Nature | Val-de-Marne | 23/06/2017
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Habiter sur la Marne pour pouvoir larguer les amarres

Habiter sur la Marne pour pouvoir larguer les amarres

« Essaye de te trouver un appartement de 200 m2 du côté de Paris, c’est impossible financièrement ! Moi j’ai acheté mon bateau pour environ 190 000 euros en bon état. Et même en comptant le prix des emplacements, on est gagnant! » motive Eric, qui possède une péniche de cette superficie à Nogent-sur-Marne.

Un argument sonnant et trébuchant qui a fait plus d’un émule. « On a trois enfants, on voulait avoir un endroit suffisamment spacieux mais on avait un budget un peu serré, témoigne également Jeanne, ancrée en famille dans une péniche à Créteil depuis trois ans. Au final, cela ne change pas tellement d’un appartement : on loue un emplacement, on a une boite au lettre et un petit bateau à moteur pour se déplacer. »

Cet article s’inscrit dans le cadre de la rubrique Loisirs et tourisme, rédigée  grâce au soutien de Tourisme Val-de-Marne.  Le comité du Tourisme propose de nombreuses activités autour de la Marne en cette période estivale. Au programme : des croisières au pays des guinguettes ou dans le port de Bonneuil ; de l’initiation au stand up paddle ; mais aussi des balades commentées en bord de Marne.

Si l’investissement de départ est moins important, il faut néanmoins avoir en tête  les prix des zones de mouillage et la paperasse qui fait son apparition a chaque déplacement, confient les habitants, et surtout les nombreuses petites (ou grosses) réparations à effectuer pour entretenir son bateau. « Nous avions choisi d’habiter une péniche pour avoir un grand espace mais  tous les problèmes techniques que nous avons rencontrés ont provoqué des coûts supplémentaires. Au final, cela nous revenait plus cher qu’un appartement classique », témoignent Arthur et Clara, qui ont choisi de revendre leur péniche, reconnaissant en outre ne jamais s’être déplacé avec. « Il est nécessaire de savoir se débrouiller un minimum pour garder le bateau en bon état, cela demande surtout un investissement personnel important », estime de son côté Eric.

Il faut aussi accepter de vivre en phase avec les humeurs de la météo. En cet épisode caniculaire, Jeanne reconnait avoir un peu de mal à supporter la chaleur depuis sa « boite en métal« , mais se souvient surtout des fortes pluies de juin 2016 et des crues qui en ont résulté. « On était sur la Seine au moment de la crue. Le bateau n’a pas été endommagé mais la passerelle a été engloutie ! Du coup il était impossible de sortir sur la berge !  Sinon, on a pas eu trop de problèmes, on a de la chance! »

S’il n’y a pas de problème de mur aux cloisons trop fines ou de plancher trop léger, la vie sur un bateau n’empêche pas non plus le voisinage, pour le meilleur et pour le pire, comme le bruit lorsque l’on vient s’installer à côté d’un bar, mais on n’est pas obligé… Les avantages: une solidarité d’îliens avec des voisins soumis aux mêmes contraintes. « Une ambiance formidable », se souvient Clara.

Au-delà de ces considérations matérielles, vivre sur l’eau, c’est aussi la liberté de pouvoir larguer les amarres, témoignent les adeptes. « J’ai beaucoup été en mer quand j’étais plus jeune, mon père était pêcheur et je l’accompagnais quand je pouvais. Et quand je suis monté sur Paris pour mon travail, la mer et ses sensations me manquaient« , défend Jonathan, qui s’est retapé un petit yacht qu’il habite dans le port de Nogent depuis cinq ans.

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