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Législative 2017 en Val-de-Marne : les résultats détaillés du 2nd tour
Politique locale | Val de Marne | 11/05/2017
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Législatives : En Marche se ménage des pactes de non-agression en Val-de-Marne

Législatives : En Marche se ménage des pactes de non-agression en Val-de-Marne © Luisa Venturoli

Seuls huit candidats sur onze circonscriptions ont été investis par En Marche dans le Val-de-Marne et un coup d’oeil sur la carte suffit à supputer la raison de ces opportunes cases vides.

Pas de dégommage PS qui profiterait à FI

Sur les trois circonscriptions non pourvues, se trouvent tout d’abord la 2e et la 9e, deux fiefs du PS. Dans la deuxième circonscription (Choisy-le-Roi, Créteil Ouest et Sud, Orly),  Laurent Cathala, le député-maire PS sortant de Créteil a siégé à l’Assemblée nationale pendant des décennies et vient de passer le flambeau à Axel Urgin. Un fief PS certes, mais où Jean-Luc Mélenchon est arrivé largement en tête avec plus de 32 % des voix au premier tour de la présidentielle, suivi sept points derrière par Emmanuel Macron, puis par François Fillon, et encore loin derrière par le candidat PS officiel Benoit Hamon, en-deçà des 10 %. De quoi laisser présager d’une séquence compliquée aux législatives. Même si les reports de voix ne seront pas identiques, difficile d’espérer se placer en tête ou obtenir 12,5% des inscrits. Un potentiel camouflet pour le parti à la rose, même s’il en a connu d’autres. Dans cette circonscription clairement ancrée à gauche, une candidature EM a toutefois une chance limitée d’aboutir si elle se retrouve au second tour contre un Insoumis, en l’occurrence François Cocq, l’un des porte-paroles du mouvement, qui en cas de rabibochage FI-PCF, sera en plus le seul candidat de l’ex Front de Gauche.  Dans la 9e circonscription (Alfortville, Vitry-sur-Seine Est et Ouest), celle du député sortant René Rouquet qui s’apprête à céder la place à Luc Carvounas, sénateur-maire d’Alfortville, la situation n’est guère différente. JL Mélenchon y a dépassé les 31%, suivi d’environ 7 points par E Macron et loin derrière par F Fillon puis B Hamon. Deux circonscriptions où se fâcher avec le PS ne servira probablement pas le quota de députés EM à l’Assemblée, et où un pacte de non-agression est sans doute préférable pour s’éviter par exemple un candidat PS en frontal face à Jean-Jacques Bridey dans la 7e. Le député-maire sortant de Fresnes, initialement investi par le PS, fait de longue date campagne pour le nouveau président et a vu l’un de ses adjoints PS , Jean-Jacques Um, investi contre lui il y a quelques jours. Une candidature qui pourrait potentiellement s’effacer d’ici les dépôts officiels de candidatures. « Il n’y a aucune négociation entre EM et le PS. EM ne fait pas partie de nos partenaires. Nous sommes prêts avec nos candidats dans la 7e mais nous prenons acte de la carte actuelle des candidatures EM et prendrons notre décision finale mercredi, lorsque le mouvement aura achevé ses investitures », commente Jonathan Kienzlen, le premier fédéral PS du 94, tout en glissant qu’il aurait bien aimé aussi qu’il n’y ait pas de candidat EM dans la 11e. La 11e où le rapport de forces est légèrement différent concernant les scores du premier tour de la présidentielle, avec un score d’E Macron plus important et nettement plus proche de celui de JL Mélenchon.

Pas de Marie-Anne Montchamp pour ne pas froisser à droite ou lui garder une place au gouvernement ?

Concernant la relation avec la droite, il n’y a pas de « blanc » équivalent, mais il est à noter que Marie-Anne Montchamp, ancienne ministre et secrétaire nationale LR, qui a fait activement sa campagne pour le nouveau président dans la dernière ligne droite, et dont les rumeurs d’investiture dans la 5e ou la 8e, fiefs de la droite, faisaient déjà grincer des dents, n’a été désignée dans aucune circonscription du département, ni même ailleurs pour l’instant. Certes, la spécialiste du handicap fait aussi partie des ministrables.

Jean-Jacques Jégou sera-t-il investi dans la 4e?

Du côté du Modem, parent pauvre des premières investitures avec 49 candidats contre une centaine espérée au niveau national, il n’est pas question d’éviter l’agression mais plutôt de remplir ses obligations. Le Modem est en effet le seul parti qui ait officiellement un accord avec En Marche, et pour l’instant, le compte n’y est pas, a fait savoir François Bayrou. Dans le Val-de-Marne, c’est dans la quatrième circonscription que le mouvement centriste espère avoir sa place, avec deux villes Modem et un ancien député qui espère bien le re-devenir, en la personne de Jean-Jacques Jégou.  « Il n’était pas prévu que ce soient les responsables d’En Marche qui désignent les candidats Modem, mais je reste optimiste », indique l’intéressé, un tantinet agacé par le critère de « jeunisme » affiché du mouvement. « Je pense qu’il est raisonnable d’envisager de gagner cette circonscription mais elle compte quatre maires LR dont leur candidate, Marie-Carole Ciuntu, et un candidat d’expérience peut être un atout », glisse l’ancien sénateur-maire du Plessis-Trévise, citant également ses compétences de parlementaire spécialiste des questions budgétaires et fiscales.

Carte de toutes les investitures par circonscriptions du Val-De-Marne

Cliquer sur les circonscriptions pour afficher la liste des investitures.

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