Législative 2017 en Val-de-Marne : les résultats détaillés du 2nd tour
Politique locale | Val de Marne | 15/06
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Législatives : En Marche espère le grand chelem en Val-de-Marne

« Cette ville, tu vas l’arracher à Carvounas! » encourage Laetitia Avia, ancienne référente En Marche Val-de-Marne à Gaëlle Marseau, candidate dans la 9e circo (Alfortville et une partie de Vitry), saluant la persévérance de cette dernière,

entre les premières réunions de son comité où elle était parfois « toute seule » et les dernières qui ont fait salle pleine. Il y a 12 000 Marcheurs en Val-de-Marne, harangue l’ancienne référente, désormais candidate à Paris.

Hier soir, le ton était conquérant lors du meeting départemental d’En Marche. Le lieu de la réunion, une école de Maisons-Alfort, témoignait aussi du défi, alors que le maire LR de cette ville, Michel Herbillon, est le seul candidat du Val-de-Marne qui est arrivé en tête dans sa circonscription au premier tour. « Dans la 8e, Maisons-Alfort est le fief de Michel Herbillon, reconnaît sa concurrente Jennifer Douieb-Nahon, Moi je serai la députée de toute la circonscription », défend-elle.  « J’appliquerai la méthode En Marche à la circonscription, en organisant des réunions thématiques pour pousser la réflexion avec les citoyens », promet-elle, rappelant avoir lancé le Comité EM en ligne.

Jennifer Douieb-Nahon

A quelques jours du second tour, l’équipée des candidats LREM est confiante dans le grand chelem, et si chacun, interrogé individuellement, respecte les consignes de modestie et d’humilité transmises au soir du premier tour par l’Etat major, l’enthousiasme et la confiance qui s’exprime sur les visages en dit plus que les paroles. Beaucoup gagneront la deuxième manche le 18 juin et ils le savent.

Leur succès est-il du à leur campagne ou à la vague Macron ? Si les candidats reconnaissent que les embruns leurs sont largement favorables, chacun défend la valeur ajoutée de ses actions, détaillant un quotidien fait de tractage, porte-à-porte, meetings, réunions d’appartement… depuis maintenant plusieurs mois. Un rythme de campagne que beaucoup éprouvent pour la première fois. « J’ai fait campagne dans toutes les villes de la circonscription et y ai vu une mini France avec toutes les classes sociales, du rural, de l’urbain, du péri-urbain… », détaille Laurent Saint-Martin, candidat dans la 3e (Villeneuve-Saint-Georges, Villeneuve-le-Roi, Limeil, le plateau briard, Boissy…). Et le candidat parisien, installé à Boissy pendant la campagne, de promettre qu’il restera habiter sur place. A ses côtés ce soir de meeting, Patrick Ratter, 3e adjoint de la maire PCF de Valenton, Françoise Baud. Converti depuis déjà plusieurs mois au programme En Marche par sa petite-fille Daphné, militante de la première heure, il a attendu la fin du premier tour avant de le faire savoir publiquement (via un commentaire sur notre site) ce mercredi, par loyauté envers sa majorité municipale.

Laurent Saint-Martin

Ce mercredi, devant plus de 200 militants et supporters, l’heure était aux derniers encouragement pour contrer les arguments des adversaires. « Nous ne serons pas des machines à voter qui appuient sur un bouton« , lance Nabil Benbouha, nouveau référent LREM Val-de-Marne. Quelques messages vidéo ponctuent la réunion, de Laura Flessel, la championne d’escrime, habitante de Le Queue-en-Brie, qui a rejoint le gouvernement, à Christophe Castaner, l’ancien PS porte-parole du gouvernement, qui s’adresse spécifiquement à Jean-Jacques Bridey, seul député sortant (PS) parmi les candidats. Alors que les 11 prétendants ont chacun trois minutes pour prendre la parole,  c’est ce dernier qui attrape le micro en premier. Face à ces benjamins, le maire de Fresnes se veut pragmatique. Il y a cinq ans, lorsqu’il a été élu à l’Assemblée nationale en pleine vague rose, lui aussi a découvert les rites et coutumes de l’hémicycle. « A l’Assemblée nationale, contrairement aux meetings, les réunions commencent à l’heure, même si on ne sait pas quand ça finit… Il y a aussi le travail en commission. Saisissez vous d’un sujet, d’un centre d’intérêt, et devenez en spécialiste », conseille-t-il, lui qui s’est spécialisé dans les questions militaires après s’être retrouvé en charge d’un rapport sur les équipements des forces armées, désormais pressenti à la tête de la Commission de la défense et des forces armées (voir article).

