Législative 2017 en Val-de-Marne : les résultats détaillés du 2nd tour
Politique locale | Le Perreux-sur-Marne | 15/05/2017
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Législatives Val-de-Marne : Gilles Carrez lance sa campagne avec Paul Bazin

Elu à l’Assemblée nationale depuis 1993 et président de la Commission des finances depuis 2012, Gilles Carrez (LR), est prêt à rempiler pour un sixième mandat. Le député sortant donnait ce vendredi une conférence de presse de lancement de campagne.

L’élu de 68 ans, qui a d’abord été suppléant de Michel Giraud (ancien maire du Perreux et qui fut aussi président de région), se présente avec un nouveau suppléant en la personne de Paul Bazin, 31 ans, inspecteur des finances et élu au Conseil départemental depuis 2015, manière de commencer à passer le flambeau en douceur.

Alors que la circonscription (Nogent-sur-Marne, Le Perreux-sur-Marne, Bry-sur-Marne et une partie de Champigny-sur-Marne) a placé en tête le candidat En Marche le soir du premier tour, avec 29.9% des voix, soit cinq points devant François Fillon (24.6%) et près de 9 points devant Jean-Luc Mélenchon (21.2%), la partie n’est pas gagnée d’avance, même si, déjà en 2012, François Hollande avait fait un meilleur score que Nicolas Sarkozy dans cette même circonscription. « Cette élection est toujours un défi. En 1997, j’étais donné battu à l’issue du 1er tour. En 2012, j’ai gagné 5 points par rapport au score de Nicolas Sarkozy dans la circonscription« , souligne l’élu. Une différence liée à la reconnaissance locale de l’ancien maire, sur laquelle il compte bien s’appuyer à nouveau. « Beaucoup de nos électeurs nous ont confié sur les marchés qu’ils ne voteraient pas François Fillon à cause des affaires qui sont sorties mais que je pouvais compter sur leur vote aux législatives. Pour autant, je sais que rien n’est acquis et ne sous-estime pas les adversaires. je vais faire une campagne non agressive et respectueuse pour défendre nos idées », note le parlementaire.

Alors que l’élu est d’habitude confronté à un opposant PCF ou PS au second tour, la nouveauté de ce scrutin, s’il reste dans la lignée de la présidentielle, est que l’élu LR sera probablement face à un candidat EM, en l’occurrence, une candidate, Nadine Ret, sauf en cas de triangulaire, ce qui semble peu probable pour le député sortant. « La participation aux législatives est généralement plus faible, elle était de 55% dans la circonscription en 2012, il est donc beaucoup plus compliqué de franchir la barre des 12,5% des inscrits. » Moins clivant dans le duel droite-gauche que le PCF, FI ou PS,  surtout si des ministres ont été choisis dans les deux camps, EM est susceptible d’embrasser plus largement. « Je veux être jugé sur mon bilan« , insiste le député sortant. « Après Didier Migaud, j’ai été le premier président d’opposition de la Commission des finances et j’ai reçu des mots de remerciements de députés PS à la fin de mon mandat. »

Travaillerez-vous avec En Marche, en cas de réélection à l’Assemblée Nationale ?
« J’ai plusieurs désaccords avec En Marche. Globalement , je trouve que leur programme n’est pas à la hauteur des économies que le pays doit réaliser. Je suis également opposé à l’alourdissement de la CSG qui va peser sur les retraites.  Ceci étant dit, j’ai déjà voté des lois en étant dans l’opposition, notamment celles de Lionel Jospin entre 1997 et 2002, et ai été également dans l’affrontement avec le gouvernement que je soutenais lorsque j’étais rapporteur du budget. Le Parlement doit être un contre-pouvoir, que les députés soient dans l’opposition ou la majorité. Or, si nous n’avons que des gens sans expérience à l’Assemblée, ils seront à la botte du gouvernement et c’est au final l’administration qui va gouverner!  »

Quels outils de campagne?
« Je viens de publier ma lettre de candidature et nous allons sortir un 16 pages d’ici quelques jours.  Je vais également dans toute la circonscription pour écouter les gens. »

Pensez-vous que LR peut obtenir une majorité à l’Assemblée nationale?
« Cela ne paraît pas hors de portée. La situation de LR n’est pas comparable avec celle du PS, beaucoup de nos électeurs pourraient revenir dans notre famille politique. »

Quelles priorités à l’Assemblée nationale ? La Commission des finances à nouveau ?
« Je ne l’exclue pas. Je souhaite également mener le combat pour que l’on reprenne une vraie politique d’aménagement du territoire. Il y a des villes qui ont été complètement abandonnées lorsque leurs industries sont parties. A la fin des années 1960, nous avions commencé à envoyer des services publics complets en province mais cela s’est arrêté dans les années 1980. Il faut reprendre ce redéploiement. Nombre de nos agences publiques travailleraient tout aussi bien hors de Paris. »

Quelle est votre position vis-à-vis de la réserve parlementaire ? Faut-il l’abolir ou la conserver ? Certains s’irritent de constater que vous utilisez la vôtre majoritairement pour votre commune.
« Concernant Le Perreux-sur-Marne, les subventions par habitant émanant du Conseil régional ou départemental ont toujours été nettement plus faibles que dans d’autres communes. Que la réserve parlementaire joue un rôle de rééquilibrage ne me paraît pas condamnable. De manière générale, je suis favorable à la réserve parlementaire pour aider les communes à investir dans leurs écoles et espaces publics et souhaiterais qu’elle soit recentrée pour les crédits investissements des collectivités locales.« 

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