Politique | Accueil Val de Marne (94) Maisons-Alfort | 27/02/2017
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François Fillon acclamé par les siens à Maisons-Alfort

François Fillon acclamé par les siens à Maisons-Alfort

François Fillon, candidat investi lors de la primaire de la droite et du centre en novembre dernier, était en meeting à Maisons-Alfort vendredi soir, dans la salle comble du Moulin-Brûlé.

Une foule de fans qui n’ont pas tous pu entrer dans le salon principal, suivant pour certains le débat depuis des salles attenantes. C’est d’abord Michel Herbillon, député-maire de la ville-hôte, qui lance la claque. «Nous sommes à 58 jours de l’élection, il faut que vous alliez à la rencontre des Français et que vous appeliez à voter Fillon autour de vous», plaide-t-il. Christian Cambon, sénateur-maire de Saint-Maurice et président de LR Val-de-Marne, enchaîne,  commençant par faire applaudir Pénélope, sous les feux de la rampe depuis plusieurs semaines en raison de son emploi fictif présumé en tant que collaboratrice parlementaire de son mari puis du successeur de celui-ci. «Notre département, François, tu le connais, on t’y a vu si souvent, tu sais que la gauche ici, on la subit mais on la combat, c’est comme ça que nous avons remporté la région. A présent cette présidentielle, c’est la mère des victoires et on va l’arracher, ville par ville, quartier par quartier». Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, prend à témoin les militants val-de-marnais.  «Ici dans le val-de-marne, les communistes, grâce à une carte dessinée par François Hollande ont gagné le département. (…) Ils nous ont volé cette victoire, ne les laissons pas voler la présidentielle».

François Fillon prend le micro devant une foule qui scande son nom et brandit drapeaux et écriteaux. L’ancien premier ministre savoure cet instant et attaque direct Benoît Hamon, «32 heures, revenu universel, dette mutualisée et cannabis, c’est comme ça qu’il compte réveiller la France ?», tacle-t-il, avant de s’en prendre à Emmanuel Macron, son rival le plus dangereux.  Il déroule ensuite ses grandes orientations en matière de justice, où il promet la « fin du laxisme » faisant huer au passage l’ancienne Garde des Sceaux, Christiane Taubira, puis défend la possibilité de déchoir un terroriste de sa nationalité,  revient ensuite sur les violences subies par les policiers et appelle à davantage de sécurité. Moins que jamais, le candidat ne semble vouloir lâcher l’affaire. «Nous allons, mes amis, contrer les attaques, nous allons traverser les tempêtes, nous allons foncer, chaque minute passée à commenter les anecdotes de campagne est perdue pour notre pays».

Certes, les alertes sur leur téléphone portable commencent  pleuvoir, annonçant pendant le meeting même l’ouverture d’une information judiciaire pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, complicité et recel de ces délits, trafic d’influence et manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique. Mais pour ces militants, rien ne leur fera perdre leur foi dans le candidat Les Républicains. «Moi je reste convaincue depuis le début que c’est l’homme de la situation. Je ne suis membre d’aucun parti mais je participe à des actions du comité de soutien à Champigny. Nous faisons du porte à porte ou du tractage sur les marchés et je trouve que ça se passe plutôt, nous avons généralement un bon accueil», considère Rosalie. «C’est une affaire qui n’en est pas une. Ce n’est pas anodin qu’on s’attaque à lui. Il a un bon programme pour remettre un peu d’ordre dans ce pays. Alors, ça fait grincer des dents», estime Genneviève, une maisonnaise venue en famille. «C’était important pour moi de venir à ce meeting, nous voulons dire « merde » aux médias et à la Justice, arrêtez cet acharnement. Laissons les gens voter. Admettons qu’il ait des casseroles. Je préfère un homme qui en a mais qui va être efficace une fois au pouvoir, plutôt qu’un homme sans casseroles qui ne fera rien pour le pays», glisse Franck, un Saint-maurien.

Concert de casseroles à l’entrée du Moulin-Brûlé

Des casseroles, il y en a eu en concert, en amont du meeting. Entourés d’un cordon de CRS, les manifestants ont scandé des «Fillon rends le pognon» pendant une près d’une heure. Une mobilisation spontanée qui a rassemblé une quarantaine de personnes composée de syndicalistes, de responsables politiques et de riverains. «Nous sommes descendus de notre appartement pour nous joindre à ce groupe. Fillon et ces élus ne vivent pas dans le même monde que nous. Il faut leur rappeler que les simples citoyens peinent pour gagner leur vie et que l’argent ne tombe pas du ciel», s’insurge Marc aux côtés de sa femme, Patricia. Même revendication pour les représentants CGT de plusieurs entreprises du département. «Nous connaissons la valeur de l’argent, pour moi qui suis médecin hospitalier, je peux vous dire qu’avec ces un millions d’euros, on pourrait embaucher 40 infirmières de plus dans un hôpital. C’est important de montrer qu’il ne vient pas en terrain conquis, il faut qu’il s’attende à rendre des comptes auprès des électeurs», dénonce Renaud Péquignot, le candidat La France Insoumise sur la circonscription de Maisons-Alfort.

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