Pour clore la réunion, c’est une invitée surprise, la secrétaire d’Etat à l’égalité Femmes-Hommes, Marlène Schiappa, qui est venue achever de gonfler à bloc les marcheurs.

Législative 2017 en Val-de-Marne : les résultats détaillés du 2nd tour
32 commentaires pour Législatives : En Marche espère le grand chelem en Val-de-Marne
  • Il serait bon que les candidats de En Marche soient tout à fait conscients du boulot à entreprendre, vu que les sortants n’avaient évité de se coller les fesses sur leur banc que pour se sentir plus libres de leurs engagements quand ils en avaient formulé d’autres que d’inventer quelques arguties pour approuver systématiquement l’exécutif ou s’y opposer non moins systématiquement.
    Ce qui est étonnant tout de même, c’est leur incurie sidérale et sidérante à se rendre-compte de la précarité de leur situation.
    Preuve s’il en est de leur manque absolu de clairvoyance.
    Christian Ouvray

    • Pour en connaître quelques uns, je peux vous assurer que les candidats En marche ont conscience et de leurs responsabilités et du fait qu’un mandat est un CDD.

      Ils voteront même pour qu’il ne soit renouvelable que deux fois.

      • Et pourquoi 2 mandats d’après vous ? Pourquoi ne pas avouer tout simplement que c’est la durée (10 ans) qu’il suffit à un parlementaire pour toucher 1800 euros de retraite nette à vie ?
        Ou bien qu’ils se sont votés le droit de cotiser double pendant un mandat (5 ans) pour pouvoir la toucher même en cas de non ré élection ?
        Bien sûr qu’En Marche (vers le même mur ?) est un parti comme les autres : c’est juste un plus malin en faisant gober le contraire !!!

  • Moi j’ai fait mon choix je voterai Michel HERBILLON . Un député qui a fait ses preuves dans TOUTE la circonscription.

    • La preuve de son inaction et inutilité (40 % d’absentéisme) et de son obstruction aux mesures incontestables (il a voté CONTRE TOUTES les lois sur la transparence, 5, lors du dernier quinquennat, on sait pourquoi quand on connaît le bonhomme ….)

    • Cher Michel Dauzier,
      Votre choix est clair et respectable. Et je salue enfin un intervenant qui ne se cache pas derrière un pseudonyme.
      Vous savez bien qu’on fait le choix d’une équipe Municipale pour qu’elle fasse ses preuves dans sa ville, mais pas un député pour qu’il fasse ses preuves dans sa circonscription. Un député est un élu national dont l’unique mission est de légiférer et c’est ce qu’on lui demande exclusivement. Il n’est pas là pour intervenir dans sa circonscription où, bien que ce soit une pratique très répandue à gauche comme à droite, les électeurs qui n’aiment pas être pris pour des billes assimilent ça à du clientélisme. À juste titre.
      Le Sénateur est un parlementaire élu du territoire. Siégeant grâce aux suffrages des grands électeurs dont vous avez été je crois, il est éloigné du clientélisme en question quand il écoute les citoyens du territoire en question.
      Le Sénateur Christian Cambon sait aussi bien écouter les administrés qu’il sait ne pas être de sa sensibilité que ceux qui le sont. Cette ouverture d’esprit reste à démontrer par notre député sortant.
      J’en profite pour attirer l’attention des partisans du FN qui se sont permis de tirer sur les « parachutages », à salves nourries de boulets rouges et dans tous les azimuts, certains même sous des pseudonymes qui peuvent prêter au rire.
      Mais le FN, bien qu’il considère les voix de ses électeurs comme un fromage, s’est lui-même interdit d’y avoir des représentants A.O.C. Il n’en a plus aucun en lice, les dirigeants de ce parti s’étant répartis les circonscriptions où ils estiment avoir quelques chances de réussite.
      Ce sera(it) pourtant de bonne démocratie qu’on entende la voix du FN à la chambre. Et ça permettrait de commenter les propos tenus sur leurs fondements.Vivement une part de proportionnelle !
      Christian Ouvray

      • Le député a pour première mission de voter les lois qui s’appliquent partout en France, du moins en principe, mais il peut avoir une attention particulière pour celles ayant un fort impact dans sa circonscription. Ses électeurs seront là pour le lui rappeler, dans 5 ans par exemple.

        L’autre première mission du député est d’être là pour voter les lois, et participer à leur élaboration. Rien de plus horripilant qu’une loi importante, ou même des amendements décisifs, votés en catimini par moins de 30 députés sur 577. Il faudrait mettre un seuil mini de votes (100 ou plus) pour validation. S’investir dans le travail parlementaire, c’est l’une des promesses de LREM, aidée par la forte limitation du cumul des mandats.

        Et puis, il y a aussi des électeurs qui s’adressent à leur député(e) en circonscription, parce qu’ils ne savent pas où s’adresser ailleurs, pour un problème particulier. Le nombre de médiateurs de la République est bien limité…

  • C’est creux … ça sonne creux dans l’indifférence générale …sur la 5eme Nadine Ret refuse le face à face avec Gilles Carrez : pas une ligne dans les médias…

  • Attention militants du Modem, demain les LREM n’auront plus besoin de vous car il seront majoritaire.
    votez Blanc pour leur faire comprendre que vous nette pas dupe.

    • Je ne sais pas si les militants du Modem se sentent dupes de façon aussi nette que vous l’écrivez, mais je parie volontiers qu’ils auront en vous lisant la nette impression que vous les prenez très nettement pour des billes !
      C’est pas bien !

      • Combien de temps Bayrou et de sarnez seront au gouvernement quinze jour après 2e tour ,on prend les paris

        • C’est amusant cette constance dans l’argumentaire.
          Avant les présidentielles on nous expliquait avec force que jamais le Modem ne serait considéré par En Marche et qu’il serait le dindon de la farce.
          Trois ministres au gouvernements, et suffisamment de candidat bien placé pour former un groupe à l’assemblée nationale plus tard et l’argument reste le même.
          Si, d’aventure, nos trois ministres venaient à être débarqué, le Modem serait dans une position qui lui permettrait de défendre ses idées comme jamais auparavant dans la cinquième république.
          Il y a un moment où il faut regarder les faits.

    • Pas « nette » comme raison 😀

      Sur la deuxième circonscription , militants Modem ou LR, voir un France Insoumise passer pour défendre « l’encadrement à la baisse des loyers » n’est pas la chose la plus intelligente à faire.

      Je rappelle que l’instauration de la Loi de 46 a eu pour conséquence la crise du logement de 54. Et il ne s’agissait que d’un blocage des loyers à l’époque.

