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Politique locale | Villejuif | 16/10
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21 élus d’opposition de Villejuif demandent audience au préfet

21 conseillers municipaux d’opposition de Villejuif ont écrit au préfet ce lundi 16 octobre pour réclamer une audience, considérant que la gestion communale est en « péril », et que la majorité a commis un trop grand nombre « d’irrégularités », en particulier concernant le dossier de la Bourse du travail.

« Les nombreuses irrégularités qui émaillent le fonctionnement de l’assemblée délibérante de notre commune ont trouvé leur paroxysme, ces derniers temps, autour de la gestion de la question de la bourse du travail par l’autorité territoriale« , posent les élus qui contestent le refus du maire d’inscrire la fin de mise à disposition de la Bourse du travail aux syndicats à l’ordre du jour du Conseil municipal du mois de septembre, tant pour évoquer la convention qui avait été passée avec les syndicats en 1986, que celle de la cession de ce bien situé au 16 rue Jean Jaurès pour financer l’école des Réservoirs. Les élus d’opposition contestent aussi la fin de non recevoir quant à la création d’une commission d’enquête sur ce sujet.

« Depuis de nombreux mois, le non-respect du Règlement Intérieur, le non-respect du droit des élus, le non-respect du débat démocratique, le non-respect des procédures de vote, le non-respect des prérogatives du Conseil Municipal,…. constituent la règle. Ce qui apparaît désormais à nos yeux comme une situation de mise en péril de la gestion de notre commune, nous amène à vous alerter, collectivement, au titre de votre pouvoir de tutelle comme du contrôle de la légalité », reprennent les élus qui demandent une audience au préfet.

Les 21 signataires sont : Marc Badel, Guillaume Bulcourt, Anne-Lise Boyer, Claudine Cordillot, Sandra Da Silva Pereira, Natalie Gandais, Dominique Girard, Isabelle Hamidi, Jean-François Harel, Mamilla Kadri, Gilles Lafon, Monique Lambert-Dauvergne, Anne-Gaëlle Leydier, Alain Lipietz, Paulo Nunes, Franck Perillat-Bottonet, Patrick Stagnetto, Sophie Taillé Polian, Sylvie Thomas, Monique Tijeras, Philippe Vidal.

Voir la lettre.

Vendredi, les syndicats ont fait irruption en  séance du Conseil municipal pour exiger un débat, provoquant l’ajournement de la séance.

A lire aussi :

Encore un Conseil municipal annulé à Villejuif

Bourse du travail de Villejuif : l’opposition saisit le préfet

21 commentaires pour 21 élus d’opposition de Villejuif demandent audience au préfet
  • Voici la lettre que tous les groupes d’opposition avions déjà adressée, sur le fond de l’affaire de la Bourse du travail, au préfet :
    http://www.laveniravillejuif.fr/spip.php?article774

    Si nous sollicitons cette fois directement un entrevue pour obtenir le secours de l’Etat, c est que le fonctionnement de la municipalité est désormais bloqué par la tactique du maire consistant à annuler TOUS les conseils municipaux réguliers afin de gagner du temps et échapper à tout contrôle de la part des élus. Notre groupe avait également écrit au préfet pour dénoncer cette pratique :
    http://www.laveniravillejuif.fr/spip.php?article777
    Car il ne s’agit pas que de l’affaire de la Bourse du travail ! Il y a également l’ affaire des salaires amputés du personnel dont le conseil municipal a été dessaisi de la même manière avant les vacances, etc

  • Cher Alain Lipietz,
    En tant qu’habitant de Villejuif, et au milieu d’une vie politique locale qui semble très mouvementée, voire violente, je cherche à comprendre ce qui se passe… ce qui n’est pas aisé…
    Ma question est donc : pourquoi êtes-vous opposé à la vente de ce local ? Je crois comprendre que la ville est très endettée, les impôts très importants, et la Ville fait ici un cadeau à des structures privées, qui sont par ailleurs financées (largement sur fonds publics) selon des procédures précises.
    En quoi est-ce embêtant de récupérer un bien communal et d’en disposer selon les missions de la Ville afin de réaliser les actions relevant d’une commune (et aider des syndicats à se financer n’en fait pas partie) ?
    Merci pour votre réponse,

