Handicap | Val-de-Marne | 03/11/2017
Réagir Par

Handicap : les assos veulent que le préfet reste copilote

Handicap : les assos veulent que le préfet reste copilote

Alors qu’une loi de 2015 a fusionné les comités départementaux consultatifs des personnes handicapés (CDCPH) et des personnes âgées (Coderpa) dans une nouvelle instance (le CDCA), les associations d’accompagnement au handicap dans le Val-de-Marne se rebellent contre l’absence du préfet, représentant de l’Etat, dans cette nouvelle instance, et s’apprêtent à boycotter l’installation de ce CDCA, Conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie, prévue le lundi 13 novembre.

Pour le collectif inter-associatif du département, qui rassemble les associations AFTC, AAC, Afaser, Apogei94, Apajh94, APF 94, Amis de l’Atelier, Apsi, Arpa, ATVM, Areram, Cesap, Envol, JAP, Udapei, UDSM, Unafam, Trisomie 21 et Vivre, il n’est en effet pas question que le préfet ne puisse co-piloter la nouvelle instance aux côtés du président du Conseil départemental, comme cela était le cas pour les CDCPH, alors que l’Etat est impliqué à de nombreux échelons dans la déclinaison locale des politiques d’autonomie. Le collectif a donc rédigé un amendement à la loi de 2015 pour proposer une co-présidence. (Voir la proposition) En attendant, les associations sont résolues à mener la politique de la chaise vide.

« Sur le thème de l’accessibilité par exemple, nombre d’associations, comptent des représentants en CCA et CCAS dans les communes, comment voudraient -t-on que puissent « ruisseler » jusqu’à ces instances locales, les orientations, textes de lois, décrets d’application à ces échelons locaux où se prennent des décisions, si la co-présidence des futurs CDCA ne garantit pas , n’assure pas , la continuité du respect des droits de chacun à pouvoir vivre parmi les autres, en « totale inclusion » comme le clament certaines déclarations, slogans, revendications ?« , questionne Claude Boulanger-Reijnen, représentant de l’APF et membre du Ceser IDF. « Les commissions départementales de sécurité et d’accessibilité, leurs sous-commissions départementales, exercent bien leurs prérogatives dans le traitement des dossiers Ad’AP sous le contrôle du préfet.Nous considérons que nous ne pouvons/pourrons traiter de ces questions qui concernent les deux futurs collèges du futur CDCA, sans la co-présidence du préfet, nous n’estimons pas réalistes les options sémantiques qui avancent que les champs élargis puissent profiter à tous, alors que ce dispositif qui s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, engage à plusieurs titres de responsabilités, le préfet quant à l’application des politiques publiques locales », poursuit Claude Boulanger-Reijnen.

Pour précision, le CDCA sera compétent en matière de prévention de la perte d’autonomie, d’accompagnement médico-social et d’accès aux soins et aux aides humaines ou techniques. Cette instance a également un champ d’intervention élargi par rapport au Coderpa et au CDCPH, puisqu’elle est également compétente en matière d’accessibilité, de logement, d’habitat collectif, d’urbanisme, de transport, de scolarisation, d’intégration sociale et professionnelle et d’accès à l’activité physique, aux loisirs, à la vie associative, à la culture et au tourisme.

A lire aussi 

Rassurés, les employés des accueils handicapés lèvent la grève

28 000 personnes fréquentent la Maison du handicap du Val-de-Marne (MDPH)

Comment insérer les jeunes handicapés dans l’emploi, l’Académie de Créteil a posé le débat

A Choisy, APF Entreprises fait tomber les clichés sur les travailleurs handicapés

Havre pour les personnes handicapées, l’Institut Le Val Mandé pousse les murs

 

 

 

 

Abonnez-vous pour pouvoir télécharger l'article au format PDF. Déjà abonné ? Cliquez ici.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi