Politique locale | Villiers-sur-Marne | 10/07
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Double règlement de comptes au Conseil municipal de Villiers-sur-Marne

Ce mercredi 12 juillet, la majorité municipale de Villiers-sur-Marne se délestera officiellement de quatre de ces membres qui se sont déjà vu retirer leurs délégations. En cause : un vote dissident sur la désignation d’électeurs suppléants à la sénatoriale qui acte des lignes déjà divergentes depuis la campagne des législatives.

Sur les quatre élus qui siégeront désormais dans l’opposition. Il convient de distinguer deux groupes. D’un côté, Maud Petit, la nouvelle députée Modem, et deux de ses soutiens, Fernand Ferrer, 7e adjoint, et Karim Trouquet. Si la candidature à la députation de Maud Petit, anciennement UDI, n’a pas ravi le maire LR de la commune, Jacques-Alain Bénisti, d’autant qu’il comptait aussi dans son équipe Stéphane Traineau, le suppléant de la candidate officielle LR Marie-Carole Ciuntu, la maire de Sucy-en-Brie, chacun semblait y avoir mis du sien pour que les choses se passent bien et la majorité municipale semblait avoir survécu à la campagne… jusqu’au 30 juin, jour du Conseil municipal où la députée et ses deux colistiers ont opté pour un représentant concurrent de celui choisi par le maire. « Cette fois, il s’agissait d’un choix clairement porté contre celui de la majorité municipale », motive le maire, qui a retiré les délégations des trois élus et devrait faire voter ce mercredi 12 juillet la destitution du statut d’adjoint de Fernand Ferrer.

Stéphane Traineau, lui, s’est émancipé fortement à l’occasion de la campagne, au point de s’estimer plus légitime que le maire pour prendre la troisième place sur la liste de la sénatoriale (voir le retournement de situation sur ce sujet). « Les Français ont envoyé un message clair de demande de renouvellement à l’occasion de la présidentielle et des législatives, que j’ai particulièrement ressenti sur le terrain au contact des électeurs. J’ai estimé que le trio qui était désigné depuis des mois ne constituait pas forcément la meilleure équipe pour remporter les trois sièges. Plutôt que de risquer un nouvel échec, j’ai fait part de ces réflexions à Christian Cambon et ai proposé ma candidature à la candidature en toute transparence, après avoir appelé un certain nombre de maires des plus grandes villes du département, écrit au président du Sénat Gérard Larcher et à la majorité municipale pour expliquer ma démarche« , détaille l’ancien suppléant de Marie-Carole Ciuntu, qui souhaite désormais « engager la réflexion avec les gens de bonne volonté pour sortir des clivages politiques et préparer l’avenir de Villiers. » En bref, se mettre en ordre de bataille pour les municipales où la succession de Jacques-Alain Bénisti sera sans doute ouverte avec l’interdiction de mener plus de trois mandats identiques successifs, comme l’indique lui-même le maire de la ville.

L’ancien suppléant de la candidate LR et sa concurrent Modem feront-ils cause commune ? Pour l’heure, aucun rapprochement n’est envisagé même si le premier indique n’avoir aucun ressentiment et souhaiter la jouer « sport » tandis que la seconde loue « la démarche constructive » du premier.

A noter que l’équipe de la parlementaire élue avec le soutien d’En Marche pourrait aussi se rapprocher de deux autres élus d’opposition ex-PS passés chez LREM, Piraveena Kandasamy et Alain Tamegnon Hazoume. « Pour l’instant, nous allons créer un groupe de centristes et indépendants à trois avec Fernand Ferrer et Karim Trouquet« , pose Maud Petit, qui entend bien aussi protester contre son éviction de l’exécutif lors du prochain Conseil.

Si ce règlement de compte ajoutera 4 élus dans l’opposition aux côtés des 8 actuels, la majorité municipales, qui comptait 27 membres, reste confortable avec 23 élus majoritaires contre 12 opposants. « La majorité s’est resserrée mais aussi beaucoup soudée suite à cet événement », indique le maire qui prévoit de réunir ses élus à la rentrée pour recomposer précisément l’exécutif.

Ce conseil municipal sera aussi l’occasion d’acter un choix qui devrait faire l’unanimité, celui de baptiser la future maternelle des Hautes Noues du nom de Simone Veil.

A Villiers-sur-Marne, la nouvelle maternelle s’appellera Simone Veil

 

 

 

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5 commentaires pour Double règlement de comptes au Conseil municipal de Villiers-sur-Marne
  • Sa Majesté Bénisti Ier ne supporte pas que des têtes dépassent. Il ne supporte pas d’avoir comme adjointe une députée, qui occupe son ancien siège de député……

    • Vous avez raison!!! Il est temps qu’il DEGAGE aussi celui là. Il veut tout contrôler pour espérer être élu sénateur.

    • Lorsque l’on porte un jugement il faut etre un peu informé, Mme Petit n’est pas adjointe mais conseillère municipale.
      M. Benisti est Maire depuis longtemps et j’espere qu’il fera encore au moins un mandat. Le message de Abadia est plein d’amertume semble t’il !

      • Non madame, non je ne regrette rien et encore moins de m’être opposé au maire du temps que j’étais élu à la Mairie. C’est vrai qu’il est Maire depuis trop longtemps, il faut que les Villièrains prennent leur destin en main. BENISTI a oublié comment et grâce à qui il été parvenu ou il est aujourd’hui. Il a trahi JEGOU pour lui prendre sa place de Député en 2002. Vous semblez ignorer cela !!!!

  • écarté de la liste des Républicains aux sénatoriales, de plus en plus contesté pour sa politique immobilière dans sa ville par les villierains et diverses associations comme le Codevi, le voilà maintenant egalement contestée au sein de son conseil municipal! Rien ne va plus pour Benisti.
    , le Roi de Villiers qui devrait prendre sa retraite avant de subir de nouveaux affronts. Au contraire, il se raidit et montre comme à son habitude ses travers violents en censurant, en destituant quand ce n’est pas en calomniant ses adversaires. Le commencement de la fin…

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