Politique locale | L'haÿ-les-Roses | 17/03/2017
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Projeté dans les législatives, le maire de L’Haÿ-les-Roses écrit à ses habitants

Les négociations entre partis ne sont pas toujours simples lors des alliances électorales. Dans le cadre de l’accord national LR-UDI, la question de la 7e circonscription n’a pas été réglée en un clin d’oeil après le désistement de Richar Dell’Agnola, candidat investi LR qui a finalement renoncé pour conserver sa ville.

La circonscription, qui constitue un fort enjeu car elle est en position de reconquête, s’est retrouvée parmi les 45 à faire l’objet de primaires, c’est à dire que deux candidats LR et UDI s’affronteront au premier tour pour déterminer le candidat investi par les deux partis au second tour. Dans ce contexte, c’est Vincent Jeanbrun, maire de l’autre ville LR de la circonscription, L’Haÿ-les-Roses, et par ailleurs conseiller régional et suppléant de Richard Dell’Agnola, qui s’est retrouvé en première ligne pour affronter le candidat UDI, le conseiller d’opposition fresnois Bernard Quéau. Un choix cornélien pour l’élu qui devra donc laisser son mandat de maire en cas de victoire.  « S’il a toujours été clair pour moi qu’il est de ma responsabilité d’élu et de citoyen de m’impliquer pleinement dans cette élection majeure, je n’avais pas pour projet de me présenter à la députation. C’est dans cet esprit que j’avais été investi suppléant aux côtés du maire de Thiais, lui-même candidat titulaire », rappelle l’élu dans une lettre aux habitants, précisant que « cette décision n’a pas été facile à prendre. »   « Je resterai 100% impliqué dans ma ville, même s’il n’y aura qu’un seul maire« , confie l’élu, interrogé par téléphone.

Du côté de l’UDI, on regrette qu’un accord n’ait pas été possible autour du candidat fresnois. « Bernard Quéau a toutes les qualités requises pour reconquérir cette circonscription alors que Les Républicains semblent avoir eu du mal à trouver quelqu’un. Depuis le désistement de Richard Dell’Agnola, plusieurs personnes nous ont été présentées successivement. En briguant cette élection, Vincent Jeanbrun, malgré toutes ses qualités en tant que maire et conseiller régional, fragilise sa ville qu’il n’a conquise que depuis trois ans. Il n’est pas évident que les L’Hayssiens apprécient ce départ aussi rapide« , commente Laurent Lafon, président de l’UDI Val-de-Marne. « Aux côtés des L’Haÿssiens je suis, aux côtés des L’Haÿssiens je reste !« , semble répliquer le candidat, en entête de sa lettre aux L’Hayssiens.

Qui succédera à Vincent Jeanbrun s’il accède à l’hémicyle ?  La question n’est pour le coup pas encore tranchée. « Chaque étape en son temps », enjoint  le candidat. Pour l’heure, il s’agit pour l’édile de passer le premier, puis le second tour, face à un député sortant macroniste, Jean-Jacques Bridey, qui sera plus ou moins porté par la vague en fonction du résultat de la présidentielle…

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