    • Bonjour Pierre L.
      Nous nous sommes exprimés déjà il y’a deux ans quand une première fois MM le Bohellec et Vidal avaient tenté de vendre la Bourse du travail , puis de démentir en évoquant une erreur des services : voyez par exemple http://www.laveniravillejuif.fr/spip.php?article362
      et nos articles de la même époque. ( Notez que le communiqué http://www.laveniravillejuif.fr/spip.php?article362 comprend d’ailleurs une erreur : la convention date de 1963. En 1986 c’est le régalement intérieur qui a été modifié, il est caduc en ce sens que la composition syndicale s’est modifiée.)
      Vous constaterez que notre argumentation est double : nous voulons conserver à la Ville ET une bourse du travail, ET ce bâtiment de qualité dans une rue qui a largement gardé son cachet.Nous n’en avons pas tellement…
      Vos considérez que les syndicats sont des structures privées ? Ils ne sont pas considérés comme tels dans notre constitution (article 1) , et sont représentés à la troisième chambre de la représentation nationale, le Conseil économique et social. Les conditions d’allocation gratuite de locaux municipaux aux syndicats sont régis par une loi spécifique : l’article L.1311-18 du CGCT (cf http://www.laveniravillejuif.fr/spip.php?article789 ), c’est la façon pour l’Etat local (la Commune) de participer à la mise en oeuvre de notre Constitution.
      De la même façon, la municipalité doit offrir à la population des écoles, de stades, des rues… et des locaux pour la vie associative. Vous proposez de vendre nos biens municipaux pour liquider les anciennes dettes,. Certes, mais n’oubliez pas que les lieux associatifs disparaissent à toute vitesse. Nous devons déjà reloger la maison des associations, le Portail et l’Auberge des idées : la maire s’y est engagé solennellement et publiquement (cf http://www.laveniravillejuif.fr/spip.php?article710 ) Vendre le 16 rue Jean-Jaurès rendrait la crise des locaux associatifs insoluble.
      Nous pensons au contraire qu’avec les deux petites maisons au fond du jardin on résoudrait bien des problèmes. Sauf à racheter des locaux ailleurs… mais vous connaissez l’histoire du Sapeur Camembert.

  • On constate que cette lettre est consignée par 3 des quatre tête de liste du premier tour qui ont fusionnée pour créer l’actuelle majorité. En dehors du problème spécifique de la bourse du travail, cela montre l’état de déliquescence de la gestion municipale; les deux ans et demi qui restent risquent d’être long et la gestion de plus en plus aléatoire.

  • Quelques précisions, à toute fin utile :

    > j’ai été écarté de la majorité municipale dans la nuit suite au 1e tour des municipales et physiquement le mardi 1e avril 2014 au soir, ce qui à l’époque n’a pas du tout choqué Philippe Vidal ni Alain Lipietz qui se positionnent maintenant comme les défenseurs de la démocratie ! Un élu engagé localement dans l’opposition depuis +20 ans qui « apporte » 15.8% ne mérite aucune considération minimum en pareil cas. Quand une union est construite sur une aussi ridicule trahison cela n’a jamais produit de résultat satisfaisant, pour rester sobre, mais encore plus certainement dans cette « configuration » aussi hybride qui a fait la « une » de tous les médias pendant toute la semaine de l’entre deux tours.
    Et je répète que, contrairement au monstrueux mensonge livré aux rumeurs dès le 5 avril 2014, je n’ai jamais eu, quelle que soit la forme, la proposition d’être 1e adjoint au maire. JAMAIS.

    >si Philippe Vidal, en tant que 2nd adjoint aux finances, voulait vendre la Bourse du Travail, se pose aujourd’hui bien plus le constat du non respect de la loi, des conventions et de la procédure, donc la forme, que le fond. L’attitude affligeante de cette médiocrité municipale qui sombre génère au delà de ses pires cauchemars une position commune de toutes les tendance des élus de l’opposition. C’est vous dire à quel point ce que vit notre Conseil Municipal est à vomir.

    Oui, cette gestion déliquescente est le résultat de débutants ignorants imbus d’eux-même mis au pouvoir par le système avec la complicité vénale et lâche de quelques uns « pilotés » par des marchands de parts du gros camembert territorial en échange de promotion et garanties personnelles ailleurs.

