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Education | Val de Marne | 12/10
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Elections des parents d’élèves: le débat PEEP-FCPE 94 en vidéo

Alors que les élections de parents d’élèves se tiennent ce vendredi 13 et samedi 14 octobre, dans toutes les écoles, collèges et lycées de France, pour élire les représentants de parents au sein des instances de concertation avec l’Education nationale en charge de la pédagogie, et des villes, département et région en charge des équipements scolaires,

le Forum politique nogentais organisait ce mercredi soir une soirée débat avec les présidents de la PEEP et de la FCPE Val-de-Marne, Myriam Menez et Gilles Poletti, afin de passer en revue un certain nombre de problématiques qui traversent l’école. (Un représentant de l’Unaape, qui fédère des associations locales non membres de l’une des deux fédérations nationales était également invité mais a dû se désister pour raison de santé). Le débat était animé par Baptiste Dubois, journaliste-animateur de la web-radio Otoradio, basée à Arcueil, et capté par 94 Citoyens.

La soirée, qui se déroulait au sein du préau de l’école maternelle Galliéni de Nogent-sur-Marne, a été l’occasion de passer en revue les questions de pédagogie, d’organisation, d’orientation et de place des parents dans l’école.

Pour rappel, tous les parents (père et mère) peuvent voter.

Vous pouvez visionner le débat directement ci-dessous.

Quelques extraits…

Un souhait de voir les enseignants expérimenter davantage une pédagogie active

Myriam Menez : « Souvent, les professeurs n’utilisent pas leur liberté pédagogique, c’est vrai qu’ils sont confrontés à des populations très différentes sans y être vraiment formés.  Ceux qui expérimentent des pédagogies différentiées prennent sur eux de se former de leur côté. Parfois, ils ont aussi peur de se sentir jugés. Mais aujourd’hui, nous avons des enfants zapping, il y a un besoin de faire évoluer la pédagogie »
Gilles Poletti : « Très souvent, les parents d’élèves considèrent que la pédagogie est une affaire de professionnels, nous pensons au contraire que les associations sont concernées, que les parents on leur mot à dire. Le système pousse les enseignants à enseignement classique, pas assez  tourné vers la compréhension des savoirs et l’inter-relation entre les savoirs. »

Myriam Menez

La réforme du collège : vidée de son contenu et chronophage

Gilles Poletti « La réforme a été tellement assouplie qu’elle s’en est retrouvée vidée de son sens. Nous étions contre cette réforme car elle assouplit tellement les possibilités dans les établissement qu’il n’y a plus de cadre national avec des heures d’enseignement par matière, ce qui est problématique lorsqu’un élève change d’établissement. »
Myriam Menez : »L’année avant la réforme, les élèves ont perdu entre 70 et 90 heures de cours car les enseignants devaient se former pour la préparer, et la première année de la réforme, ils ont du à nouveau partir en formation pour bien la comprendre! »  A propos des enseignements transversaux « Ils sont pris sur les heures existantes, ce qui suscite une réticence des enseignants »

Remplacements : le gros point noir de l’organisation scolaire

Gilles Poletti : « Il n’y a même pas 10% des effectifs qui seraient nécessaires pour remplacer les enseignants absents. Le nombre d’heures manquées est effroyable! Lorsqu’un professeur est absent 2 semaines, 3 semaines, 3 mois… Comment fait-on pour rattraper les heures et les semaines ? »
Mêlme pas 10% de ce qui’il faiudrait, gros problème, le nb d’heures manquée est efroyable, dans le 2er degré, équipes de remplacement. quandun enseignant est pas depuis d2 semaines, 3 semaines, 3 mois… comment o fait pour rattraper les heures et les emaine.
Myriam Menez : « Un congé de maternité ou une formation peut se prévoir à l’avance ! Nous sommes aussi un peu fatigués des remplaçants embauchés au pied levé par Pôle Emploi, voire recrutés via un site d’ordinaire utilisé pour vendre des affaires usagées. Cela veut dire que n’importe qui peut venir enseigner avec un Bac + 3 ou +5″. »

Gilles Poletti

Réforme des rythmes scolaires : une occasion ratée

Myriam Menez  : « Il y a énormément de pays où les enfants vont à l’école le mercredi, nous aurions pu nous en inspirer. Il ne fallait surtout pas donner le choix aux mairies, on les a mises en pied u mur en leur demandant d’organiser l’école. Elles ont fait de leur mieux sans être formées, sans locaux adaptés, et en fonction de leur budget. Pour les parents, la facture des prestations a augmenté entre 25 et 30%. »

Gilles Polleti : « Au moment du passage à la semaine de 4 jours (en 2008), les enfants ont perdu 2 heures de cours par semaine, remplacés par une aide personnalisée, casée tant bien que mal. Cela a servi de justification à la quasi-suppression des RASED (Réseaux d’aide spécialisés aux élèves en difficulté) qui fonctionnaient bien. Depuis, nous sommes repassés à la semaine de 5 jours, puis à nouveau 4 jours dans certaines communes suite à un nouvel assouplissement, mais nous n’avons jamais récupéré ces deux heures! »

 

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