Education | Champigny-sur-Marne | 11/01/2017
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A Champigny, la mobilisation se poursuit avec des couacs pour défendre les lycées de Zep

Ce mardi 10 janvier, l’opération lycées déserts a fonctionné à plein dans les lycées d’ex Zep de Champigny-sur-Marne. Outre un préavis de grève déposé par les enseignants, la Fcpe avait appelé les parents à ne pas mettre leurs jeunes au lycée.

En dehors des classes post-bac, seulement quelques élèves se sont présentés à Langevin Wallon, Gabriel Péri et Marx Dormoy. Les cours n’ont donc pas été assurés. Lors d’une AG commune aux lycées de Zep de la ville, avant de rejoindre la manifestation qui était organisée à Paris, les enseignants ont tenté d’imaginer la suite du mouvement. «Cette journée est importante pour enclencher autre chose avec des élèves plus actifs, explique un professeur du lycée Langevin-Wallon. La publication d’une vidéo sur une chaîne Youtube dédiée,  Langevin TV, a été efficace auprès des lycéens. Certains sont prêts à se mobiliser et cherchent à savoir comment nous aider.»  Voir article sur ce sujet.

Un professeurs du lycée Gabriel Péri pointe toutefois le problème de la mobilisation. «Un lycée mort c’est bien, mais si les collègues restent chez eux, cela ne sert pas à grand chose!» Face à cela, les professeurs des lycées Langevin Wallon, déterminés,  proposent plusieurs actions. Ce jeudi 12 janvier, la grève sera reconduite à Langevin Wallon, afin que les professeurs puissent faire une tournée des autres écoles primaires, collèges et lycées, mais aussi des marchés et lieux de passage. Et ils comptent bien inciter les autres lycées à le faire. Les enseignants prévoient aussi de faire signer une pétition.

Les trois lycées campinois se sont aussi mis d’accord pour organiser un rassemblement devant la mairie, mardi 17 janvier à 17h30, avec le soutien des élus de la ville.

Les profs mettent un chiffre en avant : « Un élève de l’Académie de Paris coûte 47% plus cher à l’Etat qu’un élève de l’académie de Créteil. On donne moins à ceux qui en on le plus besoin», commente une professeure qui propose de manifester dans les beaux quartiers. Un autre veut s’inviter dans le débat des primaires de gauche «Il faut s’inviter là où sont les médias pour accrocher le ministère et se faire entendre!».
D’autres propositions telles que des actions coup de poing et des flashmobs sont également envisagées.

Du côté des parents d’élèves, le fait que les enseignants n’aient pas fait officiellement grève irrite.  «Nous avons fait circuler un communiqué pour que les parents gardent les élèves à la maison mais les professeurs ne se sont pas déclarés grévistes, ce qui laisse entendre que ce-sont les élèves qui font grève en ne venant pas à l’école!  J’ai demandé aux parents de soutenir les professeurs, mais pour que l’action ait son sens, ils auraient du se déclarer en grève. C’est une action fantôme que nous avons soutenu», s’agace la présidente de la Fcpe de Langevin Wallon.

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