      • Je me permets d’ajouter à votre très logique intervention, que nous sommes encore impactés par ces mesures, aggravées du fait de l’inflation, et qui font qu’un propriétaire de logement sous le coup de la loi de 48, ne pouvait plus entretenir les lieux avec le revenu du loyer dès 1954. Il ne pouvait plus non plus le brader, car souvent, même les locataires n’en voulaient pas tellement il était plus confortable d’en rester locataire. Avec cette mentalité, pas de salle d’eau ni de salles de bains dans la plupart des logements modestes démolis dans les années 1975 à 85, alors que ces équipements étaient obligatoires par la Loi dans le Royaume Uni dès avant 1914.
        La déshérence de beaucoup de ces logements à conduit aux beaux jours des marchands de sommeil, plaie ultime du logement en France.
        Pour ce qui concerne le logement social, Fernand Raynaud, qui était un fin observateur —je pense au sketch de l’étranger par exemple, que les partisans du FN devraient écouter— a évoqué ça en filigrane de son sketch « L’augmentation » : un salarié demande à son patron une augmentation de salaire et appuie sa démarche en évoquant le loyer qu’il doit payer pour son minuscule logement. À la fin de l’histoire, le patron promet :  » on va vous trouver un loyer moins cher ! ».
        La chute fait rigoler tout le monde y compris les partisans convaincus du logement social et des réglementations sur les loyers, sans se rendre compte que ces mesures sont exactement le loyer moins cher sur lequel comptent les patrons pour maintenir des bas salaires, pour lesquels il a fallu inventer le SMIG et plus tard le SMIC. Le principe des HBM, des HLM et autres logements « aidés », et des réglementations successives des loyers dont on voit maintenant les résultat (exclusion, ghettoïsation etc.) n’a servi qu’à favoriser le maintien de salaires notoirement insuffisants pour qu’un salarié se loge décemment dans des conditions normales, que ce soit comme locataire ou comme propriétaire.
        La corollaire —prévue par Marx et Proudhon, relisez vos classiques messieurs les Communistes— est une régulation des pénuries et des problèmes de logement sans les supprimer jamais. La gabegie atteint son paroxysme quand on soutient le logement privé par des crédits gratuits —taux d’intérêt sous le niveau d’inflation = gagner de l’argent en empruntant— ou de la défiscalisation, toutes mesures à la charge de l’État prêteur ou défiscalisateur, donc des Français en général et du lampiste en particulier, comme c’est malheureusement toujours le cas.
        Ça conduit aussi à l’illusion par certains que le logement ne coute pas à construire ou à entretenir.
        Il faut dire que vue la qualité de ce qu’on propose à ceux-ci avec le concours de toutes ces mesures, on n’est pas prêt de les convaincre qu’il a fallu des efforts pour construire ça.
        Par contre, la pénurie organisée par ces mesures permets à certains élus locaux de se constituer une clientèle électorale, sans compter les nombreux abus scandaleux type le scandale des HLM de Paris il y a peu d’années.
        Bien que nous ayons plus besoin de logements d’urgence que de logements aidés pour la vie, le principe a encore de beaux jours devant lui.

        • Que vient faire Fernand RAYNAUD dans le 2eme tour du 18 juin 2017 Associer PROUDHON socialiste libertaire et MARX lui communiste bravo pour vos classiques révisez enfin visez plutôt C OUVRAY

          • Soyez honnête : avez-vous lu Proudhon et Marx ou êtes-vous inspiré par les commentaires qu’en font quelques apôtres ? C’est une lecture longue, parfois fastidieuse, mais ça vaut le coup de les lire, on en sort plus intelligent, qu’on soit ou non acquis à l’idée de progrès social auquel ils étaient attachés.
            Vous vous rendrez compte qu’ils se sont mutuellement influencés. C’est historique et jusqu’alors je n’avais jamais entendu ou lu personne qui le conteste.
            Vous n’avez évidemment pas compris ce que voulait dire Fernand Raynaud qui fustigeait par l’humour l’attitude qui consiste à déplacer le problème des salaires de misère par des palliatifs à la con, désolé de le dire ainsi.
            C’était également l’attitude de Marx, clairement énoncée dans « le Capital » avec moins d’humour certes, mais où il prédisait l’échec inéluctable des palliatifs.
            Mais beaucoup trop se sont contentés d’en lire des extraits choisis dans quelque équivalent Soviétique du Reader’s digest.
            C’est d’ailleurs sûrement parce que le PCF a adopté une posture de syndicat de défense des salariés plus que celle d’un Parti Révolutionnaire qu’il se trouve aussi misérablement affaibli.

        • Bravo ! Les commentaires de cette qualité sont assez rares pour être signalés, perdus au milieu de la propagande, eructations et désinformation que l’on trouve trop souvent dans les pages commentaires

        • Argumentaire que je partage totalement et qui illustre selon moi l’intérêt du vote de Dimanche.