    « Voir le monde tel qu’il est et agir tel que l’on voudrait qu’il soit. » C’est ça qui dérange la médiocrité vénale qui ne sait qu’exploiter la peur en manipulant les moutons et tenter de carboniser le moindre soupçon de force, d’intégrité et de compétence…

  • Si ma mémoire et bonne, Alain Lipietz, Philippe Vidal et l’actuel maire de Villejuif Franck Le Bohellec s’étaient rendus dès le lendemain du résultat des élections municipales au domicile d’un certain Dominique Reynié pour décider de la conduite à tenir et en particulier d’éjecter celui par qui la victoire est arrivée: Jean-François Harel. A cette heure, les 3 protagonistes n’ont pas changé ni modifié d’un iota leur tactique de chasse au casse-croute et continuent de se creper allègrement le chignon dans la perspective des prochaines échéances électorales. Donc rien à signaler de nouveau.

    • 😀 😀 😀
      Votre mémoire est trrrrrès mauvaise ! M. Harel était aussi à cette réunion chez M. Reynier, d’où a résulté une liste unifiée , L’Union citoyenne, avec un beau programme et une photo de groupe que vous retrouverez ici : http://www.laveniravillejuif.fr/spip.php?article263
      Aujourd’hui , ce sont Mme Gandais, MM. Harel et Vidal qui ont claqué la porte, faisant fi de « la croute » comme vous dites pour protester contre M. le Bohellec et son mépris des engagements communs devant les Villejuifois.

  • Certes ils ont claqué la porte à cette pseudo union…. mais pas au prochaine municipale où il y aura autant de candidats que d’égos… pas un pour rattraper l’autre… PATHÉTIQUE !!!
    J’attends de voir les alliances…

    • Vous proposez quoi au juste ? Qu’il n’y ait pas de candidat ? Que le gouvernement nomme les conseils municipaux ? Le tirage au sort , comme pour les jurys d’assises ?
      Il y a pourtant des gens, élus aux dernières municipales, qui n’ont pas hésité à sacrifier leur « croute » (comme dit élégamment un correspondant ) quand la probité publique est en jeu : cf : http://www.laveniravillejuif.fr/spip.php?article493
      Conrrairement à la légende à la quelle vous semblez croire, tous les élus ne sont pas pourris, Zézette.

  • oulalala aux prochaines municipales… pluriel comme les candidats …

  • Bonsoir à vous toutes et tous. Ca y est ! les vacances de la Toussaint sont arrivées et on aura un peu plus de temps libre. Je me pose quand même une question sur ce sujet. Quand je vois les noms des 21 signataires de la lettre qui, pour une majorité étaient ensemble, mais les copains, il en reste une majorité qui n’a pas signé la bafouille ! Des noms ? Casel, Caporusso, Arlé (eh, elle vient d’être élue adjointe au Maire, elle ne va pas cracher dans la soupe !) et combien d’autres. Déliquescence, ce mot est approprié. Quels sont les rapports entre Vidal et Casel ? Entre Harel et Obadia ? La seule relative unité existe au sein d’EELV. Tous ensemble, Ouai ! Mais quid avec les autres ? Tiens avec le PS ? avec le PCF ? Avec Vidal ? Ce n’est pas le beau temps !
    Oui ils sont d’accord pour signer une lettre dans laquelle ils demandent au Préfet de faire son boulot (à coup sûr, il va apprécier !) et ils lui demandent une audience. Et tous ces bons élus se transforment en juristes, il n’y a qu’eux qui savent juger ! L’Administration ? Elle a aussi son mot à dire ! Elle se doit de refuser d’obéir si le droit n’est pas respecté. Le Préfet se doit de sanctionner, le receveur municipal a obligation de refuser de payer. Mais ils s’en foutent !! Heureusement, nous avons nos chers politiques (les 21) pour jouer les parfaits légalistes ! C’est un peu gros pour avaler la pilule, non ? Et en plus, dans ce courrier, il est des termes qui sont inadaptés ce qui en dit long sur les connaissances du droit des signataires. Dans tout ça, un seul objectif : dégommer le Maire. Est-ce le rôle d’un conseiller municipal (Bulcourt) de s’afficher avec la banderole d’un syndicat ? Sûrement pas !
    Lundi soir, vous essaierez de remettre sur les rails cette séance de Conseil Municipal. Y parviendrez-vous ? Ferez vous appel à la police pour maintenir l’ordre ? Aurez vous une pensée pour ces fonctionnaires qui seront encore mobilisés ? Je le sais, beaucoup sont exténués. Amen !

    • Bonjour Mme Marquer
      Vous soulevez un problème!ème beaucoup plus général. Je vous réponds plus loin dans un commentaire spécial à partir de l’affaire qui a fait éclater l’Union citoyenne : le scandale de la Halle des sports.

