Politique locale | Accueil Val de Marne (94) Thiais | 02/09/2016
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Mourad Ghazli exclu de l’exécutif municipal de Thiais suite à ses propos sur « l’extrémisme laïcard »

Mourad Ghazli exclu de l’exécutif municipal de Thiais suite à ses propos sur « l’extrémisme laïcard »

Mourad Ghazli a été destitué de sa fonction d’adjoint au maire de Thiais lors du Conseil municipal de ce jeudi 1er septembre, à l’unanimité de la majorité. Cette décision fait suite à des propos tenus sur Facebook par l’ancien adjoint cet été.

 

Le 24 juillet, l’élu y avait comparé « l’extrémisme laïcard » à Daesch, dans une tribune sur sa page Facebook. « J’accuse la dictature extrémiste laïcarde qu’après avoir bouffé du curé en 1905 , elle veut aujourd’hui bouffer du musulmans car trop visible. J’appelle les Chrétiens, Juifs et Musulmans à s’unir et riposter pour le respect de la laïcité c’est à dire que le politique arrête de violer le principe de séparation entre religion et politique , de faire de l’ingérence et plus dangereux encore, réduire la liberté religieuse. J’assume mes mots , Oui, l’extrémisme laïcard est tout aussi dangereux que Daesh , les deux se battent pour un modèle unique et priver de liberté de conscience. Leur modèle: l’URSS« , développait ainsi l’élu. Une prise de position qui avait suscité de nombreux commentaires de soutien ou de désaccord sur page, et près de 400 likes.  Cette tribune, mise en lien sur son fil Twitter, a fait réagir l’adjoint au maire PS d’Avignon, Amine El-Khatmi, qui a condamné ses propos sur son propre fil Twitter, mettant l’affaire sur la place publique.

Le lendemain même, le maire LR de Thiais, Richard Dell’Agnola, a condamné cette comparaison, indiqué que la ville se désolidarisait de cette prise de position, annoncé le retrait des délégations de l’élu et lui a demandé sa démission. Dans le même temps, le président de l’UDI Val-de-Marne, Laurent Lafon, indiquait qu’il allait demander l’exclusion du parti de Mourad Gazhli. « Ils ne pouvaient pas m’exclure puisque je n’étais déjà plus au parti« , réagit l’intéressé.

Ce jeudi 1er septembre, alors que se tenait le Conseil municipal de rentrée de Thiais, le Conseil municipal a destitué l’élu de sa fonction d’adjoint. Une décision prise à l’unanimité de la majorité municipale tandis que l’opposition ne prenait pas part au vote.

« La laïcité figure au premier plan de notre Constitution. Son article premier dispose « que la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion … , a rappelé le maire dans sa déclaration. Les « laïcards » sont ceux qui, souvent avec virulence, ont défendu en 1905 la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Aujourd’hui, quand ces débats resurgissent on appelle toujours « laïcards » les militants sourcilleux et intransigeants de la laïcité. Mais ce ne sont pas des terroristes et personne ne tue personne dans ces affrontements verbaux dont la France a le secret. Qu’ils soient de gauche ou de droite, d’extrême gauche ou d’extrême droite, ils ne sont pas des organisations terroristes. (…) Déjà, il y a quelques mois, je lui avais reproché de se mêler publiquement et agressivement des relations politiques intérieures d’une puissance étrangère. Il avait mis en cause des Kurdes qui manifestaient à Briançon -qui n’est pas la banlieue de Thiais !- et nous avons été assaillis d’appels et de messages mettant en cause cet adjoint (revêtu de son écharpe tricolore sur facebook) et incriminant le maire dont il est le représentant comme si il reflétait ainsi ma position. Je lui ai demandé très fermement d’arrêter de s’immiscer dans un conflit étranger (entre la Turquie et les Kurdes) qui n’est pas celui de notre commune. Ses combats personnels et ses querelles sur les réseaux sociaux ne concernent pas la municipalité qui ne peut pas et ne veut pas être entraînée malgré elle », a poursuivi l’édile.

« Je veux juste dire qu’il faut que les politiques arrêtent de s’occuper de la religion. Oui, je mets sur le même plan les extrêmismes. Quant au PKK, je maintiens qu’il s’agit d’une organisation terroriste et je fais une distinction entre les Kurdes et le PKK, réagit au téléphone Mourad Ghazli qui dénonce un procès stalinien. Je reste élu et je combattrai politiquement le maire qui a pris les travers des roi et croit que les adjoints doivent être ses sujets et ses valets, avec interdiction de parler de l’actualité. » L’élu a enregistré sa déclaration lors du conseil municipal en vidéo, transmise en direct sur sa page Facebook.

 

« C’est affligeant, commente de son côté Laurence Le Souffaché, conseillère municipale EELV d’opposition. Cet ancien adjoint opportuniste, payé avec l’argent des contribuables thiaisiens mais qui na rien fait de son mandat, incarne exactement le type de politique dont nous ne voulons plus et qui dégoûtent les Français de la politique. »

 

 

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