Politique locale | Périgny-sur-Yerres | 18/04
Réagir Par

A la brocante de Périgny-sur-Yerres, la présidentielle c’est bof bof

La présidentielle ? On n’attendait pas grand-chose dans les allées de la brocante géante de Périgny-sur-Yerres, ce dimanche de Pâques, dans cette commune où fut constituée en toute discrétion la IVe internationale fin 1938, dans la maison d’Alfred Rosmer, syndicaliste, trotskiste puis historien du mouvement ouvrier.

Sandrine a quarante ans. Éducatrice en Seine et Marne, elle vient de se rendre compte qu’elle ne serait pas là pour le premier tour des élections. Pas grave en rit-elle, confiant son désintérêt pour la politique actuelle. Déçue de tous les partis, elle se dit exténuée des changements de programme d’éducation et recherche avant tout la stabilité. « Ça change sans arrêt ! Ils sont incapables de se mettre d’accord ! »

Près de son stand, une petite table est dressée avec des cartons remplis d’habits de toutes les couleurs. Gladys, 32 ans, fonctionnaire dans le Val-de-Marne, fait part de son dégoût pour la corruption. « La présidentielle est d’une profonde nullité. Je suis plutôt pour les petits candidats en général, et là je dirai que Mélenchon a du bon, Le Pen aussi, mais bon, globalement leurs promesses, c’est du vent ! »

« Tous les politiques, ce qu’ils veulent après tout, c’est le pouvoir. J’ai regardé le débat, j’ai trouvé ça très intéressant bien sûr, mais je suis encore très mitigé. Je ne sais toujours pas pour qui voter « , témoigne pour sa aprt   Yvon 43 ans, habitant de Savigny-le-temple en Seine et Marne.  Ses attentes ? Une amélioration de l’éducation. Mais bon, les élections, plus il y pense, plus il doute, confie-t-il.

Alizée, 30 ans, est au chômage après avoir été longtemps directrice artistique. Elle, porte beaucoup d’espoirs dans cette élection. « Moi, je vote pour Hamon. C’est sûr. C’est comme une évidence, j’ai un côté artistique, et il se trouve que c’est le seul candidat qui propose de vrais projets pour la culture. Lui seul serait capable de vraiment améliorer l’éducation. S’il faut qu’il y ait un duel entre Le Pen et Mélenchon, j’opterai pour Mélenchon. »

 

Brigitte, 32 ans, fonctionnaire de police dans la commune de Périgny, reste encore partagée.  « Je ne sais pas trop pour qui voter. Je voudrais que la sécurité soit renforcée  car je suis dedans et je sais qu’il y a d’énormes progrès à faire. Mais je crois que ce serait une mauvaise idée de quitter l’Europe. En fait, c’est le pire de ce qui pourrait nous arriver. On a plus à y perdre en la quittant donc restons-y ! »

Le stand de Brigitte

Cet article est publié dans avec comme tags ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *