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Transports | Grand Paris | 24/09
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Les élus craignent un renvoi de la ligne 15 Est aux calendes grecques

Le calendrier de mise en oeuvre du nouveau métro Grand Paris Express va-t-il être remis en question ?  C’est la crainte d’élus de l’Est parisien. Ce vendredi, élus et présidents du territoire Paris Est Marne et Bois et du Conseil départemental du Val-de-Marne donnaient une conférence de presse pour sonner l’alerte.

Point de départ de cette crainte, des indiscrétions émanant de plusieurs ministères, faisant état d’une sérieuse interrogation sur le déploiement de trois lignes :  la ligne 15 Est, qui promet de relier en 26 minutes le centre de Champigny-sur-Marne à Saint-Denis Pleyel d’ici à 2030,   la  ligne 17 (Saint-Denis Le Mesnil Amelot), et la ligne 18, qui doit relier Versailles et le Plateau de Saclay à l’aéroport d’Orly d’ici à 2030, avec une perspective de prolongement jusqu’aux gares RER C de Villeneuve-le-Roi et RER D de Villeneuve-Saint-Georges. Les Conseils départementaux de l’Essonne et du Val-de-Marne ont du reste déjà lancé des études pour évaluer les possibilités et coûts supplémentaires d’une telle extension.

Reçus au ministère des Transports le 11 septembre pour évoquer la question des transports dans le département, notamment le prolongement de la ligne 1 du métro jusqu’à Val-de-Fontenay, le président du Conseil départemental et le maire de Fontenay-sous-Bois se sont faits par ailleurs confirmer qu’une mission d’information était en cours pour revoir les priorités de déploiement du Grand Paris Express.

Les raisons du retard : dérapage des coûts, Jeux Olympiques ?

Pour expliquer ce potentiel décalage, qui pour l’heure n’a rien d’officiel, plusieurs explications circulent : celle d’une adaptation prioritaire des transports parisiens aux Jeux Olympiques, celle d’une volonté de répartir les coûts sur un temps plus long, ou encore celle de l’anticipation d’un dérapage des coûts  (complications techniques d’un chantier complexe, très profond et en zone dense, taille et technicité favorisant une montée des enchères des opérateurs capables de le mener à bien…).  Mi-septembre, un article de la revue professionnelle Mobilettre, a été largement relayé, qui faisait état de fuites issues d’une réunion à Matignon cet été, et indiquait que le Grand Paris Express, officiellement estimé à 25,7 milliards d’euros, pourrait s’élever à quelques 35 milliards d’euros…

Ce colossal chantier qui redéploie le métro au-delà du périphérique en créant des liaisons banlieue-banlieue complémentaires de la structure en étoile initiale devenue insuffisante, a pourtant déjà mis beaucoup de temps à accoucher en raison de son coût, de sa complexité et des enjeux de territoires qu’il implique. C’est dans ce contexte que les élus du Val-de-Marne, pionniers de ce métro inter-banlieue avec leur projet Orbival (un projet de métro desservant le Val-de-Marne d’Est en Ouest dont le tracé a été intégralement repris dans les lignes 15 Sud et 15 Est), ont décidé de prendre les devants pour réaffirmer l’importance de ce chantier pour le territoire.

Hypothéquer l’avenir pour 3 semaines de Jeux Olympiques ?

« Nous sommes très inquiets, pose Jacques JP Martin, président du territoire Paris Est Marne et Bois (PEMB) et secrétaire de l’association Orbival, pour qui un changement du calendrier signifierait de fait une remise en question du projet. Un investissement mis en bout de liste sert de variable d’ajustement et nous avons ici l’exemple du pont de Nogent qui, à force d’être repoussé, a failli ne jamais voir le jour. On peut comprendre qu’il y ait des urgences liées aux Jeux Olympiques, mais il n’est pas question d’hypothéquer des structures d’avenir pour deux-trois semaines de jeux », poursuit le maire LR de Nogent qui ajoute qu’in fine, un report coûterait plus cher à l’Etat.