  • Comme il est facile de rapporter les événements d’une manière édulcoré pour se dédouaner. Manipuler les faits est un art subtil dont la présentation écrite en est l’apogée. Mais comme bon ne s’écrit pas avec un c , le silence des lecteurs n’est pas toujours un acte d’approbation.

    Effectivement j’étais à la réunion à 10h00 chez Reynié, mais en tant qu’exclu programmé dans la nuit, d’où ma joie évidente sur cette photo http://www.laveniravillejuif.fr/spip.php?article263 des 4 listes prise le lundi en fin d’après-midi, ayant perçu qu’il se tramait quelque chose. La suite me le précisera. Effective dès le 1e avril j’ai été expulsé vers 20h de la réunion des 4 leaders des 4 listes ayant fusionnées et remportées le second tour.
    Donc me mettre dans la même position que Nathalie Gandais qui a quitté avec son groupe la majorité municipale 2 ans plus tard puis Philippe Vidal qui en a été remercié 3 ans plus tard n’est pas acceptable. Je n’ai pas claqué la porte, ils me l’ont claqué au nez ! Cette situation est advenue parce que Ni Gandais, ni Lipietz, ni Vidal ne se sont opposés à ma non intégration, car programmée avec leur complicité.

    Et quand j’ai finalement été invité à y aller en avril 2017, après que le maire m’ait sollicité pour voter son budget 2017 car il lui manquait un à deux voix pour avoir la majorité de 23 sur 45 conseillers municipaux, non pour mon éventuelle expérience et encore moins pour ma légitimité, son attitude et celle de quelques-uns m’ont définitivement confirmé que je n’avais rien à regretter de ne pas avoir été intégré à cette majorité et qu’il fallait encore moins y aller depuis lors. Mais il a eu ses 23 voix sans la mienne. Au train où ils vont, en mars 2018 ils en auront moins de 23, à l’insu de leur plein gré !

  • « Sacrifier » bigre !!!!! Nous n’avons pas la même notion du sacrifice.

    J’attends comme de nombreux Villejuifois des canditats POUR Villejuif, pas pour satisfaire leur égo ; des candidats qui ne passent pas leur temps sur les réseaux sociaux à baver leur haine, à nous dire ce que l’on doit penser (imbéciles que nous sommes)… des candidats dans l’action quoi.

    Je pense qu’il faut passer la main, ceux qui naguère étaient auprès du maire dans le cadre du plus petit dénominateur commun, à savoir faire tomber l’ancienne municipalité, l’action étant accomplie, peuvent aller voir plus loin si l’herbe est plus verte.
    Je ne doute pas que certains ont des idées pour la ville… pas de marche verte surtout !

  • Rebonjour Mme Marquer
    ce n’est pas la première fois que vous prenez le clavier pour opposer les élus (qui ne disent que des bêtises, par démagogie ) aux fonctionnaires territoriaux ( qui savent raison garder et « doivent refuser d’obéir »).
    Je suis ancien haut fonctionnaire et ancien élu à différents échelons alors je connais les deux faces de la médaille.
    Le problème que vous évoquez est théoriquement réglé par la loi Le Pors qui protège le fonctionnaire « lanceur d’alerte ». Comme l’a remarqué le Conseil d’Etat dans un rapport préparatoire à la loi Sapin 2, ça n’a jamais marché, et la CE donne de subtiles raisons pour expliquer pourquoi, ainsi que des pistes de solution.
    Dans notre expérience lors de la dénonciation à la Procureur de la République :
    – tous les élus L’Avenir à Villjuif / EELV ont été solidaires et ont été virés ou ont démissionné,
    – aucun fonctionnaire n’a osé parler, sauf en privé, par exemple en attirant discrètement l’attention des élus sur les indélicatesses de certains membres de l’exécutif (et leur témoignage est connu de la Brigade financière de la PP). En outre ils ont un « devoir de loyauté  » à l’égard du maire, que les plus honnêtes sont aussi les plus enclins à respecter. Enfin, l’attitude des groupes politiques PCF et surtout PS (« canal habituel » ou macroniens) a été un signal très clair : « c’est ceux qui dénoncent qui doivent partir, et en courant ». La plupart de ceux qui « étaient au courant » ont préféré partir pour d’autres villes.D’autre continuent le combat dans Villjuif pour l’honneur du service public.

