Politique locale | Accueil Val de Marne (94) Fresnes | 03/04/2017
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Avec son candidat aux législatives Bernard Quéau, l’UDI creuse son sillon à Fresnes

Avec son candidat aux législatives Bernard Quéau, l’UDI creuse son sillon à Fresnes
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En mars 2014, c’est à 200 voix près que le député-maire PS de Fresnes, Jean-Jacques Bridey, a été réélu face à Frédérique Pradier, à l’époque sans étiquette soutenue par l’UDI et désormais membre de l’UDI, au terme d’une quadrangulaire témoignant de divisions à droite et à gauche.

Derrière le maire réélu et la candidate de centre droit, qui avaient respectivement fait 3010 et 2810 voix, suivaient le candidat UMP Georges Kibong-Amira avec 1194 voix, et le divers gauche Kaddour Metir avec 579 voix. Autant dire que le rapport de force global était plus en faveur de la droite. Une tendance qui s’est confirmée au moment des départementales de 2015 lors desquelles le binôme Frédérique Pradier – Vincent Jeanbrun (maire LR de L’Haÿ) a été élu dans un climat également compliqué de divisions à gauche. Aux régionales de 2015 toutefois, dernier scrutin en date, la gauche a bénéficié d’une claire majorité dans la ville, le PS CLaude Bartolone étant en tête au premier comme au deuxième tour. Depuis, la situation a encore évolué à Fresnes avec un député-maire PS qui soutient ouvertement Macron et dont on ne sait pas trop s’il sera candidat En marche, PS ou les deux aux législatives. Pour l’UDI, qui tient déjà la mairie de Vincennes à l’est du département, il y a donc là une belle carte à jouer pour se développer un fief à l’ouest du département.

Dans ce contexte, la campagne que vient de lancer Bernard Quéau est une bonne opportunité pour travailler la visibilité du parti à mi-mandat municipal.  Dans le cadre de l’accord LR-UDI signé au niveau national, le conseiller d’opposition fresnois est le seul candidat UDI investi au premier tour en Val-de-Marne, face à un candidat LR, en l’occurrence Vincent Jeanbrun, le maire de L’Haÿ-les Roses –  avec peut-être Gildas Lecoq dans la 6e, « Cette circonscription est complexe. La gauche y est divisée. Les Républicains ont eu du mal à désigner un candidat et le député PS sortant, Jean-Jacques Bridey, désormais soutien d’Emmanuel Macron, est fragilisé et se présente en plus avec pour suppléante l’ancienne cheffe de cabinet de Patrick Sève (ancien maire de L’Haÿ-les-Roses mis en examen pour octroi d’avantages injustifiés et soustraction de fonds publics puis renvoyé en correctionnelle fin 2015). L’élection se jouera au centre et à Fresnes », pose Laurent Lafon, président de l’UDI Val-de-Marne. Le parti de centre-droit, qui compte quelques 700 adhérents dans le département, en comptabilise pas moins d’une centaine dans la circonscription.

Né à Brest, Bernard Quéau, 59 ans, vit depuis 33 ans à Fresnes, en dehors de quelques années à Nevers et à Valenciennes pour mettre en place des sites de production pour son employeur, un laboratoire pharmaceutique. Si le candidat se souvient avoir côtoyé Pierre Bérégovoy à Nevers, puis découvert « le travail réalisé par Jean-Louis Borloo pour redresser Valenciennes« , il n’est entré en politique qu’en 2014, à l’occasion des élections municipales, en équipe avec Frédérique Pradier dans le cadre d’une approche « pragmatique », plutôt affranchie des étiquettes politiques.  Ses priorités : l’emploi des jeunes via la formation professionnelle, l’entrepreneuriat, le logement et la réflexion sur l’accès la vie publique. A Fresnes, actuellement en plein débat sur son devenir urbain avec le projet Fresnes 2030, le candidat compte bien développer la question du logement et de l’urbanisme à l’occasion d’une campagne « de proximité ».

A Fresnes, le candidat pourra notamment compter sur le soutien de Frédérique Pradier, conseillère départementale, et à L’Haÿ-les-roses, le maire-adjoint Daniel Pigeon-Angelini compte bien faire la campagne au nom de l’UDI, tout en restant loyal à sa majorité municipale. La semaine dernière en revanche, Mélanie Nowak, également maire-adjointe de L’Haÿ-les-Roses, Thierry Machelon, élu à Chevilly-Larue, et Tao Ouahbi, adhérent, avaient en revanche cosigné une déclaration invitant à s’engager dès le premier tour derrière Vincent Jeanbrun. « La première signataire n’est autre que la compagne de Vincent Jeanbrun et les deux autres ne sont pas à jour de leur cotisation », tacle-t-on en réponse côté UDI. Le candidat de centre-droit espère aussi pouvoir compter sur la mouvance centriste à Rungis, dont le maire sans étiquette, Raymond Charresson, siège auprès des centristes à la métropole. A noter que ce dernier,  l’instar de Jean-Jacques Bridey, a aussi choisi de parrainer Macron à la présidentielle.

[caption id="attachment_129884" align="alignnone" width="1299"] Mathieu Beaufrere, Laurent Lafon, Bernard Quéau, Frederique Pradier et Daniel Pigeon-Angelini[/caption]

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