Education | Val-de-Marne | 05/02/2016
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Non-remplacement des profs : les parents n’en peuvent plus

Non-remplacement des profs : les parents n’en peuvent plus

Quatre heures qui sautent en maths une semaine, trois heures en Anglais la suivante, parfois les deux en même temps au collège ou lycée… Dispatching des élèves dans les autres classes en primaire… La carence de remplacement des enseignants, absents pour un stage ou un arrêt de maladie de moins de 15 jours, réjouit les ados mais exaspère les parents.

Quand un enseignant est absent, il faut qu’il soit remplacé ! Sinon, les enseignants présents se retrouvent avec des classes à 50 élèves“, alerte Emilie Cobo-Farelo, parent d’élève Fcpe de la maternelle les Blancs-Bouleaux à Fresnes.  “A l’école élémentaire Emile Roux, les enseignants ont déjà eu 60 élèves à répartir sur chaque classe, et quand on fait le cumul des journées d’absence d’enseignants, on est à 40 journées dont 22 non remplacées !” dénonce Olivier Guillotin, parent d’élève Acctif Education.  Ce jeudi 4 février, alors que la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem allait joyeusement lancer l’année de la Marseillaise à l’école Louis Pasteur, les parents d’élèves élus tractaient une pétition pour dénoncer la situation, faisant signer les parents devant les grilles de l’école. “Aujourd’hui, l’école de la République est en grande difficulté, elle accentue les différences sociales, et c’est bien la question des moyens qu’il faut interroger en premier lieu“, reprend Emilie Cobo-Farelo. “On ne peut que subir mais on est en droit de demander ce qui ne fonctionne pas“, la rejoint Olivier Guillotin. En quelques minutes, une centaine de signatures sont récoltées. De quoi faire à nouveau pression. “Nous avons déjà écrit à l’Inspection académique mais toujours pas reçu de réponse”, regrettent les parents.

Les parlementaires du Val-de-Marne interpellés

Après avoir écrit au ministère de l’Education nationale il y a quelques jours, la Peep du Val-de-Marne a de son côté décidé d’interpeller directement les 17 parlementaires du Val-de-Marne en leur adressant une lettre ouverte. “Non seulement, les remplacements sont chaotiques et parfois très longs à obtenir, mais le recours régulier à des vacataires embauchés du jour au lendemain sur la base d’un simple entretien sans aucune formation ni support se révèle régulièrement catastrophique.  Pire  encore, des contractuels sans aucune aptitude à enseigner se trouvent maintenus en poste pour « boucher les trous » ou transférés d’un établissement à l’autre pour limiter les problèmes lorsque l’inadaptation au poste devient trop flagrante. Sans s’attaquer à la gestion du statut des enseignants,  la PEEP exige que la volonté affichée du gouvernement d’accorder toute son importance à la formation des enseignants soit réelle et qu’il cesse de renforcer une Education Nationale à deux vitesses. C’est pourquoi, nous demandons un renfort immédiat des moyens de remplacement sur notre académie. Or, nous ne cessons de déplorer un ministère de l’Education Nationale sourd à nos demandes et aveugle  aux difficultés vécues dans nos établissements. Aussi nous souhaitons attirer votre attention  sur une situation qui se détériore de semaine en semaine et vous demandons d’intervenir afin de donner aux élèves ce qu’ils sont en droit d’attendre d’un service public de l’éducation nationale, à savoir les mêmes chances quels que soient l’établissement et la classe“, plaide Myriam Menez, présidente de la Peep 94.

 

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