Associations | Arcueil | 05/06/2017
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Ambiance rock’n’roll à la Mine d’Arcueil pour le festival Woodstroc

Ambiance rock’n’roll à la Mine d’Arcueil pour le festival Woodstroc
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Récup créative, musique... Après son ouverture en décembre dernier, la ressourcerie La Mine d'Arcueil a fait le plein dans une ambiance festive pour la première édition de son festival Woodstroc ce weekend.

Une initiative lancée dans le cadre de la semaine du développement durable alors que l’association investit en priorité les chantiers du réemploi, de la réduction des déchets et du partage en promouvant un modèle alternatif de consommation.

Du Woodstock au Woodstroc …

« C’est un festival avec un état d’esprit, de partage, de valeur, de solidarité, de respect, de tolérance et d’amour. C’est le troc du savoir, le troc d’objets, le troc d’émotions … Ça reste une métaphore mais c’est aussi concret ! On a monté la ressourcerie pour montrer que d’autres modèles étaient possibles. C’est un projet qui a pu se faire grâce aux soutiens des bénévoles. On essaye de mettre en place tout un nombre d’activités pour sensibiliser au maximum les gens sur le réemploi, la réduction des déchets et le partage. On a monté ce festival aussi pour faire connaître la ressourcerie, et montrer qu’on n’est pas dans une simple activité de boutique et de café », motive Régis Pio, cofondateur du festival.

Pourquoi Woodstroc ? « On s’est inspiré du festival de musique hippie, quand tout le monde disait que tout était possible, qu’il fallait vivre dans la bienveillance, et on l’a adapté à la thématique du réemploi. On veut dynamiser la ville. Aujourd’hui, on est accompagné par des supers jeunes artistes franciliens qui viennent apporter leur énergie au festival avec de la musique transcendantale et autres inspirations du monde. Ce n’est pas jouer pour jouer, ces personnes-là portent aussi des valeurs » défend Régis Pio.

 

 

Artistes en répétition pour le concert du samedi soir.

« En musique, on a du latino, de la soul, du funk, du Rock’and’Roll … On ne vise pas un seul public, ou une seule musique, c’est vraiment tous ensemble et y a de quoi faire ! La musique ouvre l’esprit, ça fait voyager » insiste Zahra Khnati, bénévole qui a rejoint la Mine quelques jours après l’inauguration du lieu en décembre dernier.

Un entrepôt transformé en galerie d’arts

En ce weekend festif, le grand entrepôt était transformé en galerie d’arts avec toujours en toile de fond le recyclage. « Le principe est de faire découvrir la galerie, les différentes expositions, pour régaler les yeux. C’est le recyclage et la liberté de penser. On prend ce qu’il y a pour en faire quelque chose de nouveau dans le but de faire plaisir aux gens et donner une belle vie à des objets qu’on laisserait généreusement abandonnés. C’est redonner vie et passion. La plupart de nos artistes sont d’ Arcueil, d’autres de Cachan. Chacun a son petit univers…  »

Chaises réalisées avec du bois de woodstock recyclé. « Ce sont des chaises dansantes » sourit Zahra Khnati. A gauche, des chaises ananas fruitées. A droite, des chaises françaises, bleu, blanc, rouge. Par David Chambard.

Des ateliers participatifs

Direction la cabine d’essayage débordant d’accessoires et de vêtements rétro pour se faire tirer le portrait … « L’idée, c’était de faire un voyage dans le temps à partir des photos. J’ai sélectionné dans la Mine des vêtements qui pouvaient venir d’un autre temps. J’ai un beau manteau de fourrure, années 30, style mafieux. J’ai récupéré plein de nuisettes avec des cols en fourrure. On va faire les archives d’Arcueil, de fausses archives … Pour l’instant, ça se passe bien c’est marrant ! » se réjouit Mathilde, vidéaste. Alix et Marin se sont prêtées au jeu avec bonheur. « J’ai grave la classe franchement ! Je suis archi-stylée ! » se bidonne Alix. «Bienvenue dans le Val-de-Mare période Deauville … J’ai l’air d’un alcoolique ou d’un professeur de maths » plaisante Marin.  » On aime être un couple rétro ». Seulement, il y a un hic. « Ah ! Je ne sais pas faire le nœud de cravate… Au moins on apprend des choses ! »

Alix et Marin

Ici, on découpe des personnages, des objets ou des textes issus de livres jeunesse pour les coller dans des cadres et écrire leur propre récit … « Ce qu’on aime, c’est proposer des structures où les gens puissent se raconter des histoires, jouer avec leur imagination. On recycle les histoires pour en faire des nouvelles » présentent Jeanne et Julie, graphistes.

Dans le Fab Lab, opération récup créative. « C’est de la récup’ créative. On a fait des bracelets en décapsuleur, mais aussi des tambours avec une boîte de conserve, du plastique et une baguette chinoise. Ça sonne super bien ! Pas besoin d’aller acheter un tambour n’importe où. Le but est de diminuer la consommation. On peut pérenniser les objets » assure l’artiste Gabriela, animatrice de l’atelier « Débrouille & cie ».

Un tambour boîte de conserve avec sa baguette chinoise

Les visiteurs ambiancés

Alors qu’il était en route pour aller faire les courses du samedi, Rachid a bifurqué par hasard, attiré par le son des guitares. « C’est pas mal ! Cela me rappelle l’époque, quand j’étais plus jeune ! ». Confortablement installée dans un large canapé, Emma, elle, avait bien prévu de se rendre à la Mine. « Je suis venue occuper ma fille aux ateliers pour lui faire découvrir de nouvelles expériences. On a fait une photo rétro toutes les deux. Cela fera un beau cadeau pour la fête des pères ! Ce n’est pas commercial mais artistique, ce qui correspond à l’esprit du lieu ». Richard est aussi charmé. « C’est sympa que les gens puissent se retrouver, c’est convivial. L’essentiel, c’est d’avoir un lieu pour se rencontrer et se parler. La Mine regroupe une centaine de personnes qui travaillent ailleurs, que ce soit dans les jardins partagés ou à la maison des solidarités. Y a un truc qui est en train de se passer ! »

Emma et Eloïse

La Mine, six mois après l’ouverture

Quel bilan six mois après l’ouverture de la Mine ? « Depuis le début de la Mine, on a collecté 40 tonnes d’encombrants auprès des particuliers. On a un atelier chantier d’insertion avec 10 personnes qui travaillent, et 14 salariés à la Mine. Notre boutique compte 35 à 50 clients par jour. On a des ateliers Fab Lab ouverts. On fait de la sensibilisation dans les quartiers avec un projet de récup’ tour. On est sur tous les fronts ! » confie Régis Pio

A lire aussi : Première collecte réussie pour la ressourcerie La Mine à Arcueil

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