Politique locale | Vincennes | 07/07
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Laurent Lafon repart à la Sénatoriale pour l’UDI Val-de-Marne

Il y va, c’est confirmé. Serein dans sa méthode, Laurent Lafon, maire-conseiller régional de Vincennes, tenait ce jeudi matin sa conférence de presse de lancement de campagne pour la Sénatoriale en Val-de-Marne de septembre 2017,  sa lettre de candidature fin prête. 

Le reste de la liste sera dévoilé plus tard, mais elle pourrait accueillir des personnalités autres que des membres de l’UDI…

« Le mandat de sénateur est le seul mandat de parlementaire qui m’intéresse, pour défendre les collectivités territoriales. Il est cohérent avec mon parcours professionnel et politique », défend l’élu qui fit ses premières armes comme consultant en finances publiques locales auprès de Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux, et enseigne toujours au Cnam (Conservatoire national des arts et métiers). « Avec le nombre de députés En Marche, l’Assemblée nationale sera le lieu des tribunes politiques et une chambre d’enregistrement. Le vrai travail de fond  et les débats politiques moins caricaturaux vont se tenir au Sénat, à condition qu’il y ait des sénateurs actifs et impliqués« , reprend le candidat qui souhaite notamment s’engager sur la défense de la décentralisation et les questions métropolitaines, étant par ailleurs vice-président de la Métropole du Grand Paris.

Maire depuis 2001, soit depuis seize ans, l’élu Vincennois a fait son choix. S’il remporte son siège, il passera les rênes de la commune.

A condition d’être élu. En 2011, le conseiller régional avait déjà mené une liste qui avait obtenu 211 voix. Un score insuffisant pour enlever un siège mais qui avait contribué à l’éparpillement des voix de la droite et du centre, avec également une liste Modem tenue par le sénateur sortant de l’époque Jean-Jacques Jégou, qui avait lui plafonné à 168 voix. Alors que le rapport de forces des grands électeurs était à cette époque favorable à la gauche, la liste LR (qui s’appelait encore UMP) avait réussi à conserver ses 2 sénateurs (Christian Cambon et Catherine Procaccia) avec 518 voix tandis que la gauche unie avait obtenu 1013 voix et 4 sénateurs (Luc Carvounas (PS), Christian Favier et Laurence Cohen (PCF) et Esther Benbassa (EELV).

Contrairement à 2011 certes, le rapport de force est désormais plus favorable à la droite, essentiellement grâce à l’afflux des conseillers municipaux élus lors des municipales de 2014, lors desquelles LR a remporté 6 villes supplémentaires, même si l’élection des délégués complémentaires atténue légèrement cet effet de balancier. Afin de compenser la proportion des élus municipaux par habitants, nettement plus importante dans les petites villes, les conseils municipaux des villes de plus de 30 000 habitants ont en effet élu des grands électeurs supplémentaires (à partir de listes de citoyens non élus) pour éviter une sur-représentation des élus des petites villes dans le scrutin, et les grandes villes du département sont plutôt à gauche. Pour rappel, l’élection sénatoriale est un scrutin au suffrage universel indirect qui passe par des grands électeurs composés des parlementaires locaux, des conseillers régionaux et départementaux, ou de suppléants désignés pour l’occasion s’ils cumulent déjà deux mandats, des élus municipaux (tous les élus dans les villes de plus de 9 000 habitants, une partie d’entre eux dans les villes plus petites) et des délégués complémentaires élus sur liste par les conseils municipaux dans les villes de plus de 30 000 habitants.  (L’élection de ces délégués se tenait le 30 juin dans toutes les villes).

Mais si le rapport de forces est plus favorable à la droite, il faudra cette fois compter avec les élus nouvellement convertis à La République en Marche (LREM), qui pourrait constituer une liste avec le Modem. Pour l’UDI, la plate-forme n’est donc pas si large. Est-ce réellement jouable ou est-ce un coup de pression pour négocier avec les Républicains ? « Je ne suis pas dans la négociation mais dans la cohérence« , écarte Laurent Lafon. « J’ai été voir Christian Cambon (ndlr, sénateur-maire LR de Saint-Maurice, tête de liste de la nouvelle liste LR pour la sénatoriale de 2017) il y a un an pour évoquer la sénatoriale 2017. Je n’ai toujours pas de réponse, à part que LR mènera sa liste seul« , rappelle-t-il néanmoins. « On ne peut pas ressortir du double échec de la droite et du centre à la présidentielle et aux législatives sans s’interroger et engager un profond processus de renouvellement. Et cela ne peut se faire avec les mêmes logiques et les mêmes personnes« , insiste aussi l’élu, qui souhaite se situer dans une « opposition clairvoyante ».

Confiant, le maire de Vincennes compte bien s’appuyer sur son expérience de 2011 pour mener à bien sa campagne. « J’ai compris lors de la Sénatoriale de 2011 que cette élection se préparait dès les municipales, glisse l’élu. Et depuis 2011, je ne suis pas resté les bras ballants, je ne regrette aucune des prises de position que j’ai prises, notamment concernant François Fillon lors de l’élection présidentielle, poursuit-il, remarquant au passage les soutiens convergents envers l’ancien candidat à la présidentielle des trois premiers de la liste LR 94 à la sénatoriale (Christian Cambon, Catherine Procaccia et Jacques-Alain Bénisti). Quant aux nouveaux convertis LREM, « il n’y en a pas tant que cela parmi les grands électeurs.  Même au sein du Conseil municipal de Fresnes, ils ne sont pas si nombreux », calcule la tête de liste. Certains élus qui étaient candidats à la candidature LREM aux législatives après avoir fait campagne pour Macron ont aussi été déçus de ne même pas avoir été reçus pour un entretien, se retrouvant légèrement échaudés, laisse aussi entendre l’élu. La campagne est lancée.

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4 commentaires pour Laurent Lafon repart à la Sénatoriale pour l’UDI Val-de-Marne
  • Ce Laurent Lafon est décidément un comique de haute volée…….. Il a choisi le parti des losers : l’UDI…. Il dit qu’il fait des calculs dans sa tête à propos des grands électeurs qui lui seraient favorables…… Si il a autant de nez que pour ses prises de position pour les présidentielles, alors que Macron a effectué, au premier tour de la présidentielle, un de ses records dans le Val de Marne , pendant que Lafon, courageusement, ne prenait partie pour personne….. Et rebelotte au premier tour des législatives, où le candidat LREM a fait un « carton » à Vincennes….. Cela dit, quand on voit le médiocre sens politique de J.C. Lagarde, le patron de l’UDI, on comprend que Lafon ait choisi ce parti…..

  • juste une petite précision: Laurent Lafon est Maire depuis juillet 2002, suite à la démission en cours de mandat de son prédécesseur Patrick Gérard.
    A part ça, pour Lafon ce sera quitte ou double. En cas de défaite, il restera (peut-être) Maire de Vincennes mais sera catalogué une fois pour toute comme le looseur du département 94.
    Looseur et fossoyeur de la droite et du centre si, en raison de sa candidature, comme la dernière fois, il fait perdre un ou des sièges à la droite.
    Quand aux LR, non seulement les anciens ne partent pas mais il placent en troisième position le Maire de Villiers, ce qui ne constitue pas un bon signal ni pour le renouvellement, ni pour le pluralisme de la droite et du centre. Tout cela annonce des lendemains bien sombre!

  • Ce qui serait bien c’est que l’union de la droite soit en marche, comme elle l’a été pour les municipales, les Départementales et les régionales, et que tous les territoires du val de Marne soient représentés, aujourd’hui avec ce qui a été annoncé sur 94 Citoyen, tous les parlementaires de droite seront issus du T10, ce n’est même pas possible, à croire que la dernière claque des législatives n’a eu aucun effet sur les patrons de la droite. Être élu à vie, c’est fini !!!!

  • il serait temps de débarquer ce mauvais patron de l’UDI.

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