« Nous devrions au contraire accélérer le déploiement de la ligne 15 Est qui va relier Saint-Denis et le stade de France », souligne Christian Favier président du Conseil départemental du Val-de-Marne et de l’association Orbival.

Création d’emplois locaux

« On a l’impression que le gouvernement n’a pas mesuré l’urgence du Grand Paris Express. Il ne s’agit pas simplement d’un problème de transport mais aussi d’emploi. Nous avons prévu d’aménager 6000 emplois autour de la gare de Bry-Villiers-Champigny« , enchaîne Jacques-Alain Bénisti, maire LR de Villiers-sur-Marne, qui prévient que « les maires de l’Est parisien ne se laisseront pas faire ».

« A Fontenay-sous-Bois, nous avons 16000 m2 de projets urbains en cours de déploiement », note Jean-Philippe Gautrais, maire PCF de Fontenay-sous-Bois, qui insiste sur le rôle de moteur économique de Val-de-Fontenay et la nécessité de finaliser au plus vite la 15 Est et le prolongement de la ligne 1 jusqu’à la gare de Val-de-Fontenay pour qu’elle puisse jouer à plein son rôle de hub des transports de l’Est parisien. « Des sommes énormes ont déjà été engagées dans le cadre de projets cohérents, pensés, globaux« , ajoute l’élu à propos de l’évolution du réseau de transports parisiens.

Gare de Bry-Villiers-Champigny

« J’ai un sentiment de déjà vu« , se souvient pour sa part Dominique Adenot, maire PCF de Champigny-sur-Marne, rappelant les incertitudes qui avaient pesé il y a quelques années sur l’arrivée de la ligne 15 à Champigny. Et l’élu de rappeler le retard déjà pris concernant l’interconnexion de la 15 Sud avec le RER E au niveau de la future gare de Bry-Villiers-Champigny, en raison de la partie SNCF. « Tant que cette interconnexion ne sera pas en service, les habitants de Seine-et-Marne seront obligés de passer par Paris pour aller à Orly« , souligne l’élu. « On ne peut pas à la fois avoir un débat sur la pollution et ne pas développer les transports en commun« , ajoute le maire campinois.

« Le Val-de-Marne s’est engagé dans la réalisation de la gare de Bry-Villiers-Champigny avec le projet Altival (un couloir de bus en site propre qui reliera à terme Noisy à Sucy, destiné à améliorer la circulation des bus). Cela représente un investissement et il serait curieux que l’on construise une ligne qui n’aboutisse pas à une gare! » ajoute le président du département.

Logements

« Le Val-de-Marne dispose d’une importante réserve foncière, mais celle-ci n’est exploitable que si le réseau de transports est à la hauteur », insiste également Christian Favier. « La ligne de RER A est déjà saturée, malgré les nouvelles rames, la situation du RER E se dégrade. Et l’on construit toujours plus de logements à l’Est… La seule chose qui nous manque à l’Est, ce-sont les transports, et c’est un retard qui coûte cher! », pointe Jean-Pierre Spilbauer, lequel rappelle les importantes concertations qui ont précédé le projet Grand Paris Express. « Nous avons fait travailler les habitants, nous avons fait rêver les habitants ! » 

Mobiliser les habitants et les élus des autres départements

Décidés à mettre la pression sur le calendrier du chantier, les élus se disent prêts à mobiliser la population et les autres élus de l’Est parisien (Seine et Marne, sud de la Seine-Saint-Denis) mais aussi de l’Essonne concernant la ligne 18. « Les habitants apprécieraient peu de payer 15% plus cher pour un chantier qui serait livré plus tard« , glisse un élu. En attendant, un rendez-vous devrait être sollicité auprès de la ministre des Transports, Elisabeth Borne. « Elle a soutenu le projet lorsqu’elle était présidente de la RATP. Il serait bon qu’elle s’en souvienne! »

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13 commentaires pour Les élus craignent un renvoi de la ligne 15 Est aux calendes grecques
  • Qui paie commande. Les élus du Val de Marne se sont mobilisés pour obtenir ce métro, pas pour le payer. Ces élus 94 « Orbival » se sont auto-décerné de multiples félicitations pour la ligne 15, ils ont oublié de préciser ce détail : qui va payer ? Pas les communes, ni le département, veut dire qu’ils ne commandent pas.

    Or ce métro en rocade n’est pas Orbival, parce qu’il est tout autour de Paris (et pas juste 94). Et le besoin en transports, logements, emplois est important partout en banlieue.
    Nous subissons maintenant le choix JO 2024 porté par Paris et le 93 ouest, et chacun joue sa carte pour devenir (ou rester) prioritaire. Ces JO seront sans doute aussi déficitaires que les précédents, mais comme ils auront lieu sans nous les priorités vont être ailleurs.

    La voie pour sauver la rocade banlieue intégrale, c’est d’aller regarder de près combien est dépensé pour les transports publics dans Paris intra-muros, car le vrai scandale est le manque criant de transports publics en banlieue proche, où vivent 3 fois plus de franciliens qu’à Paris, comparé à l’abondance de métros et correspondances dans Paris intra-muros

    Au passage, V. Pécresse déclare (sans être démentie à ce jour) que pour les gares (existantes) où est prévue une correspondance/connexion entre Grand Paris Express la connexion n’est pas financée… Une idée pour utiliser l’argent local (communes, département) en faveur des lignes 15 est et sud ?

    • Le Grand Paris Express est constitué de 5 lignes :
      – la ligne 14 prolongée au nord (travaux en cours) jusqu’à Saint-Denis et au sud jusqu’à l’aéroport d’Orly et qui constituera un grand axe nord-sud,
      – la ligne 15, rocade autour de Paris (travaux en cours), qui permettra aux banlieusards d’aller de banlieue sans devoir transiter par Paris et dont Orbival constitue la partie val-de-marnaise,
      – la ligne 16 en grande banlieue est, de Saint-Denis à Noisy-Champs, « caution sociale » du Grand Paris Express car elle passe par des banlieues « difficiles », mais qui ne se justifie pas par son trafic potentiel très faible,
      – la ligne 17 de Saint-Denis à Roissy-Charles de Gaulle qui fait doublon avec le Charles de Gaulle Express, liaison rapide ville-aéroport, et avec le RER B, et dont le trafic sera aussi très faible,
      – la ligne 18 de l’aéroport d’Orly à Versailles via Saclay, dont on se demande à quoi elle pourrait bien servir.

      En résumé, si l’Etat veut faire des économies, il serait souhaitable que les financements soient concentrés sur les deux lignes les plus utiles, la 14 et la 15, et que les lignes 16, 17 et 18 soient reportées sine die.

  • Hé bah voilà !

    C’est ce que je disais ailleurs, les JO ne sont juste qu’une opération de communication destinée à certains politiques comme Hidalgo ou Macron pour se refaire la cerise vu qu’ils sont tous les deux déjà ultra impopulaire.

    Hidalgo joue déjà sa réélection en 2020, en espérant que Griveaux de LREM ne se présente pas face à elle, car là elle perdrait sûrement, et Macron veut nous la jouer en mode « ça va mieux pour les sans-dents », comme Hollande alors que ces JO ne seront jamais rentables, et qu’on va dépasser largement les 7 milliards budgétés puisqu’il va falloir accélérer certains projets comme la ligne reliant Châtelet à Roissy (la ligne rapide prévue pour 2024 pour relier la capitale à l’aéroport du 95) à la place et en plus de la minable ligne RER B qui nous met la honte auprès des touristes du monde entier .