    La première différence est que les fonctionnaires territoriaux risquent leur poste ou du moins leur carrière. Les élus aussi quand ils ont quitté leur travail pour servir à plein temps comme maire adjointe par exemple. Mais les élus « militants » du type L’avenir à Villejuif sont armés psychologiquement d’un idéal en matière de citoyenneté : ils ont pris des coups pour cet idéal plus ou moins toute leur vie, et ont souvent assuré d’une autre manière leur indépendance financière. La destitution, si douloureuse soit-elle,y compris financièrement parfois, est une peccadille par rapport aux risques que prenaient des citoyens ordinaires pendant la Résistance… ou que prennent tous les jours les pompiers.

    Je vous appelle donc à mesurer et respecter les difficultés des uns et des autres au service de la population face à un maire qui « disjoncte ».
    Ces problèmes sont les mêmes partout, d’où l’intérêt suscité par le cas d’école Villejuif dans les revues de gestion publique, voyez par exemple ici :
    http://www.laveniravillejuif.fr/spip.php?article618

  • Tout cela est déconcertant. Une certitude mr le Bohellec ne sera jamais réélu à Villejuif (d’ailleurs les résultats des dernières élections confortent cette hypothèse). Les perdant d’hier ont toutes les chances d’être les vainqueurs de demain et de retrouver leur bastion rouge.
    La guerre des égos aura complètement démolie une nouvelle ère. Chacun en tirera les conclusions qui s’imposent.

  • Bonjour Monsieur Lipietz
    Votre commentaire du 20 octobre (19 h 14) me laisse dubitative. J’ose espérer qu’il s’agit d’humour et que je n’y suis pas très réactive ! A défaut, vous ignorez ce qui s’est passé en 2014 dans quelques communes. Aucune candidature déposée et les municipales n’ont pu avoir lieu. Une délégation spéciale a été mise en place avec obligation de faire des municipales dans les 6 mois. A défaut : fusion. Un Gouvernement quel qu’il soit qui nommerait les élus ? Oui, c’est vrai, ça existe, mais que dans le Département de la Meuse dans des communes qui ont été rayées de la carte lors de la première guerre mondiale. Ces communes n’ont aucun habitant mais existent toujours. Et le Maire et autres élus sont nommés par le Préfet.
    Doit on rappeler aux signataires que, grâce à « Dieu » (Mitterrand) nous sommes en régime de décentralisation administrative depuis 1982, je crois… Et que la tutelle est tombée depuis cette date, en lieu et place, un contrôle de légalité est institué. Croyez moi, le Préfet va bien se marrer quand il verra ce mot de tutelle ! Alors, arrêtez de jouer les juristes, de dire que vous seul avez raison, et, dans mon précédent commentaire, rappelez vous de 3 choses : le taux d’abstention record pour des municipales, malgré la présence de 7 listes, donc le faible nombre de voix obtenues par chaque liste. Sur ce point, Monsieur Harel qui parle de ses 15,8 % devrait être modeste en disant le nombre de voix obtenues par sa liste. Pareil pour tous les autres ! Si des municipales anticipées ont lieu, les scissions remarquées ici ou là n’inciteront guère les électeurs à se déplacer. Et enfin, pour peu que vous naviguiez sur Internet, quand on voit les vidéos des municipales de 2014 à Villejuif, notamment sur Youtube, tout cela donne la nausée. Amen !