          Il ne s’agit pas seulement de déterminer qui va siéger comme député pour la deuxième circonscription mais aussi de passer un message aux partis.

          Le score de chaque candidat sera scruté et déterminera pour chacun un questionnement sur la proposition faite aux électeurs.

          Appuyer par son vote, ou son non vote, tel ou tel entraînera une accentuation des propositions dans ce sens avec ce que cela peut entraîner si la prise de pouvoir advenait.

          Un choix clair pour le candidat contre ces propositions aurait l’effet inverse.

      • ah bon CRETEIL a été bombardée en 2015 je ne l’ai pas su !

        • Sur le coup, je n’avais pas compris ! Non, il n’y a pas eu de bombardement à Créteil, je vous rassure. Par contre, vous persistez à évoquer Créteil alors que nous sommes dans un débat Législatif. Pensez-vous qu’il n’y a personne à la rue actuellement ? et qu’on reveuille ou non, c’est un fait : le réchauffement climatique ajouté à l’attitude des pays riches dont nous sommes, et ce y compris quand il y avait des ministres communistes dans les gouvernements, provoque une déferlante de réfugiés que vous-mêmes ne mettrez pas à la porte, et moi encore moins si c’est possible. Posez la question de l’urgence à n’importe quel élu responsable du logement dans une Mairie Communiste, par exemple Saint-Denis où il n’y a pas eu de bombardement non plus, et écoutez-bien la réponse. Ça m’étonnerait qu’il aient une double parole.
          En fait j’ai l’impression en vous lisant que vous seriez plus prompt à dire : « il faut qu’on m’attribue un logement » que « il faut que je me loge ».
          Avez-vous compris le distinguo ?
          Christian Ouvray

  • Les militants ou plus simplement les sympathisants des partis « traditionnels » devront attendre le retour de balancier.
    Une très grande majorité des électeurs sont comme envoûtés par le nouveau présidents, il sont les proies d’une communication, je dirais même d’un marketing qui fonctionne à plein, il y a un nouveau produit en rayon, il faut à tout prix l’essayer.

    Les « anciens » produits qui donnaient plus ou moins satisfactions sont relégués . Les èlecteurs sont des consommateurs!
    Gageons que cette engouement se calmera et qu’une prochaine assemblée nationale sera moins monochrome que celle que l’on voit poindre à l’horizon.

    • Il est clair que la présidentielle est l’élection décisive, depuis 2002 (législatives un mois après la présidentielle) comme en 1981 et 1988 (dissolution de l’Assemblée par le nouveau président). Dans tous les cas, bonus aux soutiens du président juste (ré)élu.

      Ce qui amplifie ce bonus, (avec même superbonus en 2017) c’est notre mode de scrutin majoritaire pour l’élection des députés. De plus, il écrase ou vassalise les moyens partis. Les partis dominants d’hier, ont cru pouvoir en bénéficier longtemps. Perdu, pour LR, et surtout pour le PS qui en plus avait promis une réforme avec « dose de » proportionnelle.

      E. Macron et ‘En Marche’, et Bayrou surement s’il est encore là, ont annoncé une réforme pour éviter cet écrasement de tous sauf des soutiens du président. Jamais LR. Bref, si vous voulez une chance de scrutin plus équilibré la prochaine fois, votez LREM/MoDem cette fois-ci !
      Sauf erreur logique ou argument qui m’aurait échappé.