    Je regardais ce matin à tout hasard, on a déjà 2 240 milliards de dettes sur PIb, soit plus de 100 % du PIB.
    Si jamais les taux d’intérêts , l’OAT passe de 0.70 à 2 ou 3 % dans un avenir de moyen terme à 5 ou 10 ans, il nous faudra trouver au sens large 10 à 20 milliards de plus CHAQUE ANNEE pour faire « rouler notre dette », et ne payer que les intérêts de la dette (qui pésent plus que le budget annuel de l’Education Nationale soit en gros 50 milliards) ;en plus des dépenses somptuaires prévus dans le cadre du Grand Paris !

    Continuons comme ça à gaspiller de l’argent, on va se retrouver devant un mur financier pour financer notre Etat obèse d’ici quelques années !

  • On nous a bassiné que les JO étaient un formidable accélérateur d’équipements publics , qu’ils ne couteraient pas très cher, parce que « la plupart des équipements étaient déjà prêts ». On en avait conclu que le principal de équipements nécessaires, les transports en commun permettant aux millions de spectateurs attendus casés dans toute l’Ile de France de se déplacer d’un site à un autre, seraient prêts pour 2024. Fallait surtout pas attendre 2028 !
    J’étais un peu sceptique. Le metro GPE a déjà pris plusieurs années de retard, même la ligne 15 sud. Alors , pour réaliser le bouclage d’ici 2024, en particulier entre Saint-Denis et Versailles …
    Maintenant on passe aux aveux : pour financer les JO, on va ralentir, et non accélérer, les lignes nécessaires… pour assister aux JO !
    On marche sur la tête.

    • Toutes les villes candidates aux JO se sont désistées les unes après les autres, que ce soit, Boston, Budapest, Los Angeles ou d’autres. Ne restait que Paris.
      Ceci aurait du mettre la puce à l’oreille des Franciliens, mais il était interdit de se poser la question de la pertinence des JO à Paris. Maintenant, on commence à en voir les conséquences.
      Hidalgo et son prédécesseur Delanoë ont précipité les finances de Paris, ville riche a priori, dans le gouffre. Au tour de la région Ile-de-France de subir les conséquences de l’orgueil démesuré d’une élue plutôt médiocre.

    • Alain ici à Saint Maur, je connais un ami boucher près de la station Saint-Maur Créteil qui va sans doute devoir fermer son commerce, faute de clients, car derrière les barrières les gens ne s’arrêtent plus dans le coin pour faire leurs courses.
      Ces travaux sont en train de tuer à petit feu les commerces autour de la station de RER, et les travaux de la ligne 15 pas prêt avant 7 ans !
      Comment vont faire les petits commerçants d’ici là pour s’en sortir puisque le maire de Créteil et de Saint-Maur refusent d’entendre leurs cris de détresse ?!

      • Je connais : mon garagiste, à Louis-Aragon, a failli mettre la clé sous la porte pendant la réfection de la Nationale 7 , puis la mise en place du tramway T7. Et maintenant on est en train de creuse le trou de la ligne 15. Il parait que l’indemnisation des commerçants par la Sté du Grand Paris est plus intéressante : il faut se battre !

  • Si cette annonce est confirmée,il s’agit d’un véritable scandale : donner la priorité à 10 jours de spectacle sportif sur l’aménagement des transports dans la plus grande métropole de France, alors que chaque jour les trajets banlieue – banlieue sont un cauchemar pour les usagers ! De plus, il semble que l’on continuera à construire les logements à l’est et les emplois à l’ouest … Au fou !

