Mouvement social | Accueil Val de Marne (94) Ivry-sur-Seine | 02/06/2016
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Quatrième jour de blocage de l’usine d’incinération d’Ivry-sur-Seine

Quatrième jour de blocage de l’usine d’incinération d’Ivry-sur-Seine
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Plus aucunes fumées ne s’échappe des deux immenses cheminées de l’usine d’incinération d’Ivry-sur-Seine, occupée depuis lundi matin par des militants de la CGT venus de toute la région, à l’initiative de la fédération Services Publics, en signe de protestation contre la loi Travail. Objectif : faire pression.

Une trentaine de militants ont installé un petit camp de fortune derrière les grilles d’entrées de l’usine d’incinération, qui renvoie les camions de déchets vers des sites de moindre importance, à Saint-Ouen, Issy-les-Moulinaux ou encore Romainville. « Il faut taper fort et ce site est stratégique : c’est le plus important pour Paris en matière de déchets« , explique Maria Da Costa Perreira, responsable CGT aux Territoriaux de Paris. « On veut juste montrer que les fonctionnaires territoriaux sont contre cette loi Travail. Car on est concerné, contrairement à ce qu’on nous dit : si on remet en cause la hiérarchie sociale dans le privé, elle sera aussi remise en cause dans le public.« 

Jusqu’à nouvel ordre, l’usine d’incinération d’Ivry-sur-Seine est donc bloquée jour et nuit. Les militants, venus de tous les départements d’Île-de-France, se relaient et s’organisent pour fournir repas et relève aux occupants. « Et s’il faut durcir le mouvement, on n’hésitera pas ! Rien ne nous arrêtera, parce que notre cause est juste« , prévient la syndicaliste, qui a passé la nuit de dimanche à lundi les pieds dans l’eau à l’entrée de l’usine. Sur place, la vie s’organise doucement et des animations sont déjà proposés, comme la projection du film documentaire Merci Patron ! ce mercredi après-midi. Les manifestants ont également reçu le soutien du maire PCF de la ville, Philippe Bouyssou, venu sur place.

Ce jeudi 2 juin, une partie des salariés du site ont également déposé un préavis de grève. « On est en lutte depuis le 9 mars, on va pas s’arrêter comme ça ! » motive un militant du Val d’Oise.

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