      • Rappelons-nous, c’est pas si vieux : Jacques Chirac président après avoir dû cohabiter avec Mitterand Président, et rester dans le boudoir le temps de la cohabitation Mitterand-Balladur, craignait d’en vivre une troisième. Donc son premier soin a été de réduire à 5 ans le mandat Présidentiel, puis dissoudre la Chambre pour faire coller les 5 ans qui restaient de son mandat avec les 5 ans de la Législature.
        Son pote Helmuth a fait ce jour là un mot d’humour très Allemand : « quand on saute à l’élastique il faut s’assurer qu’on a l’élastique » qu’il a dit. Je sais pas si Chirac ira à ses obsèques.
        Bon, Badaboum Crac, 3ème cohabitation ! mais pour 5 ans cette fois, et avec Jospin-Aubry. On a beau avoir de l’humour, on se marre pas tous les jours avec cette équipe là ! même Villepin et Juppé, sont plus drôles, c’est dire avec quels duettistes il aurait 5 ans à passer. Pas de bol, décidément !
        À ce moment précis les Législatives devaient se courir avant la Présidentielle à venir.
        En conservant le calendrier en l’état, les électeurs auraient élu un Président en accord avec la Chambre, comme ils ont historiquement élu une chambre à la Couleur du Président.
        C’était l’occasion d’équilibrer un peu mieux le législatif et l’exécutif, avec un pouvoir exécutif issu d’un résultat aux Législatives. Comme dans tous les pays où le système d’alternance gauche-droite ne fonctionne pas trop mal. Tout juste un petit poil plus Présidentiel en raison de l’élection du Président au Suffrage Universel.
        Après que les Socialistes nous aient ressassé sans jamais rien y changer, que le régime Présidentiel est une calamité, Jospin a inversé le calendrier pour rétablir la Présidentielle avant la Législative.
        Apprès avoir conduit les Privatisations, il a raté une l’ultime occasion qui se présentait à lui de se montrer cohérent. Faut dire que personne ne s’est étonné de cette constance politicienne. Nous voici en 2002.
        Jospin est rétamé par Nonœuil, passé 2ème derrière Chirac au premier virage !
        Ben flûte alors, il a dû penser, le Jospin en se grattant la tête !
        Exactement comme a dû se le dire Fillon en mai 2017. Imaginez : il tenait la pole position après avoir lessivé ses rivaux lors des qualifes.
        Vu la qualité du team socialo, il se voyait Président en deux manches gagnantes. Voilàt-y pas qu’il se fait éjecter par la fille à Nonœuil, passée 2ème au premier poteau.
        Elle même n’a pas bien compris ne pas être passée à la corde. N’avait-elle pas selon la méthode Trump tout dit et le contraire de tout !
        Le discours de François Fillon, qui consistait en principal à nous rappeler l’aspect calamiteux du président sortant alors que nombre d’élus socialistes s’en étaient aperçu tout seuls. Ça demandait donc assez peu de pédagogie et lui laissait le temps d’en faire un peu plus. Il a choisi de nous montrer que quand bien même il ne pouvait dissimuler des pratiques peu conformes à la morale Chrétienne il pouvait s’afficher sans honte à l’Église. À partir de là, les supporters d’hier —désormais candidats Législateurs— se sont divisés entre ceux qui n’ont pas compris que démolir le camp adverse n’est pas un argument crédible quand ce dernier s’est sabordé lui-même, et ceux qui ont eu envie d’essayer autre chose.
        Quant aux gens de l’extrême droite à gauche toute, et ceux qui roulent sur la file de gauche même quand elle bouchonne, ils argumentent que le Président élu va faire la politique du Président qui ne s’est même pas représenté par crainte de se faire virer par les lanceurs de tomates
        Mal estimé, messieurs-dames : même si la Loi Travail ou une mouture à peine amendée passait par le 49-3 , sa mise en œuvre après que ça ait été proclamé dans les intentions du candidat élu et approuvé dans les urnes, ce n’est absolument pas la même chose que la tentative sous Hollande en contradiction absolue avec son discours électoral. les syndicalistes ne s’y sont pas trompé et comme ils sont dans l’ensemble assez intelligents, ils commencent par accepter de discuter.
        Christian Ouvray

        • Le vrai et le faux : il est exact que J. Chirac président a dissous en 1997 (une Assemblée où il disposait pourtant d’une très large majorité) en croyant être tranquille jusqu’en 2002, et s’est retrouvé en cohabitation avec L. Jospin premier ministre et une majorité de gauche à l’Assemblée.

