Grands projets | Vitry-sur-Seine | 05/03
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Le nouveau quartier des Ardoines au défi de sa dépollution à Vitry-sur-Seine

A Vitry-sur-Seine, la nouvelle version de la zac des Ardoines fait l’objet d’une enquête publique jusqu’à fin mars. A la clef, la reconversion en quartier urbain d’un site industriel de bord de Seine, idéalement situé mais pollué.

Le site d’une cinquantaine d’hectares, situé entre la Seine (à l’ouest) et l’A86 (au sud) et lacéré de voies ferrées, fait l’objet d’une OIN (Opération d’intérêt national) aménagée par l’Epa Orsa. Un morceau de territoire stratégique en raison de son foncier disponible alors qu’il est proche de Paris et bénéficie d’une desserte par les transport en commun qui sera bientôt parfaite, connecté au niveau de la station de RER C avec la future ligne de bus en site propre T Zen 5 (Paris 13- Orly par la RD5) dès 2020, la ligne 15 sud du Grand Paris Express en 2022, voire, après 2030, le possible prolongement de la ligne 10 du métro… Au programme donc, quelques 660 000 m2 de constructions, allant de l’activité  industrielle aux services en passant par 3500 logements, deux groupes scolaires, une crèche, une maison de retraite et encore une résidence sociale… Un morceau de ville complet avec même de nouvelles rues, qui doit se révéler en plusieurs phases, jusqu’en 2040, même si la programmation a été revue à la baisse par rapport au million de m2 qui était prévu dans la version initiale de la zac.

Mais si le site a du potentiel, il cumule aussi les difficultés, en raison notamment de son passé industriel et ferroviaire. Quatorze sites répartis sur toute la Zac et représentant plus de la moitié de sa superficie, présentent ainsi un risque de pollution fort à très fort, selon l’avis de l’Autorité environnementale (AE). Les risques les plus forts sont localisés principalement à l’ouest et au nord de la Zac, notamment au niveau du secteur Descartes, directement concerné par la première phase d’aménagement. « Des investigations ont permis d’y mesurer des pollutions aux sulfates, des pollutions aux hydrocarbures et éléments traces métalliques en partie centrale, et des pollutions localisées aux hydrocarbures, Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP), et métaux en partie sud. Des pollutions en métaux, hydrocarbures, et Composés Organiques Halogénés Volatils (COHV) ont par ailleurs été identifiés sur des parcelles au nord de la gare », précise l’AE qui préconise des diagnostics complémentaires ainsi qu’une étude sur le secteur Blériot, au nord de la zac, où est prévue la résidence sociale.

L’opération d’aménagement est également tributaire de la relocalisation d’installations incompatibles avec un développement urbain mixte, comme par exemple le dépôt pétrolier, dont le départ est prévu en 2030.  A ces contraintes, s’ajoute aussi les risques d’inondations liés à la proximité du fleuve.

Autant de questions étudiées dans les documents soumis à enquête publique. L’intégralité du dossier est disponible sur le site de la préfecture du Val-de-Marne.

Le commissaire enquêteur, Manuel Guillamo, tiendra ses prochaines permanences en mairie de Vitry-sur-Seine les jours et horaires suivants :
– samedi 11 mars de 9h à 12h
– jeudi 23 mars de 13h30 à 16h30
– vendredi 31 mars de 13h30 à 16h30

A noter que le site fait partie de la soixantaine retenus dans l’appel à projets Inventons la métropole, avec désormais deux équipes en lice, voir l’article ci-dessous :

Inventons la métropole: 42 projets de ville écolo-intelligente en Val-de-Marne

 

 

3 commentaires pour Le nouveau quartier des Ardoines au défi de sa dépollution à Vitry-sur-Seine
  • A rectifier le Tzen 5 ne passe pas la RD 5, et ne va pas jusqu’à Orly, il s’arrêtera à Choisy
    ( c’est le tramway T9 qui passera par la RD 5 pour aller à Orly )

  • Le quartier des Ardoines est idéalement situé… pour être inondable, et jusqu’au 1er étage des immeubles (il y a un siècle). Quant à la pollution, à partir du moment où elle atteint la nappe phréatique, je ne vois pas bien comment on peut dépolluer.
    On peut faire semblant, assez pour des activités industrielles, ou faire un parc / plaine d’épandage en bord de Seine, mais pour des logements, écoles, crèches ?? Et le promoteur fournit les canots, pour les semaines inondables ?
    L’engagement à imposer aux décideurs/architectes/urbanistes, c’est de venir y habiter dix ans au moins. De quoi calmer les risques qu’on fait prendre aux autres.

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