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Transports | Val de Marne | 07/12
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1370 Val-de-Marnais ont répondu à l’enquête vélo

Le baromètre des villes cyclables, une enquête lancée par la Fédération des usagers de la bicyclette (Fub) à destination de tous les cyclistes de France, pour leur demander d’estimer la cylabilité de leur commune, a pris fin le 30 novembre.

Au total,  113 000 cyclistes de France ont répondu à la quarantaine de questions qui leur étaient proposées sur la sécurité des trajets, l’existence et la qualité des axes cyclables, les jonctions type rond-points et carrefours, l’alternative lorsqu’il y a des travaux sur une piste cyclable, la signalétique… à propos de 326 communes (Voir article détaillé précédent)  77 % des répondants se déplacent au moins une fois par semaine à vélo et 69% l’utilisent pour travailler.

Marolles-en-Brie championne des réponses en proportion de ses habitants

En Val-de-Marne, 1370 cyclistes ont cliqué pour évaluer leur ville, dans 18 villes du département. Très largement en tête du nombre de réponses pour 1000 habitants, arrive Marolles-en-Brie, qui fait partie des dix communes qui ont obtenu le plus de réponses par habitants et des rares qui ont dépassé les 10 réponses pour 10 000 hab avec un score de 12,35 ‰ obtenu par 59 cyclistes. Loin derrière, trois communes dépassent les 3 ‰ : Arcueil (3,92 ‰), Limeil-Brévannes (3,81 ‰) et d’Alfortville (3,29 ‰).  Sur les 18 communes dont les usagers du vélo ont commenté la cyclabilité, seulement 15 ont dépassé les 50 réponses et pourront donc figurer au classement détaillé des réponses ville par ville qui sera publié en mars 2018. Voir le tableau détaillé du nombre de réponses par ville ci-dessous.

Problème numéro 1 : la sécurité

Sur le fond, le principal problème soulevé par la très grande majorité des cyclistes concerne la sécurité.  80 % des répondants (85 % des répondantes) estiment qu’à vélo il est important d’être séparé du trafic motorisé et 90 %  constatent également que les automobilistes se garent fréquemment sur les itinéraires cyclables. 90 % estiment que les conditions actuelles ne permettent pas aux enfants ou aux personnes âgées de se déplacer à vélo en sécurité, rapporte la Fub (Fédération des usagers de la bicyclette), qui demande à l’Etat de « lancer un appel à projet financé pour des territoires pilotes 100% cyclables ».  Même si les vélos prennent moins de place que les automobiles, les cyclistes constatent également massivement la difficulté de se garer en sécurité près des gares ou
des stations de transports en commun. La Fub demande donc également à l’État la mise en place d’un plan de stationnement intermodal sécurisé et de lutte contre le vol de vélos.

« Les Assises de la mobilité doivent être l’occasion d’assumer la rupture avec la politique du tout-voiture. L’ampleur de la contribution citoyenne portée par la FUB montre que la « solution vélo » a le potentiel pour améliorer concrètement le quotidien des Françaises et des Français. L’État doit permettre à tous de se déplacer à vélo confortablement et en sécurité : un véritable Plan Vélo, sincère et financé, doit être inclus dans la future loi de mobilité« , motive l’association.

Les Limeillois se sentent débutants

Si la Fub n’a pas encore publié le détail des réponses par ville (prévu en mars), elle en a pointé les tendances un peu insolites qui se dégagent de certaines communes, notant par exemple que 45 % des usagers utilisent un vélo à assistance électrique (VAE) pour se déplacer à Francheville (69), ou que 43% des répondants de Brax (31), commune, qui avec 131 réponses, a obtenu le meilleur taux de réponses pour dix mille habitants (46,1 ‰), déclarent accompagner leurs
enfants à vélo. A Limeil-Brévannes,  57 % des répondants ont estimé être des débutants à vélo.

Détails du nombre de réponses par commune

Commune Nb de réponses Réponses / 10 000 hab
Alfortville 148 3,29
Vincennes 116 2,36
Ivry-sur-Seine 110 1,84
Saint-Maur-des-Fossés 99 1,32
Limeil-Brévannes 95 3,81
Fontenay-sous-Bois 93 1,75
Arcueil 82 3,92
Fresnes 76 2,83
Villejuif 73 1,26
Maisons-Alfort 69 1,26
Cachan 67 2,24
Vitry-sur-Seine 67 0,73
Le Perreux-sur-Marne 65 1,93
Marolles-en-Brie 59 12,35
Créteil 52 0,57
Champigny-sur-Marne 36 0,47
Charenton-le-Pont 33 1,07
Nogent-sur-Marne 30 0,96
8 commentaires pour 1370 Val-de-Marnais ont répondu à l’enquête vélo
  • « difficulté de se garer en sécurité près des gares ou
    des stations de transports en commun. »

    -> près des écoles aussi.