    • Exactement Raymond, voilà pourquoi j’aurai largement préféré que la ville de Paris postule sérieusement à l’exposition universelle de 2025 prévu à Saclay, pour nos chercheurs, plutôt que de dépenser des sommes folles pour rien, surtout nous concernant, nous usager des transports en commun en IDF.
      Vous allez me dire que je suis pessimiste, mais à mon avis il y a peu de chances qu’on ait à la fois la coupe du monde de rugby en 2023,les jo de 2024 et l’exposition universelle de 2025, faut pas rêver surtout avec Osaka en concurrence et d’autres postulants sérieux.
      Dans notre vie quotidienne, ces JO ne vont rien nous apporter, à part des nuisances et un coût exorbitant à terme, qu’on devra faire porter d’une façon ou d’une autre sur nos petits-enfants via un endettement conséquent à venir !

  • Curieux le futur ex département 94 qui crache sur le futur ex département 93. La ligne 16 en reliant noise champs à St Denis désenclave des villes non desservies et les plus pauvres, Clichy et Montfermeil et soulage le RER A et le RER B des habitants de MLV allant travailler à St Denis.
    La ligne 17 me semble u,ne aberration alors qu’elle pourrait être fusionnée avec la 16 tout en prévoyant une branche vers CDG.

    La ligne 18 jusqu’à Versailles est cohérente. A part la voiture aller travailler sur le plateau de Saclay est une gageure. Mas Palaiseau est très bien desservie RER B et C, mais si vous n’êtes pas dans le quartier de la gare c’est un enfer.

    Enfin, la ville de Paris verse 500 millions d’euros par an aux zones défavorisées de banlieue et de province. Et pourtant,, des extensions de ligne de métro sont nécessaires comme la ligne 5 en direction des hauts de seine (Chatillon voire Boulogne) ou au nord vers Drancy. Si les riches du 92 peuvent compléter les financements, d’accord mais nous parisiens on finance en espérant que le coeur du réseau sera moins fréquenté, mais nous nous souvenons de la ligne 14 en 1998. Pendant trois ans, la ligne A a été soulagée mais pas plus, de même que la molène 14 et pourtant à l’époque on nous disait les entreprises fuient la capitale. Mon oeil.

    • La ligne 16 a été la « caution sociale » du Grand Paris Express parce qu’elle allait passer par les « quartiers difficiles » de Clichy-Montfermeil et d’Aulnay-sous-Bois.
      C’est une illusion et le trafic attendu est ridiculement bas. D’autres moyens de transports plus légers et plus maillés seraient bien plus efficaces pour desservir ce secteur. C’est le cas par exemple du tram T4 qui arrivera à Montfermeil en 2019-2020, avant le Grand Paris Express.
      La vraie rocade de banlieue dans l’Est parisien, c’est la 15 qui dessert des banlieue densément peuplée et assure une réelle décharge des RER A et E.
      Quant à la ligne 17, de Saint-Denis à Roissy-CdG, il s’agit d’une aberration de plus étant donné la faiblesse du trafic attendu. D’ailleurs, il semblerait que le gouvernement soit en train de la tuer et devrait l’annoncer en novembre.
      Autre aberration, la ligne 18, au moins dans sa partie ouest entre Saclay et Versailles. S’il est indéniable qu’un moyen de transport performant est à créer sur cette liaison, le coût de cette ligne est disproportionné par rapport au trafic attendu.
      Les deux lignes vraiment utiles sont la 14, prolongé au nord à Saint-Denis – Pleyel et au sud à l’aéroport d’Orly, et la rocade de banlieue à banlieue que constituera la 15.
      A ces deux lignes majeures, il convient d’ajouter des prolongements du métro en banlieue comme celui de la ligne 1 de Château de Vincennes à Val-de-Fontenay dont l’enquête publique se tiendra dans les communes concernées (Vincennes, Fontenay-sous-Bois et Montreuil, en 2018.

      • Tout à fait d’accord. Mieux vaut du léger réel comme le T4 que du lourd hypothétique. Faisons d’abord le lourd (ferré en profondeur) là où il est devenu indispensable, réservons les emprises du léger de surface (les voies réservées aux bus) qui pourront un jour devenir tram ou toute autre technologie « moyenne » qui deviendra ensuite disponible.

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