  • re-bonjour Monsieur Lipietz
    Je dois vous dire que vous me laissez sans réaction ! Si, si, je vous l’assure ! J’opposerais les élus, tous les élus, aux fonctionnaires ? Les élus seraient tous des malhonnêtes et nous serions assez tordu(e)s pour aller voter « Acclamons la gloire de nos chers élus » « Louange à vous adorables élus » !!
    Je reprendrai les propos de « Dieu » (Mitterrand) en 1965 : « Non ce n’est pas vrai »
    Non ce n’est pas vrai : je n’ai jamais considéré les élus comme des pourris. A chaque élection, je vais voter, parfois à contre-coeur mais je me déplace, même pour voter blanc ou nul. Merci aux révolutionnaires de 1848 d’avoir instauré le suffrage universel. Et au Général de Gaulle (wouah ! la réactionnaire !!) de l’avoir étendu aux femmes
    Non ce n’est pas vrai : les élus ne disent pas que des bêtises. On peut partager leurs opinions ou les rejeter mais on doit toujours garder à l’esprit qu’ils sont élus et sont les représentants de la République, même au plan local. Un exemple ? Tout le monde, politiques comme habitants ont fait bloc autour des Maires de Caudry et de Villejuif, sans oublier les prêtres, lors de la cérémonie en mémoire d’Aurélie Chatelain. Que l’on soit croyante (mon cas) ou laïque, tout le monde s’est retrouvé à l’église et c’est très bien.
    Les fonctionnaires maintenant : comme partout, ils ne sont pas toujours parfaits. J’ai encore eu un exemple la semaine dernière. Quand vous évoquez les confidences en privé, désolée, cette attitude est condamnable. Discrétion TOTALE sauf devant un juge. Et dites vous bien qu’on arrive toujours à retrouver un fonctionnaire (c’est arrivé à ma soeur, d’une intégrité totale). Ils doivent refuser d’obéir en cas d’illégalité. Puisque vous dites que vous avez été un haut fonctionnaire, vous devez savoir ce qu’il en est. Et ensuite, même si une juridiction administrative ou pénale est saisie, il n’est pas certain que le plaignant obtienne gain de cause. Doit on vous rappeler qu’en janvier 2016, vous avez été débouté en appel, dans une affaire qui vous opposait au PCF et au PS ? Qu’en sera-t-il pour la Halle des Sports ? On verra bien. Mais cette situation est en complète contradiction avec les grands sourires et blagues que l’on peut voir sur Youtube entre vous, le Maire, et M. Vidal.
    Un peu de politique fiction : imaginons que le quorum ne soit plus atteint dans le Conseil Municipal, qu’il soit annulé comme celui du 13 octobre, que le budget ne soit pas voté au printemps prochain, que nous assistions à des démissions en série (peu probable !) et qu’il faille organiser des municipales anticipées, comment se joueront les alliances ? Sur ce point, aucune réponse. Ce qui est incontestable, dans plusieurs formations politiques, il existe des inimitiés notoires ayant entraîné quelques scissions. C’est sur ce seul point que je suis critique, qui engendre mal vivre chez nos collègues fonctionnaires. Amen !

    • Et bien tant mieux chère Madame si je vous ai mal comprise et si nous sommes d’accord. Je n’irai pas jusqu’à « condamner  » les fonctionnaires qui ne dénoncent pas : ils sont dans la même situation que les femmes qui ne dénoncent pas le harcèlement par leurs employeurs , sachant que 95 % sont alors virées sans que leur employer soit condamné. Ce qui est arrivé au Directeur Général des Services de Villejuif, qui n’a fait que refuser un ordre illégal.

      Et comme vous le remarquez, quoique haut fonctionnaire, je n’ai pas peur de dénoncer les délits, mais je connais les difficultés, et encore plus que moi Mme Gandais, auteure de la dénonciation du scandale de la Halle des sports auprès de a Procureure de la République. Les Villejuifois savent d’ailleurs pouvoir compter sur nous : nous ne nous tairons pas, dès lors que nous découvrons un délit, même chez ceux , quels qu’ils soient, avec qui nous échangions de grands sourires 20 mois plus tôt.

      Et vous avez raison : on peut perdre un procès en « diffamation » , comme nous en sommes un exemple vivant parmi des dizaines de milliers d’autres, faute de « preuves suffisantes » , et même si en appel le juge nous dispense de démentir nos propres affirmations et réduit considérablement notre condamnation , cf http://www.laveniravillejuif.fr/spip.php?article711

      Enfin, comme nous l’avons dit de nombreuses fois ici-même ou sur notre site, l’unité contre le maire pour dénoncer l’expulsion de la Bourse du travail n’implique pas , évidemment, une volonté de gouverner ensemble la ville. Pas de politique fiction , donc.

  • Bonsoir ou bonjour Madame Véronique Marquer,

    Comme vous y allez !

    Tout d’abord, oui l’abstention est dramatique. Le problème est que, d’une par les abstentionnistes ont chaque toujours plus de bonnes raisons, surtout à Villejuif, de na pas ou de ne plus voter mais, en même temps, ils dament la pistes à tous eux qui les en ont écœuré ! « Ne pas voter c’est donner 2 voix à ceux qui vous en ont écœuré. » Si les vainqueurs nous conviennent de moins en moins c’est bien grâce aux abstentionnistes qu’ils arrivent à gagner avec peu de suffrages. Mais tous les abstentionnistes veulent quand même que les rues soient propres, que la police vienne vite, que les poubelles soient ramassées et que les services publics, souvent conduits par un conseil municipal composé d’élu(e)s, remplisse ses fonctions. Voilà une contradiction ahurissante ; « je ne vote pas mais je veux qu’ils s’occupent de mon confort commun au quotidien ! » Malheureusement, notre Constitution ne précise pas encore un seuil minimum de suffrages exprimés pour que le résultat soit valable.

