelle piétonne au-dessus de l’autoroute, un peu plus au nord, est aussi dans les cartons.

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Villejuif a également un autre site en compétition, situé sur les terrains Bizet, de l’autre côté de la D7,  à côté des réservoirs à eaux. Ici, le terrain qui appartient à la fois à la ville de Paris et celle de Villejuif, vise davantage une vocation résidentielle, avec éventuellement une ouverture du parc. Alors que les reliefs du site sont très accidentés, offrant une vue imprenable, c’est avant tout un geste architectural et urbain étonnant et innovant qui est attendu.

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Cachan  : composer avec le départ de l’Ecole normale Sup

A Cachan, c’est le campus de l’ENS, partie sur le campus de Saclay,  qui est ouvert  à l’inventivité. Un site de 11,6 hectares.  2000 logements pourraient être construits sur l’ancien stade en parallèle du développement d’un campus urbain avec des  écoles d’ingénieurs. Plusieurs auraient déjà candidaté.

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