Entreprendre | Fontenay-sous-Bois | 05/11/2017
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Ecrans pliables, aimants écolo… nos chercheuses montrent la voie

Ecrans pliables, aimants écolo… nos chercheuses montrent la voie © Fondation Loreal
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Elles s'appellent Marijana, Muriel ou Anna-Laura, et leurs travaux d'aujourd'hui les mèneront peut-être au prix Nobel... C'est bien ce qu'espère la Bourse L'Oréal- Unesco qui les a choisies comme lauréates 2017. Explications.

Née en Serbie, Marijana Milicevic a toujours aimé les sciences et la mécanique, grâce à l’atelier de son grand-père artisan. Aujourd’hui habitante de Gentilly, elle est doctorante au Centre des Nanosciences et de Nanostructures de Marcoussis. Elle y travaille sur le graphène, un matériau découvert en 2004 et qui présente des propriétés extraordinaires comme celle d’être le meilleur conducteur d’électricité au monde. “On dit aussi de ce matériau qu’il est bidimensionnel car il a l’épaisseur d’un atome, mais il est plus rigide que l’acier, et permet donc d’envisager de nouvelles applications comme des écrans pliables, des batteries qui se rechargent très vite et durent très longtemps”, explique la scientifique.

Muriel Tyrman, elle, est née à Fontenay-sous-Bois et habite Vincennes. Sa passion : l’automobile. Post-doctorante au Satie de l’ENS Paris-Saclay, elle cherche à développer un nouveau type d’aimant écolo composé de métaux facilement accessibles et plus respectueux de l’environnement que les aimants à terres rares.

Anna-Laura Stingo encore, est née à Naples où elle a étudié jusqu’en Master 1. Passionnée par les mathématiques, elle s’est progressivement spécialisée dans les équations à dérivées partielles. Aujourd’hui, elle étudie du point de vue mathématiques les systèmes de particules quantiques. “Ce qui est passionnant dans ce domaine est le fort lien entre les physiques et les mathématiques”, confie-t-elle.

 

 

© Fondation Loreal

Anna-Laura Stingo

Le point commun entre ces trois chercheuses ? Elles font partie des 30 doctorantes et post-doctorantes lauréates de la bourse L’Oréal- Unesco pour les femmes et la sciences, sur quelque 1000 candidates. “Aujourd’hui, seulement 28% des chercheurs sont des femmes et seulement 3% des Prix Nobel scientifiques leur ont été attribués”, motivent les organisateurs, la fondation L’Oréal, l’Académie des sciences et la Commission nationale française pour l’Unesco. A la clef :  15 000 € pour les doctorantes et  20 000 € pour les post-doctorantes. De quoi leur permettre de financer leurs dernières expériences et d’achever leur thèse en toute sérénité.

En contrepartie de ce coup de pouce, l’enjeu de cette bourse est aussi de les accompagner dans la communication sur leurs recherches et la vulgarisation scientifique, afin de susciter des vocations.

Pour ce qui est de Anna-Laura, Muriel ou Marijana, le goût des sciences a toujours été là. Le parcours a-t-il été plus difficile parce que ce-sont des femmes ? Pas vraiment estiment-elles. “On m’a toujours encouragée depuis que je suis petite, mais c’est vrai qu’ensuite, certaines professeurs, femmes, ont pensé que ce n’était pas forcément le meilleur choix, car elles avaient elles-mêmes été confrontées à des difficultés pour concilier vie privée et travail, et que dans le boulot, il faut être extraordinaire pour être considérée autant qu’un homme. Heureusement, beaucoup de gens travaillent sur cela maintenant, même si les stéréotypes existent encore de manière inconsciente”, témoigne Marijana Milicevic.

Marijana Milicevic

Muriel Tyrman, elle, a eu une arrière-grand-mère qui dirigeait une usine de chimie dans les années 1920, et sa mère était dessinatrice industrielle. “J’avais déjà des modèles définis et j’adorais les émissions comme C’est pas sorcier ou Turbo”, se souvient-elle. Après le bac, c’est toutefois vers médecine qu’elle s’oriente. “C’est là que j’ai eu le déclic, car la physique est en enseignement important dans le concours de première année. En physique, il y a un peu moins de femmes que d’hommes, environ un tiers pour deux-tiers, mais comme je m’intéresse à la voiture, j’ai toujours été dans un milieu masculin et cela ne m’a pas perturbée!

© Fondation Loreal

Muriel Tyrman

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