  • agnes.laszczyk@gmail.com says:

    Bravo à tous les Marollais qui se sont mobilisés ! Cela prouve tout l’intérêt que les Marollais portent au vélo comme moyen de déplacement au quotidien ! L’association Le Nez au Vent est plus que jamais active pour favoriser l’utilisation du vélo dans Marolles et sur le Plateau Briard. Cela passera par un réseau d’itinéraires cyclables continus, sécurisés et bien identifiés.

  • proposition : faire obligation au permis de conduite d’une épreuve vélo (sauf handi notoires)
    en situation de circulation et rappeler sur les ondes et la TV comment et à quelle distance on doit doubler un cycliste !

    dernière expérience : alors que ma ville a prévu un espace ou la voie se rétrécie pour éviter que les automobilistes ne roulent trop vite un automobiliste sympa m’a doublé ds cet espace restreint
    pour me pas être blessé c’est moi qui ait été obligé de mettre pied à terre … sans compter les insultes parce que ce monsieur ne pouvait perdre deux secondes … me rendre handi pas de pb pour lui !

    il est temps que nous ne fassions pas que des pistes « à part » mais une vraie éducation / sanction !

  • « éducation » : ça existe, dès la maternelle (voir à 1min 55secondes), puis aux âges suivants :

    D’ici là, prendre sa place, loin des voitures garées (portières…). Un rétroviseur peut aider. Anticiper, tendre le bras à gauche pour signaler que l’on va se décaler.

    Il existe aussi des vélos-écoles, pour adultes, pour appendre à faire du vélo en sécurité :

    http://www.fub.fr/velo-ecoles

  • Je partage l’opinion de Monsieur Dumortier. Nombre de voiries sont inadaptées pour permettre la circulation des cyclistes. Surtout quand ces rues sont très fréquentées. Des exemples ? Une voirie de 8 mètres de large, composée de 2 trottoirs de 1,50 mètre, restent 5 mètres de chaussée sur lesquelles le stationnement est autorisé sur 2 côtés si la rue est à sens unique. Comment voulez vous circuler en toute sécurité, notamment si une voiture vous double et qu’un automobiliste ouvre sa portière ? Impossible sauf à vous ramasser une gamelle ! Et quand je vois des pistes cyclables à contre sens, comment un cycliste peut-il croiser un autre cycliste quand une voiture arrive en face ? Casse-gueule assuré ! L’idéal ? Rester en 2 roues mais sur les trottoirs beaucoup plus sûrs. Déambulez en trottinettes, vous êtes considéré comme piéton avec tous les avantages en étant prudent. Je ne comprends pas et n’admets pas que les villes ne fassent pas plus d’effort en faveur des handicapés qui se déplacent en fauteuil roulant. J’ai l’exemple d’une collègue qui, chaque jour, vient au travail ainsi, par tous les temps, elle est dotée d’une volonté exceptionnelle, heureusement que son domicile est proche de son lieu de travail

    • Règle numéro 1 à vélo en ville :
      rouler préventivement à + d’1m20 (largeur d’une portière) de toute voiture garée. C’est la base, à cause de certains automobilistes ne respectant pas l’article du code de la route R417-7 :
      « Il est interdit à tout occupant d’un véhicule à l’arrêt ou en stationnement d’ouvrir une portière lorsque cette manœuvre constitue un danger pour lui-même ou les autres usagers. »

      Par ailleurs, pour les « pistes cyclables à contre sens », tous les chiffres de l’accidentologie nous montrent qu’il n’y a pas de danger particulier, tout le monde ralentissant.

      + c’est étroit, + ça marche.

      Ce pourquoi des villes le généralisent à l’ensemble de leurs rues, fussent-elles + étroites que ce que vous ne pensez :

      Par ailleurs aucune obligation pour 1 cycliste de prendre cet aménagement, si l’estimez dangereux et préférez rouler dans le sens motorisé, c’est à dire en augmentant votre risque de vous manger une portière qui s’ouvre, ce qui est paradoxal avec votre 1ère argument : si vous craignez les portières qui s’ouvrent, alors vous devriez réfléchir aux avantages du doubles sens cyclables, puisque là vous faite face au type qui ouvre sa portière garée : vous vous voyez mutuellement, et qu’au pire la portière s’ouvre dans un sens moins létal pour vous, car la voiture garée vous fait face.

      Pour les handicapés, par contre, je vous rejoins ô combien. C’est une honte.

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