          Mais c’est Jospin, horripilé par Chirac président qui lui a savonné la planche matin, midi et soir de 1997 à 2002, qui a décidé la réduction du septennat présidentiel à 5 ans ET l’inversion du calendrier (législatives un mois après les présidentielles.

          O. Schramek , ex-directeur de cabinet de Jospin, a écrit un livre (Matignon, rive gauche) paru en 2001, où il dit tout le mal qu’il pense de la cohabitation – d’après mes souvenirs.
          L. Jospin croyait bien sûr profiter en 2002 de cette réforme. Perdu.

          Au passage, en 2002 tous les médias nous serinaient que le 1er tour présidentielle était joué d’avance, ce serait Chirac et Jospin au 2e tour. Ben non. Le seul résultat qui compte est celui du vote. D’où l’intérêt de voter, et pas laisser les autres ou les sondages le faire à votre place.

        • Sur le fond, il me semble que vous critiquez surtout le déséquilibre entre pouvoirs exécutif et législatif, en France, le second de plus en plus vassal du premier. Cela en prend bien le chemin, on dirait, en effet.

          Dans la plupart des pays européens, à régime parlementaire, il y a une seule élection nationale majeure. Le/la chef de l’exécutif découle du résultat de l’élection parlementaire, et la fonction de président(e) est symbolique/décorative ou sert d’arbitre « impartial ». Alors que nous avons deux élections nationales majeures.

          Mais les Français aiment élire eux-mêmes leur président aux grand pouvoirs. Depuis 1965. Alors, changer la répartition des pouvoirs ? Décaler les deux élections, avec cohabitations fréquentes ? Modifier le mode de scrutin ?

          Ironiquement, le résultat final hier, loin des prédictions hâtives d’écrasement total des opposants, est comme un mode de scrutin avec à la fois (ou en même temps) une majorité claire et la représentation de toutes les oppositions, même si rabougries comparé à un scrutin en proportionnelle intégrale..

  • Dans la troisième circonscription c’est le KO !!! Le maire de Villeneuve le roi,Didier Gonzales candidat LR qui fut député de 2007 à 2012 en ayant le record d’absentéisme à l’assemblée et qui avait embauché sa femme et son fils en tant qu’attachés parlementaire,réitère sa soif de pouvoir ( avec les indemnités qui vont avec) en se présentant comme le candidat exemplaire ( y’en a qui n’ont honte de rien).
    Le Candidat en marche arrière parachuté de la place boursière parisienne qui n’a pas d’autres discours si l’on est pas d’accord avec lui,de dire: « Vous êtes facho ! »
    Discours très rodé,mais incapable de parler de son programme et encore moins du programme Macron.
    Ce candidat « BCBG » des banques pas très populaire,n’a pas d’autres soucis que ses ambitions dû à sa jeunesse prétentieuse.
    Non vraiment,la troisième circonscription n’est pas prête de voir ses problèmes résolus.
    Avec ces deux candidats c’est 5 ans de stagnation et d’abandon de nos villes… LAMENTABLEMENT LAMENTABLE !!!

  • https://www.facebook.com/pasmonpresident/videos/vb.106971866106878/1017589788378410/?type=2&theater

    C’est vrai, ce n’est pas dans le Val de Marne mais c’est un candidat qui fait « rêver »… ou cauchemarder si les députés de l’Assemblée Nationale ressemblent à ça… une grande autonomie de pensée !!!

    Au secours….

    • C’est vrai que, comme elle l’affirme, elle doit probablement ressembler au concitoyen moyen vu les résultats attendus des législatives.
      Cette bande de oui-oui parvenus va mener ce qui reste de ce pays de moutons à sa perte.
      En ce qui me concerne, après avoir voter Marzo au 1er tour (2è circonscription), je voterai sans hésiter Cocq (insoumis) au 2è tour afin de faire barrage à la majorité annoncée du vice-chancelier d’allemagne. De la sorte, je pourrai me dire que je ne suis pour rien dans le malheur et la souffrance qui affligeront les français au cours de 5 prochaines années.

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