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Education | Val de Marne | 07/03
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La carte scolaire 2017 du Val-de-Marne adoptée aujourd’hui

L’ensemble des ouvertures et fermetures de classe prévues à la rentrée 2017 en primaire seront actées ce mercredi 7 mars lors du CDEN (Conseil départemental de l’Education nationale), après deux semaines de négociation avec les syndicats, enseignants et parents d’élèves. Au final, la nouvelle carte prévoit 93 ouvertures fermes et 23 ouvertures conditionnelles ainsi que 43 fermetures fermes et 36 fermetures conditionnelles

au lieu de 92 ouvertures fermes, 21 ouvertures conditionnelles, 52 fermetures fermes et 30 fermetures conditionnelles prévues initialement. Quatre fermetures ont été annulées dans les élémentaires Anatole France à Champigny,  Léo Lagrange à Créteil, Paul Bert Bert Villeneuve-Saint-Georges ainsi qu’ à la maternelle les Planètes Maisons-Alfort, et une ouverture supplémentaire a été actée à Jules Ferry à Villeneuve-Saint-Georges.

Entre les deux propositions, pas moins de 43 délégations d’écoles ont été reçues par l’Inspection académique, dont 17 écoles ont fait l’objet d’une réévaluation. « Préalablement à la tenue du C.T.S.D. du 24 février 2017 et conformément à la volonté de dialogue et de concertation qui est un principe fondamental du fonctionnement des services académiques, toutes les écoles qui l’ont demandé, soit 33, ont été reçues en audience. En outre, une audience intersyndicale a été accordée au sujet des professeurs des écoles remplaçants pour leur réaffirmer le maintien de la gestion actuelle des remplacements. De plus, en aval du CTSD du 24 février, toutes les écoles qui l’ont souhaité, soit 10, ont été reçues. Ceci porte à 43 le nombre total des écoles qui ont été reçues en audience par les services académiques », précise-t-on à l’Inspection académique. Au total, une dotation 160 postes supplémentaires ont été affectés au département, contre 67 en 2016, mais seulement la moitié ont été affectés à cette date, en prévision des ajustements de rentrée. En face, environ 1700 élèves supplémentaires sont anticipés par l’Inspection.

Globalement, le nombre de postes d’enseignants (en équivalent temps plein) pour cent élèves (P/E) devrait passer de 5,09 à la rentrée 2016 à 5,18 à la rentrée 2017, souligne l’Inspection académique. Au niveau national, le P/E devrait pour sa part passer de 5,36 en 2016 à 5,40 en 2017, indiquait la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, lors d’une réunion avec les recteurs, en janvier dernier.

La nouvelle carte prévoit aussi 25 postes de remplaçants supplémentaires, 19 postes de Plus de Maîtres que de Classes; 6 pôles de scolarisation des moins de trois ans, 3 postes de Rased (réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficulté), 8 moyens d’accompagnement à la formation, 3 unités localisées pour l’inclusion scolaire dans le 1er degré ;  3 postes de psychologues scolaires, 3 postes de coordonnateurs de réseau d’éducation prioritaire et 1,5 poste d’enseignant référent à la scolarisation des élèves handicapés.

Du côté des syndicats, le compte n’y est pas et l’intersyndicale Sud – Snuipp – SnudiFo- CGT a appelé à manifester devant la préfecture de Créteil à 14h30 ce jour, avant la tenue du CDEN.  » Nous sommes donc dans une situation inédite où d’un côté la ministre concède 160 postes au département, en résultat de la mobilisation de l’année dernière et en regard de l’augmentation de la démographie, et de l’autre elle exige de la Dasen (directrice académique des services de l’éducation nationale) que ces postes ne soient pas utilisés pour ouvrir des classes », pointent les syndicats. « Nous craignons que les postes non affectés passent aux oubliettes après le changement de gouvernement qui suivra la présidentielle« , alerte Luc Bénizeau, délégué Snudi-Fo.

Du côté des parents d’élèves, la Fcpe appelle également au rassemblement. « Avec un projet de seulement 28 classes supplémentaires pour 1617 élèves en plus (soit 1 classe pour 58 élèves), et à peine 25 remplaçants en plus, la carte scolaire proposée est très loin des besoins. La Dasen doit faire nettement mieux avec les 160 postes supplémentaires attribués! », pointe la fédération qui s’inquiète également des dotations au collège. « La dotation horaire globale est en légère hausse rapportée au nombre de divisions. Mais avec la création de 28 divisions pour absorber 867 élèves supplémentaires (soit 1 classe pour 31 élèves), le nombre d’élèves par classe augmente un peu plus en moyenne. En 5e on n’ouvre qu’une division pour 58 élèves en plus, en 4e 1 pour 67, et en 3e on n’ouvre pas de classe alors qu’on prévoit 46 élèves de plus. Avec ces mesures, nous allons encore constater l’an prochain des classes surchargées et des remplacements insuffisants, sans compter que les secteurs REP ont des difficultés à garder leurs spécificités… » déplore la Fcpe.

Du côté de la Peep, on insiste sur la nécessité que les villes travaillent mieux leur sectorisation scolaire pour être en phase avec les prérogatives de l’Education nationale , notamment la liaison école-collège, et éviter les tensions inévitables qui surviennent lorsqu’il faut fermer une classe. « Les mairies ne doivent pas se contenter d’être des agents comptables« , pointe Myriam Menez, présidente de la Peep 94, qui s’agace aussi que les parents d’élèves ne disposent pas des chiffres de rentrée en même temps que les syndicats. Pour le reste, la représentante de la fédération indique « avoir confiance dans l’Inspection dans sa capacité de réagir. »

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