Mouvement social | Val de Marne | 16/03
Réagir Par

Défense de La Poste de quartier : le Val-de-Marne a donné de la voix à Bercy

Défense de La Poste de quartier : le Val-de-Marne a donné de la voix à Bercy © Fb

Drapeaux à l’effigie des différents syndicats de postiers, écharpes tricolores et larges banderoles ont chauffé Bercy hier.  Une grosse centaine d’agents, élus et usagers ont manifesté sous les fenêtres du ministère des Finances pour protester contre les fermetures de bureaux de Poste, ce mercredi 15 mars, 

à l’appel de l’Association des maires du Val-de-Marne et du  président du Conseil départemental, Christian Favier, relayé par le PG, le PCF et les syndicat Sud PTT 94, FO Com 94 et CGT FAPT 94.

A Boissy-Saint-Léger,  les usagers refusent la fermeture de l’annexe de la Poste, rue de Paris.  «Les personnes âgées qui habitent notamment le quartier du Bois Clary vont être incapables de se rendre au bureau principal. Il faut franchir la nationale 19 et la ligne de chemin de fer. En plus, nous nous trouvons sur une colline, ils faisaient s’arrêter les chevaux pour souffler, maintenant ce sera à nous de nous arrêter pour souffler. Déjà avec la diminution des horaires d’ouvertures, nous avons vu moins de monde venir ici, frustrés de trouver porte close. Nous avons peur que le quartier soit moins dynamique et que les commerces s’en aillent», redoutent Catherine, du parti ouvrier indépendant et Nicole, deux habitantes de Boissy.

Au bureau des Joncs Marins du Perreux-sur-Marne aussi, les clients craignent de perdre le contact humain avec des guichetiers qu’ils connaissent depuis plusieurs années.  «C‘est agréable d’entretenir cette relation avec le postier chaque fois que l’on se déplace. Quand nous allons au bureau central, c’est la ruche, pas le temps d’échanger un mot. Sans parler qu’il est difficile d’y accéder sans place de stationnement disponible et plusieurs marches à monter. Je ne comprendrais pas une fermeture alors que l’on construit des bureaux et des logements à proximité», pestent Jacqueline et Annie aux côtés de l’une des postières qui «les porte dans son cœur» et ne souhaite pas non plus laisser les clients de son bureau.

Fermeture de bureaux annexes au profit des bureaux centraux, voire prise en charge par des commerçants… Pour Michel et Marie, postiers au bureau principal de Vincennes et syndiqués Sud PTT, ces alternatives sont de mauvaises idées. «La Poste nous demande de faire du placement de produit auprès des usagers mais avec de tels flux, nous n’allons pas avoir le temps. D’autre part, le problème de transférer à des commerçants, c’est qu’ils ne sont pas habilités à effectuer toutes les prestations que nous proposons dans nos bureaux et qu’il peuvent du jour au lendemain arrêter cette activité».

Certains sont aussi venus apporter leur soutien tout en se souvenant de précédentes luttes qui ont conduit La Poste à maintenir certains bureaux annexe. C’est le cas à Champigny-sur-Marne, dans le quartier du Plateau ,ou à Bonneuil-sur-Marne. Quelques Parisiens se sont également joints au cortège, eux-aussi confrontés à des fermetures du bureaux dans leur arrondissement.

Une rencontre décisive le 23 mars ?

Les manifestants ne se sont pas déplacés en vain. Une délégation d’élus a été reçue pendant une bonne heure au cabinet du ministère. En sortant du paquebot, Christian Favier (président PCF du département) et Régis Charbonnier (maire PS de Boissy) ont témoigné d’une prise en considération des signaux d’alarme envoyés par la délégation et ont indiqué qu’une nouvelle rencontre avec la Poste devrait avoir lieu autour du contrat de présence territoriale le 23 mars prochain, au terme de laquelle des mesures pourraient être prises. Sébastien Dandurand pour la CGT FAPT et Jean-Louis Berlatier pour SUD PTT ont pour leur part appelé à poursuivre la mobilisation invitant à une prochaine action le 25 mars dès 10 heures  30 devant le bureau des Joncs Marins au Perreux.

A lire aussi 

Les Val-de-Marnais à Bercy pour défendre leurs bureaux de Poste

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *