Législative 2017 en Val-de-Marne : les résultats détaillés du 2nd tour
Politique locale | Vincennes | 03/05/2017
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Législatives : l’UDI défend des candidatures UDI-LR uniques dans la 6e et la 7e

Au vu des résultats du premier tour des élections présidentielles en Val-de-Marne, et des croupières taillées par le mouvement En Marche à droite comme à gauche, présenter des candidatures LR et UDI distinctes dans les circonscriptions où cela était prévu serait suicidaire pour ces deux familles politiques. 

Un constat partagé par les présidents départementaux respectifs de ces deux formations mais qui n’a donné pour l’heure lieu à aucune révision de l’accord national. A près d’un mois du premier tour, la situation reste complètement bloquée dans la sixième, avec deux candidats qui revendiquent leur légitimité, tandis que le duel de premier tour – qualifié de « primaire » – prévu dans la septième risque de conduire à l’élimination des deux prétendants dès le premier tour. C’est dans ce contexte que l’UDI a pris les devants en avançant ses conditions ce mardi 2 mai.

Des conditions qui concernent d’abord la position de ses alliés LR pour le second tour de la présidentielle. « Ces derniers jours, beaucoup se sont fait remarquer par leur silence. Nous souhaitons faire le contraire », a taclé le patron de l’UDI Val-de-Marne à l’occasion d’une conférence de presse, s’alarmant du « scénario inacceptable » qui donnerait la victoire de Marine Le Pen et rappelant la position de l’UDI qui invite « sans état d’âme ni ambiguïté à voter Macron » et s’indignant des positions de certains élus LR comme Laurent Wauquiez qui rechigne à appeler au vote Macron, « Je souhaite que Christian Cambon s’exprime clairement sur la question« , défie le maire de Vincennes. « J’ai déjà indiqué ma position qui est celle du bureau national de LR, laquelle est très claire », réagit à ce sujet Christian Cambon, sénateur-maire de Saint-Maurice et président de LR Val-de-Marne.

L’UDI 94 réclame également un accord qui lui face une place dans le département. « Nous avons toujours prôné l’union dans le Val-de-Marne mais une union ne s’impose pas, elle se discute. Pour l’instant, les conditions en sont pas réunies« , reprend Laurent Lafon.

Concrètement, le parti vise la 6e et la 7e. Dans la 6e (Saint-Mandé, Fontenay, Vincennes), il s’agit de sortir de l’imbroglio qui fait que Gildas Lecoq, conseiller UDI et leader de l’opposition municipale de droite à Fontenay, et Patrick Beaudouin, maire LR de Saint-Mandé, se déclarent tous deux candidats et légitimes. (Pour rappel, l’accord national prévoit la candidature de Patrick Beaudoin mais un codicille prévoit une clause de revoyure après la présidentielle, un sondage non rendu public a même été organisé pour aide à la décision) « C’est à droite qu’il faut aller rechercher les voix de Macron dans cette circonscription. Ce-sont les bureaux qui votent le plus à droite qui ont donné leur meilleur score au candidat En Marche. Nous ne pourrons pas aller chercher ces voix avec un candidat qui est associé à François Fillon« , défend Laurent Lafon. « Nous risquons d’être éliminés tous les deux dès les premier tour« , calcule Gildas Lecoq, tout en se disant déterminé à faire campagne pour atteindre ses 12,5% des inscrits.

Dans la 7e, un deal avait été conclu pour faire partir deux candidats concurrents qui se départageraient au premier tour mais les résultats de la présidentielle rendent cette hypothèse dangereuse, voire carrément suicidaire si FI et PCF finissent pas accorder leurs violons. « Dans la septième aussi, l’élection va se jouer au centre et à Fresnes, où Jean-Jacques Bridey, bien que Macroniste de la première hueure, montre tout l’inverse de ce que prône En Marche dans sa ville », insiste Bernard Quéau, candidat UDI et conseiller d’opposition à Fresnes, alors que Macron a réalisé près de 30% dans la circonscription, contre seulement 18% pour François Fillon.

Qui va trancher ? « Ce-sont les états majors nationaux », répond Christian Cambon.

Au niveau national, le patron de l’UDI 94 considère également que les grands mouvements fourre-tout, à droite comme à gauche, ont vécu, et plaide pour un parti de droite-centre droite qui s’affranchisse de l’aile Ciotti-Wauquiez-Morano de LR, considérant « qu’à force de vouloir réunir toute le monde », on finit par aboutir à un « grand machin illisible ».

« Il peut y avoir des différences d’appréciation mais il va se passer beaucoup de choses dans les semaines qui vont venir et pour l’instant LR a une position commune. Nous nous battons tous ensemble et restons unis, ce qui est notre garantie et notre meilleure espérance pour s’en sortir au moment des législatives« , considère pour sa part Christian Cambon.

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