Environnement | Le Plessis-Trévise | 03/05/2017
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Au Plessis-Trévise, un habitant en colère après l’abattage de chênes

C’est ce samedi 22 avril que Michel, habitant du Plessis-Trévise, a vu rouge lorsque, surpris par des bruits de tronçonneuse vers 8 heures 30, il a constaté stupéfait que huit chênes avaient été abattus Villa Trévise.

«Il ne reste que des totems, rien ne repoussera, je ne comprends pas que l’on puisse faire disparaître un petit bois comme ça, aussi rapidement», s’émeut l’habitant. Des policiers municipaux alertés par le riverain lui indiquent que l’action a été réalisée dans les règles. Pas convaincu, Michel se rend en mairie le lundi pour demander des comptes au service urbanisme de la commune dont le logo représente un arbre et un oiseau. « On m’a expliqué qu’à l’heure actuelle, les textes de lois empêcheraient  à un propriétaire de couper ces arbres mais que le permis de construire a été délivré avant la nouvelle législation de 2015. Ce que je reproche est que cet abattage se soit déroulé en catimini, c’est choquant. J’ai l’impression que l’on passe son temps à découper des arbres au Plessis», ne décolère pas le riverain.

«Je comprends l’émotion des riverains qui découvrent que l’on a coupé des arbres, mais tout a été fait dans le respect de la réglementation, réagit Didier Dousset, maire Modem du Plessis-Trévise. Les services  urbanisme de la mairie et du territoire visent les parcelles qui font l’objet de permis de construire pour mettre à l’abri les parties boisées non constructibles. Nous sommes une commune dont le parc social est carencé, il nous faut faire évoluer notre habitat, pour autant, nous cherchons à contrôler l’étalement urbain et souhaitons conserver ces parties boisées et verdoyantes qui offrent des respirations.»

« La commune est très jeunes et n’était composée à l’origine que de prairies et de forêts. Nous avons réservé plusieurs zones boisées au PLU comme par exemple le bois Marbeau et avons un PLU très volontariste sur la question des arbres. Nous travaillons notamment à une trame verte pour permettre à la faune de se déplacer d’un espace à l’autre et intensifier la biodiversité dans le massif boisé que nous partageons avec d’autres communes en lisière de la Seine-Saint-Denis et de la Seine-et-Marne, insiste Sabine Patoux, maire-adjointe à l’urbanisme. Le terrain en question avait été divisé en trois pour faire trois pavillons dont les deux premiers étaient déjà construits. Sur ce terrain, la population d’arbres n’a jamais été gérée et il y a des bouquets de chênes resserrés, montés verticalement qui n’avaient pas d’envergure. Les quatre chênes qui ne gênaient pas ont été laissés en fond de parcelle et seuls huit arbres ont été coupés, mais pas d’arbres remarquables comme ceux que nous avons repérés avec l’aide de l’association Renard. Lorsque nous avons des arbres remarquables, comme cela est le cas dans une autre parcelle, nous travaillons avec un architecte pour faire avec », détaille l’élue.

 

 

 

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