    Concernant nos 15.8%, ils représentent 2 173 suffrages exprimés.

    Maintenant, à vous lire, vous êtes écœuré ! Mais comme vous le dites et l’écrivez, Amen ! Mais amène-toi ! Oui, venez ! Engagez-vous ! Préparez votre liste et présentez-vous la prochaine fois ! Venez nous montrer comment faire ! Pour ma part j’accepte toute critique mais avec des solutions concrètes étayées sur des expériences, pas que des critiques, souvent justes, certes. Comme le disait Albert Einstein : « le problème n’est pas ceux qui font le mal, mais tous ceux qui ne font rien ! » Alors Amen, à part critiquer, vous faites quoi, vous ?

    Je ne vous ai pas vu dans le public du Conseil Municipal de ce soir de 19h à 1h du matin… pour suivre en direct son déroulement avec les échanges, positions et postures de chacun !

    • Bonsoir Monsieur Harel,
      Je répondrai point par point à votre commentaire. Et je commencerai par la fin. Non, je n’étais pas présente hier soir au conseil municipal. Mon père a été hospitalisé en urgence, aussi, je pense que vous comprendrez que la famille passe avant la politique.
      L’abstention : oui, c’est un réel problème. Et il faut y ajouter les bulletins blancs et nuls. Mais pourquoi m’accusez vous sur ce sujet ? Depuis l’âge requis pour voter, je me suis toujours déplacée, je l’ai écrit. Mais après, vous ne me ferez pas croire que l’on est enthousiaste à la vue de certains programmes. Exemple pour le second tour des présidentielles, et même pour le premier tour aussi. Mais je suis aller voter, non pas pour mais en éliminant candidats qui ne me convenaient pas.
      Ma profession ensuite : sachez que je suis fonctionnaire (cadre supérieur), que je côtoie les politiques et suis, comme ma soeur, d’une intégrité et d’un légalisme total.
      Ce que je reproche à Villejuif, mais pas à l’ensemble des élus. D’une entente totale en 2014, beaucoup sont passés à des inimitiés notoires. Des listes se sont fissurées, et des relatives unions (ces 21 signatures) ne me paraissent être que « de façade » . Il n’y a qu’à Villejuif où cette situation soit de mise ! Pour peu que vous lisiez les articles excellents de 94citoyens.com, on ne parle quasiment jamais de Gentilly, Ivry et Vitry, le Kremlin, Thiais, Chevilly, Fresnes et même l’Hay où il y a eu alternance. Et maintenant, ce que je ne supporte pas du tout, beaucoup d’élus se transforment en juristes et prétendent que telle disposition est illégale. Faut pas pousser ! Que fait l’Administration, qui se doit de conseiller le politique ? Qui doit refuser d’obéir si un ordre donné est illégal ? Qui doit refuser de payer (Trésorier Municipal), pour les mêmes raisons ? Les fonctionnaires !
      Ensuite, ce n’est pas grâce, uniquement aux politiques si les rues sont propres, si nous avons encore des espaces verts entretenus, y compris aux abords des équipements. Avez vous vu un politique mettre « la main à la pâte » ? Moi, oui, en province où une totale collaboration se faisait entre élus et fonctionnaires, dans un petit village rural. Donc, oui, il est nécessaire de leur rendre hommage
      En conclusion, j’ai l’impression d’assister à une mauvaise pièce de théâtre (ou à un mauvais film), avec des retournements à tout va, avec des abus de pouvoir, un peu comme Louis XVI : « c’est légal parce que je le veux » !
      Ce qui se fait dans nombre de communes de toutes sensibilités : des réunions entre élus et population. Aujourd’hui, c’est le calme plat. M’engager en politique ? Je suis de celles et ceux qui considèrent que, dès l’instant que l’on est agent public, c’est une cause d’inéligibilité . Mais, comme vous, comme d’autres, on se doit d’avoir un sens critique, en bien comme en mal.

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